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Tome vingt-deuxième.
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‘posés,quand il y a plusieurs plans de fibrescharnues, dont deux pians concourent parpaires pour produire un tendon, & dontplusieurs tendons s’unilfent à la fin pourformer un seul tendon général ; tel est ledeltoïde. Le musc u peut être composéd’une autre maniéré, quand une chair com-mune se partage en plusieurs tendons ;tels font les fléchisseurs &_ les extenseurs•des doigts & des orteils, il y a plusieursautres maniérés de combiner la partie ten-dineuse avec la partie charnue.

Les tendons changent souvent de direc-tion , & passent à côté des articulations,ou par des sillons creusés dans les os. Lemuscle agissant , ces tendons se redres-seroier.t, ce qui seroit une bosse dange-reuse dans la partie mise en mouvement.La nature évite cet inconvénient par desbracelets ligamenteux qui preslent le tendoncontre le sillon de l’os , & qui l’empêchentde quitter ce sillon & de se redresser.

D’autres fois le même bracelet contientplusieurs tendons, dans des subdivisionsattachées à des éminences osseuses.

Les bracelets qui contiennent plusieurstendons font en partie l’ouvrage de sart.Ce n’est pas qu’ils ffexifìent dans l’animal,mais ils font partie des aponévroses minces& d’une grande étendue , qui couvrenttous les muscles d’un membre : on en re-tranche la partie supérieure qui est mince,& on ne conserve que la partie inférieure& plus robuste qui embrasse les tendons.

On appel e aponévroses de grands plansde fibres tendineuses & luisantes, plus oumoins fortes, qui contiennent des muscles& les serrent contre quelques éminencesosseuses voisines, ou même contre deuxplans de muscles , fans avoir des liaisonsavec un os. De la premiere espece sontles aponévroses des extrémités , & l’apo-nevrose du temporal ; de la seconde cellesqui renferment les muscles droits du basventre. ( H. D. G. )

Muscle éjaculateur , ( Awt. ) lemuscle éjaculateur de Srntorin est un mus-cle qu’A binus a nommé transve jusal.er ,véritable délateur de surette ; il est assezgrand : mais la situation embaraflée danslacueile il faut le préparer le rend difficileà, recounoîtrs. Il paît d.e la branche de

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sischion à la moitié de la hauteur de I’é-recteur, & il s’attache àl’isthme de suretteplus antérieurement que la bulbe.

MUSCLES , jeu de la nature fur les ,

( Myolog. ) Les cadavres offrent un assezgrand nombre de jeux fur l’origine , la di-rection , l’jnsertion & le nombre des mus-cles du corps humain, comme en font con-vaincus les anatomistes qui se sont occupésaux dissections myologiques. Ils ont trouvéque les muscles varioient beaucoup à tousles égards dont nous venons de parler ,manquoient souvent , & surabondoiencquelquefois. Je fais pourtant qu’il ne fauepas mettre dans le rang des jeux de la na-ture les subdivisions rafinées d’un mêmemuscle en plusieurs petits, telles que sonCles multiplications des muscles des levres,de la langue & du larynx par Valsai va , deceux de la respiration par Sténon & Ver-heyen ; de ceux de la plante du pié par M-Winllow , ni même encore de son gran dsourciller en deux muscles , puisqu’il ne formequ’une seule piece, qu’il n’a que deuxattaches, & un seul usage. Ce seroient-làautant de doubles emplois qui feroient degerreurs de calcul ; aussi nous nous garde-rons bien, pour grossir notre catalogue,de mettre fur le compte des jeux de lanature ceux qui ne font que le produit de lamain de l’artiste dans fa façon rafinéede disséquer.

I °. Des muscles de la tête , On nommeparmi les mufles de la tête les petits droitsantérieurs, les petits droits postérieurs ,les grands & les petits obliques; mais onrencontre que’quesois par des jeux de la na-ture à côté des muscles droits, d’autrespetits muscles qu’on appelle surnuméraires ,& qui paroissent avoir les mêmes usagesque les muscles dont ils font les surnumé-raires. On trouve austi que Iquefois doublesles muscles droits & obliques.

1°. Des muscles de f épine. Les anato-mistes n’ayant pas voulu s’écarter de la di-vision commune de l’épine en trois parties,ont cru devoir attribuer à chacune degmuscles particuliers, une pareille division ,qui n’étoit pas trop nécessaire, a inutile-ment multiplié tous ces muscles , &. a jetéfur leur description & leur dissection un* embarras dont les plus habiles ontjsien do

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