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Tome vingt-deuxième.
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tre fonction que celle de varier le diamètredes globules du sang , & de les rendre glo-bulaires sphéroïdes alongés ou applatis ,selon le plus ou le moins de tension qu’ildoit y avoir.

II en est qui, avec le savant docteurWillis, font des tendons des muscles autantde réservoirs des esprits animaux , aumoyen desquels les esprits, selon eux, fontélevés au gré de la volonté : c’est de cetteforte qu’ils font portés dans le corps dumuscle, où rencontrant les particules acti-ves du sang, ils y fermentent, y produisentun gonflement , & contractent ainsi lemuscle.

D’autres, du nombre desquels font I)es-sartes & ses sectateurs, ne reconnoissentd’autres réservoirs des esprits animaux quele cerveau , & les font partir de là commeautant d’éclairs au gré de la volonté, pourparvenir à travers les nerfs aux endroits ducorps où il s’agitd’exécuter ce quel’hommefe propose ; & ils préfèrent ce système par-ée qu’ils ne sauroient s’imaginer que lestendons puissent former un réservoir con-venable pour les esprits animaux, eu égardà leur tissu extrêmement ferré, ni que lesesprits animaux y pustent rester dans l’inac-tioru

M. Duverney & ses sectateurs ont ima-giné que ce gonflement pouvoit être pro-duit fans fermentation par les esprits ani-maux & par le suc qui provient des artères,lesquels coulent l’un & l’autre dans les ten-dons &les fibres charnues, qu’ils étendentà peu près comme l’humidité fait gonflerles cordes.

M. Chirac & d’autres soutiennent quechaquefibre musculaire a d’efpace.en espace,lorsque le muscle est dans î’inactionî outrefa veine , son artere & son nerf, plusieursautres petites cavités de figure oblongue ;que le sang qui circule dans ce muscle déposecontinuellement dans ses pores un recré-aient sulphureux qui abonde en sels alkaiis,& que lorsque ces sels rencontrent l’espritqui coule par ces nerfs dans ces mêmes po-res , leurs particules nitroaériennes fermen-tent avec les particules salines durecrémentsulphureux, & que par une especé d’expîo-fion elles étendent assez les pores pour chan-ter leur figure ovale & longue en une

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ronde , & que c’est ainsi que le muscle secontracte.

Borelli a imaginé que les fibres des mus-cles font composés d’une chaîne de rhom-bes ou de losanges dont les aires s’élargis-sent ou se rétrécissent à mesure que le suc| nerveux y entre ainsi que la lymphe & lej sang , & qu’elle en sont exprimées au gré

Ì de la volonté.

Le docteur Croon prétend que chaquefibre charnue est composée de petites ves-! fies ou globules qui communiquent les unesj aux autres, & dans lesquelles le suc nour-' ricier entre avec une ou deux autres li-queurs ; que la chaleur naturelle cause deplus alors une effervescence entre ces li-queurs , & que c’est par-là que le musclese tend.

Le docteur Cheyne prend ces petitesfibrilés des muscles pour autant de canaux,élastiques fott déliés, ferrés tout au tourpar de petites cordes parallèles transver-fes qui divisent les fibrilés creuses en au-tant de petites vésicules élastiques, lesquel-les font orbiculaires & formées par un seg-ment concave de sphère, Sc dans chacunedesquelles il entre une artere , une veineSc un nerf ; les deux premières pour por-ter Sc rapporter le sang, le nerf pour yporter le suc nerveux , lequel venant à íemêler avec le sang dans les vésicules, picote& brise les globules du sang au moyen desparticules acides & pointues dont il estformé, & cela au point de faire sortir dansces petites vésicules l’air élastique qui étoitcontenu dans les globules, ce qui gonfleles cellules élastiques des fibres, Sc accourcitpar conséquent de cellule en cellule leursdiamètres longitudinaux, Sc doit contrac-ter en même temps la longueur de toutej la fibre , & mouvoir par conséquent l’or-gane auquel i’extrémité du tendon est at-tachée.

Le docteur Keil que cette théorie n’apas satisfait, en a imaginé une autre où ilsuppose auffi la même structure, & où il! prend les mêmes fluides, savoir le sang &

| suc nerveux pour les agens & inflrumensj de la contraction j mais au lieu de ces par-j ticules piquantes du suc nerveux qui per-1 cent dans l’autre système les particules dej sang , & qiy mettent ainsi en liberté F air