Band 
Tome vingt-deuxième.
Seite
584
JPEG-Download
 

534 MUS

élastique qui y e'toit comme emprisonné',il aime mieux en tirer l’expîication de laforce de {'attraction. Vuy. ATTRACTION.

Dans tout le reste M. Keil démontre fortbien la maniéré dont les vésicules fe gon-flent , mais fans rendre justice à M. Ber-nouilli qu’il a copié.

Le docteur Boerhaave trouvant dans lesuc nerveux ou les esprits animaux toutesles qualités que nous avons prouvé êtrenécessaires pour faction des muscles, &ne le trouvant dans aucun autre fluidedu corps humain , croit qu’il est inutiled’avoir recours au mélange de plusieursliqueurs pour expliquer un effet à la pro-duction duquel une feule suffit, & ainsi iln hésite point d’attribuer en entier factiondes muscles aux seuls esprits animaux.

M. Astruc a travaillé affez heureuse-ment à prouver qu’il n’y a que le suc ner-veux qui soit employé au mouvement mus-culaire , & que le sang n’y a aucune part ;c’est ce qu’il a fait par ['expérience sui-vante , qu’il a réitérée plusieurs fois avecle même succès ; il a ouvert l’abdomend’un chien vivant, & éloignant les intes-tins , il a lié avec un fil f aorte dans f en-droit où elle donne naissance aux iliaques& farterehypogastrique, il a ensuite cousules muscles hipogaflriques, & la sensation& le mouvement ont été auffi vifs & auffipromptsqu’auparavant dans les parties posté-rieures du chien, de façon que loríqu’on lelaissoit libre il le tenoit fur quatre pattes, &marchoit avec la même facilité qu’aupa-ravant, fans chanceler d’avantage ; or ilest certain qu’il n’alloitï alors aucune gouttede sang dans les parties postérieures duchien.

Le docteur Lower , M. Cowper , &après eux le docteur Morgagni, & d’autresauteurs modernes qui ont écrit fur ce sujetabandonnant tout fluide adventice, dédui-sent la cause du mouvement musculaire def élasticité intrinsèque des fibrilés nerveusesqui se contractent & se rétablissent, malgrél’obstacle de la force extensive du sangqui circule. Morgagni tâche de prouverce système par les observations suivantes.i 0 . Que tous les vaisseaux d’un animal étantcomposés de fibres flexibles & extensibles,elles font toujours darjs un état de tenston,

MUS

c’est - â - dire , que les fluides qui y sonccontenus les étendent transversalement &longitudinalement ; c'est ainsi, par exemple,qu’une veine & qu’une artere qu’on coupese contractent de même que le côté opposédu vaistèau , au point que les parties vien-dront presque à se toucher sur saxe pen-dant que les deux bouts s’éloignar.t les unsdes autres laistèront un vuide, ce qui prouveque le vaisseau , lorsqu’il étoit dans son étatnaturel , étoit tendu dans les deux sens ,& que par conséquent cette contractiondans toutes les dimensions , est factionnaturelle ou intrinsèque des vaisseaux oudes fibres.

Bergerus a avancé que les fibres mem-braneuses transversales venant à fe tendrerident les fibres charnues ; on est auffiembarrassé, avec cet expédient qu’avec lesautres : on fait dire à Stenon que les anglesdes fibres qui étoier.t aigus devenoientdroits ; mais quelle est la méchar.ique quifait cela , & comment supposer que desespaces remplis de fluides qui poussent éga-lement de tous côtés puissent avoir desangles aigus? Toute cavité simple remplied’une liqueur qui est poussée à force doits’arrondir.

M. Deidier suppose dans une thefeque les fibres nerveuses venant à fe con-tracter dans un muscle, le sang y coulemoins abondamment que dans son antago-niste , de là vient que cet antagoniste f em-porte sur le muscle déja contracté par lamachine.

M. BernouJJi , après avoir exposé lastructure des muscles suivant laquelle il lessuppose composés de deux plans de fibres,f un longitudinal & f autre transveríe ; ilpense que les fibres transverses doiventresserrer les longitudinales , qui gonfléespar f effervescence qui y arrive, prendrontpar ce moyen la figure d’une fuite depetites vésicules ovales , & non pas derectangles, comme l’a pensé Borelli, cequ’il démontre très-bien, & dont il déduit,par un calcul très-ingénieux dans le détailduquel nous n’entrons pas ici, une évalua-tion des forces des muscles bien différentede celle que Borelli avoir trouvée par lesien : quant à son hypothèse , la voici.« Lorsque la volonté, dit-il, envoie le sue

nerveuz