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nerveux dans les muscles, les parties de cesuc par leurs pointes subtiles s’attachentaux parties du sang & les divise ; alors lesparties d’air renfermées dans le sang bouil-lonnent , se dilatent tout à coup, & subtilesqu’elles font, elles s’échappent facilement,& lorsque par une impétuosité subite ellesont rarésié le sang, les particules du íucnerveux, dont les pointes font plus fortes ,rompent quelques pores des globules dusang qui renferment l’air, & cet air grossierne pouvant s’échapper par les pores desmuscles , produit les vélicules qui s’obser-vent à leur surface , de pareilles vésiculesfont la cause de la tympanite ; e’est encore,continue notre auteur , une erreur popu-laire que de croire que la paralysie ne pro-vient que de ce que les esprits animauxcessent de couler dans la partie paralyti-que , puisqu’elle peut également provenirdu trop de souplesse des pointes des par-ticules du suc nerveux ». Foy.sa dìss.
M. Winílow ne trouvant point les diffé-rentes hypothèses fur le mouvement desmuscles suffisantes pour rendre raison dela détermination de ces mouvemens, deleur durée , de leur augmentation & deleur diminution, &c. M. l’abbé de Molie-res entreprit de résoudre quelques-unes deces difficultés par l’hypothese suivante. 11reconnoit avec tous les grands anatomis-tes , que le nombre des vaisseaux qui sedistribuent dans le muscle est infini, queees petits vaisseaux font comme autant depetits cylindres qui s’étendent le long desfibres des muscles ; que tous ces petits cy-lindres font tous entourés paf un nombreinfini de filamens nerveux, & que, lors-que nous voulons exécuter quelque mou-vement , il se fait une effusion d’espritsanimaux plus grande qu à l’ordinaire , cequi ne peut arriver fans gonfler les petitsfilamens nerveux qui environnent chaquepetit vaisseau ; les filamens ne peuventêtre gonflés fans qu’il s’ensuive une com-
f jreffion furies vaisseaux qu’ils environnent;es petites artères doivent donc se chan-ger en une espece de petit chapelet, ôcc’est de-là qu’il déduit l’explication de laplupart des phénomènes du mouvementmusculaire. Voye[ ks Mémoires de Cacad.royale des Sciences.
Tome XXII ,
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Quelque ingénieuses que puissent êtretoutes ces hypothèses , elles ne peuventcependant satisfaire à tous les phénomènesdu mouvement musculaire , Sc tout ce qu’ily a de bien certain & de bien démontré ,c’est :
i 9 . Que les muscles ont une force decontraction naturelle. En effet, si on re-garde au microscope la chair d’un animalrécemment tué, on voit évidemment qu’ellese contracte. Si on coupe dans un animalquelconque un muscle dans son milieu , onvoit les deux extrémités se contracter. Sion arrache le cœur d’une grenouille , &qu’on le mette sur une table , on le voitfaire les mouvemens de systole & de dias-tole pendant une heure. Qu’on mettetremper dans l’eau un muscle pendantquelque temps, il devient pâle, se dé-pouille de la partie rouge qui l’environ-noit, & ses fibres deviennent plus courtes;elles s’alongent lorsqu’on les tire, & seremettent dans leur premier état lorsqu’onles lâche. Il faut néanmoins convenir quecette force de contraction naturelle auxmuscles, Sc même aux membranes qui nefont pas musculaires , différent beaucoupde celle qu’ils ont pendant la vie, & aveclaquelle ils soutiennent des poids certai-nement plus grands que ceux qu’ils sup-portent , lorsqu’ils ne font plus animéspar cette force vitale quelle qu’elle puisseêtre.
z Q . II est certain que les expériencesprouvent que la cause du mouvement mus-culaire vient des nerfs, puisque les nerfsou la moelle épiniere étant irrités, mêmedans l’animal après la mort, les musclesqui reçoivent de ces parties des rameauxde nerf, entrent dans de violentes con-vulsions Le nerf d’un muscle quelconqueétant lié ou coupé , ce muscle s’affaistè,tombe en langueur, 5c ne peut aucunementse rétablir dans un mouvement semblableau mouvement vital ; la ligature étant re-lâchée, le rpuscle recouvre la force qui !emet en mouvement. On a fait ces expé-riences fur-tout fur le nerf diaphragmati-que Sc fur le recurrant.
3 °. II est encore en question si les artè-res concourent au mouvement muscu-laire. La paralysie qui survient dans les
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