Band 
Tome vingt-deuxième.
Seite
589
JPEG-Download
 

M U' S

ìmaf observé , & j’ai pris dans l’un & dansles autres les mesures de leur raccourciíìe-ment.

La mesure du raccourcissement n’est pas !égale : celle qu’on a adoptée généralementn’est fondée que fur une hypothèse. On aconsidéré la sibre comme deux diamètresd’un cercle, & dans son action on a supposéqu’elle devenoit sphérique ; on a comparé lalongueur d’un diamètre á la circonférencedu cercle. Mais la fibre ne fe dilate pas, dumoins visiblement , & ne devient pas uncercle.

Le raccourcissement est très-considérable-II va à la moitié dans les muscles intercos-taux ; il est encore plus considérable dans leslevres, les sphincters, les intestins, &c dansla vessie, qui d’un diamètre de deux poucesfe réduit prefqu’à rien.

Puisque le muscle devient plus court ,ses extrémités doivent fe rapprocher. Ellesle feront également quand leur résistanceest à peu près égale , inégalement si l’unedes extrémités résiste plus que l’autre ; &l’une des approximations deviendra nullefì l’une des deux parties est infinimentplus fixe que l’autre : telle est la colonnedes vertébrés vis-à-vis des muscles du bas-ventre.

Le muscle devenant plus court fe ramas-se , fe gonfle & fe durcit. Cet effet est fortsensible dans le masseter , qui repousseavec force le doigt dont on l’auroit com-primé.

On a dit assez généralement que le mus-cle pâlit en agissant ; c’est absolument uneerreur qne l’inspection d’un muscle agissantdans un animal en vie ne peut que détruire.Cette erreur est née de ce qu’on a appliquéà tous les muscles la pâleur qu’on avoirobservée dans le cœur du poulet ou d’unegrenouille : cette pâleur en accompagneeffectivement la contraction. Mais ce n’estpas la sibre musculaire qui pâlit dans cecœur , c’est le sang , qui remplissant fa«avité , lui donne une rougeur prête àdifparoh re dès que le cœur fe vuide. Dansle cœur des quadrupèdes à sang chaud, cechangement de couleur n’a pas lieu , parceque fes chairs trop épaisses onc une rougeurqui leur est propre, & qui ne dépend pas deì’état de leur} cavités.

MUS 5 Sp

Cette pâleur, qu’on attribuoit au muscleagissant & se mettant en contraction, a étéemployée pour donner raison d’un phéno-mène que son croyoit fondé fur l’expé-rience. On a plongé le bras dans une fiolepleine d’eau, on a remarqué la hauteur àlaquelle seau se soutenoic : on a fait agirle bras en faisant un effort de tous fe* mus-cles, & l’eau s’est abaissée. On a conclu decette expérience, que le muscle perd de sonvolume en fe contractant , & ona cherchéla cause de cette perte dans la sortie du sang,qui dans la contraction écoit chassé hors dumuscle, à en juger par la pâleur du musclecontracté.

Mais cette expérience de Gliston n’étoitpas propre à. décider cette question : ilfalloir la faire fur un muscle unique. Etantfaite fur un bras entier , ce bras pou-voir désenfler par la sortie du sang presteentre les muscles agissans & gonflés, &repoussé dans les veines. Mais ce sang n’é-toit pas le sang des muscles; c’étoit celuides vaisseaux placés entre les muscles furlequel il n’y a point de difficulté. Je n’aiaucune lumière au reste à donner fur laquestion. Le muscle devient plus court ,mais il fe gonfle. 11 faudroit pouvoir déter-miner, h le gonflement augmente davan-tage le volume du muscle, que la diminu-tion de la longueur ne le diminue. Sansavoir rien de fort exact à proposer, je croi-rois que le gonflement ajoute moins auvolume du muscle, que le raccourcissement! n’en diminue: & je ne crois pas qu’un mus-cle fe gonfle de la moitié en agissant, aulieu que souvent il s’accourcit de la moitié.

Le tendon est pastis dans faction muscu-laire. 11 fuit la direction des chairs fans feraccourcir & fans fe gonfler. C’est un phé-nomène aisé à vérifier.

Le relâchement est aussi naturel au mus-cle que fa contraction. Dans les musclesvolontaires il fuit après la contraction, dèsque la volonté cesse de donner un fur-poidsà faction d’un muscle. Les fibres alors feretirent vers les extrémités , leurs ridess’applaniílénr, le muscle s’alonge, les par-- ries solides, auxquelles ses extrémités fontattachées , s’éloignent l’une de 1 autre, ilmollit & fe désenfle.

Dans les muscles involontaires, Iç relâ-