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volontaires ont généralement des antago-nistes , qui balancent leur action , quicídent lorsque la volonté s’est décidéepour un mouvement , mais qui rétablis-sent Tétât naturel & mitoyen du mem-bre , dès que la volonté cesse de s’intéres-ser à troubler l’équilibre. Les musclesopposés ne font pas essentiellement d’uneforce égale ; les fléchisseurs, par exemple ,font plus forts dans le bras que les exten-seurs , parce que les fonctions de la vieanimale s’exécutent généralement par lesfléchisseurs. Dans la nuque , dans le dos ,dans le fémur, ce sont les extenseurs dontla force est supérieure, parce que c’est à euxà soutenir le poids du corps entier.
On a cru , & avec probabilité , que lesantagonistes servent à exécuter avec très-peu de force , des mouvemens qui endemanderoient davantage , s’il n’y avoirpas des antagonistes. La volonté ordonneque le bras se fléchisse ; il se fait deux choses.La volonté ajoute à la force contractive desfléchisseurs, elle ôte quelque chose à celledes extenseurs.
II y a cependant une difficulté dans cetteexplication. Elle suppose que les deuxantagonistes agissent naturellement par laforce nerveuse : cela ne paroît pas exacte-ment vrai. Quand on coupe Tun des anta-gonistes , quand il perd fa force par uneparalysie ; Tautre antagoniste fe met enmouvement de lui-même , & fans aucunacte de la volonté , contre ses ordresmême. Dans un cadavre même, où aucunevolonté n’a du pouvoir, il n'est pas rare devoir un bras qu’onafléchi ,s’éter.dre de lui-même , aussi-tôt qu’on ne force plus la fle-xion. Ces expériences semblent prouverque la contraction naturelle agit feule dansles muscles, dès que la volonté a cessé deles mettre en mouvement. Les sphincters,que la volonté régYdans les premiers temps,& que î’enfant ne fait agir que fur lesordres réitérés de ses parons , paraissentdans la fuite agir par la force naturelle:ils retiennent dans le sommeil même lesexcrémens, dans les animaux comme dansThomme. C’est un phénomène aise2 diffi-cile à expliquer , mais qui est démontrépar le fût.
Les muscles ou composés, ou coopé-
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rateurs, sont un autre moyen de produirede nouveaux mouvemens fans multiplierles moteurs. Deux muscles droits agissantensemble , ils exécutent un mouvement endiagonale, fans qu’un muscle oblique de-vienne nécessaire. Les muscles interosseuxdétournent les droits à droite & à gauche;pendant que les extenseurs les étendent.
Dans un même muscle, des sibres quiremontent peuvent déprimer une partie ,les fibres horizontales la tirer directementau dehors , & les fibres qui descendentl’élever.
Des muscles coopérateurs peuvent opé-rer des mouvemens obliques plus compo-sés , en unissant trois directions : ils peu-vent , par exemple, tirer une partie enhaut, en arriéré & en dedans.
Le même muscle en agissant fur deuxparties différemment mobiles, peut lesrapprocher en différentes proportions ,en faisant faire peu de chemin à Tune& davantage à Tautre. Mérfie des mus-cles plus éloignés peuvent joindre leur ac-tion pour rendre Tune ou Tautre des par-ties plus fixe , ou pour aider le mouve-ment de Tautre.
Un artifice très-simple de la nature,c’est de produire des mouvemens , pourl’exécution defquels il ne paroît pas possi-ble de placer des muscles.
La pointe de la langue doit être tiréehors de la bouche. Aucun muscle ne peutêtre placé de maniéré à en tirer directe-ment la pointe en avant. Mais le ge'nio-glosse va en arriéré , & s’attache à lapartie postérieure de la langue : il tirevers la mâchoire inférieure cette partiepostérieure, Lc Tantérieure portée dansla même direction , par fa continuité ,fort de la bouche.
Des muscles antagonistes peuvent agiren même temps & s’aider réciproque-ment. Nous voulons avaler fans fermerla bouche. Pour avaler il faut éleverle larinx & le pharinx. Pour les élever,il faut que la mâchoire inférieure prêteun point fixe aux muscles qui les élèvent.Pour exécuter ce mouvement, les mus-cles qui abaissent la mâchoire agissent,on sent même le cutané se raidir; maisen même temps les temporaux, les maf-
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