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seters & 'es ptérygoïdiens internes éíev’ëntla mâchoire ; ils ne la portent pas jus-qu’à fermer la bouche, mais ils lui don-nent une fermeté suffisante pour que lesmuscles releveurs du pharinx & du la-jinx puissent agir avec effet.
Malgré ces secours de la nature , ilnous reste à trouver la cause qui pro-duit dans le muscle un effort st sort au-destus de ce que promet la force contractivenaturelle des muscles. Car un muscle estdéchiré par un poids beaucoup plus petitque n’est le poids qu’il éleve, quand ilest mis en action.
Je ne parlerai pas ici ni de l’irritabi-lité ni de la volonté. On a traité dela premiere fous son titre naturel, & dePautreon en parlera dans P art. VOLONTÉ.Comme on y doit traiter de Pinfluence dePâme, & de la différence des muscles soumisà la volonté, d’avec ceux qui agissent fansen recevoir les ordres , il me paroît néces-saire d’affigner un article entier pour unequestion qui doit être analysée avec quel-que étendue. Je me contenterai donc icide quelques réflexions fur la cause physi-que de la force nerveuse.
L’idée la plus simple a été saisie par lesmathématiciens , par Descartes , parNewton. Pour mettre un muscle en action,il paroît suffire d’y faire arriver un excé-dent d’esprit animal. Je ne me refuse pasau concours de cet esprit mais il doit yavoir dans lui une cause puissante de con-traction , puisqu’un grand nombre de mus-cles agissent & fans le secours de la volonté,& fans celui des nerfs, & que des animaux,destitués de nerfs, exécutent des mouve-mens également rapides & violens.
L’idée d’une fibre gonflée par Pefpritanimal a été ornée par des esprits créa-teurs. 11s ont senti que pour produire desmouvemens considérables, tel que celuiqui raccourcit le muscle de la moitié, unefibre un peu longue devoir être changéeen sphere ; qu’alors cette sphere deman-derait pour être remplie une quantité d’es-
f ìrits énorme & improbable. On a doncaissé la fibre dans fa gracilité naturelle,mais on en a élargi le bout; on en a faitune petite vessie , qu’il suffirait de gonfler,& qui le seroit avec une dépense ordi-Toms XXII.
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’naìre d’esprit. On a appliqué h cette vési-cule le paradoxe hydrostatique de Boyle :comme ses parois seront prestêes par le li-quide nerveux avec la même force que sila fibre entiere avoir la largeur de la vési-cule, on peut diminuer à son gré la quan-tité d’esprit nécessaire , en donnant à lavésicule une largeur supérieure à celle dela fibre.
Cette vésicule unique , placée au bouede chaque fibre , ne répondoit cependantpas au phénomène. La vésicule, qui ter-mine la fibre, étant invisible, ne peut êtreque très-petite , son raccourcissement nepouvant être que d’un tiers, à ce que l’oncroyois, fera donc imperceptible.
On a remédié à cet inconvénient. On asupposé que la fibre est un chapelet devésicules. La dépense des esprits restoitégalement très-petite , & le raccourcisse-ment cependant considérable , puisqu’ifpouvoir aller à la troisième partie de lalongueur de la fibre.
Sans insister fur ce qu’il y a d’arbitrairedans cette structure, il suffira de remar-quer que les vésicules auront toujours ledéfaut inévitable d’agir avec trop de len-teur. Elles n’élevent un poids supérieur à'la force qui les remplit, que par la lenteurde leur élévation , & cette lenteur est en-tièrement contraire aux phénomènes. D’ail-leurs le muscle est fort éloigné de se dilaterdans la proportion qu’exigeroit la forma-tion d’une sphere dont la circonférencenaîtrait d’une fibre faite par deux diamè-tres parallèles.
La fibre a été changée en vaisseau rem-ipli de sang : de petits nerfs transversaux?font des anneaux autour de ces artères.Ces nerfs dilatés & raccourcis par les esprits,changent la vésicule de la fibre dans unchapelet composé de vésicules. C’est de là,ajoute-t-on , que vient la paralysie d’unmuscle , dont on a lié l’artere ; & des piésentiers à la fuite de la ligature de l’aorte.
Ces prétendus nerfs transversaux ne sontque le tissu cellulaire du muscle. La fibren’est pas une artere ; I’influence du sangartériel n’est pas nécessaire pour la cor.-'traction du muscle, puisqu’un cœur & unintestin arraché se contractent avec la plusgrande vivacité. Inexpérience même que
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