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on ajuste les clés d’argent ou dô cuivre ìqui forment les trous des fentes ou demi-tons. Ces trous font ail nombre de sept augrand chalumeau , & au nombre de six aupetit.
Le bourdon est un cylindrique d’ivoìre de
5 ou 6 pouces de long fur environ i pouce ou
i y lignes de diamètre , percé de pluheurstrous dans toute fa longueur lesquels fontparallèles à son axe , enforte que le bour-don ne différé de plusieurs tuyaux mis àcôté les uns des autres , qu’en ce qu’ilstiennent tous ensemble & sont percés dansla même piece ; comme la longueur de you 6 pouces du bourdon n est pas suffisantepour faire rendre aux hanches un son astergrave , on fait communiquer un tuyau avecun autre du côté qu’on appelle le dôme dubourdon , & on bouche les trous du tuyauque l’on fait communiquer, enforte quedeux ou trois ne font qu’un seul tuyau ,qui est recourbé en cette maniera : & au-tant de fois 'Nqu’ilestné-
rjapq-flpnnr J lui faire
rendre lésons désiré. La
circonférence des bourdons est occupéepar plusieurs rainures qui font paral-. leles à l’axe du bourdon ; lesquelles onappelle coulìjses ; ces coulisses font pluslarges dans le fond qu’à la partie extérieure,
6 cela afin de pouvoir retenir les layettesqui font de petits verroux d’ivoire , quiont une tête par laquelle on les peut pouf-fer & tirer de côté & d’autre pour accorder.Les layettes ont leur palette en queued’aronde , dont les biseaux se logent sousles parties qu’on appelle guides , & qu’ona épargnées lorfqu’on a creusé les coulisses.On creuse les coulisses avec les coulissoirs,qui font de petites équoines. On en a dedroites & de gauches, c’est-à-dire dontles onglets font tournés à droite ou àgauche pour travailler les différens côtésdes coulissés : on fait ensuite communiquerles tuyaux par leur extrémité opposée àcelle où est l’anche avec une coulisse , enlaissant une fente dans le milieu de la cou-lisse , laquelle pénétré dans le tuyau quicorrespond derriere ; les layettes régis-sent le son de ces tuyaux en fermant ouen ouvrant plus ou moins l’ouverture parqù jl fort ; on peut rapporter leur fonction
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à celle du tourniquet avec lequel on accordeles pédales de flûte des orgues. Voy. Tour-niquet.
Les bourdons Vont pour l’ordinaire quecinq layettes & quatre anches ; de ces cinqlayettes il y en a deux qui forment lesbasses à’ut & de fol, une des trois autresforme un fol qui est la quinte de la bassed’i/t , & l’octave de celle de fol , on l’ap-pelle taille par un ancien usage ; une autreforme ut qui est à l’octave du premier : obpeut auffi I’accorder en re , on la nommehaute-contre ; la troisième forme un fol,qui est à l’octave du premier & à la dou-zième de la basse d’ut ; on la nomme dessus ,ou le petit fol.
• Les bastes font pour l’ordinaire conti-gues â un espace un peu large où il n ’y apoint de coulisses ; on remarquera que cetespace doit toujours être tourné en dedans -du côté du corps ,_ enforte que lorsque l’onpose la main droite sur le bourdon pourl’accorder , les layettes des basses se trou-vent directement fous le pouce.
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