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Tome vingt-deuxième.
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MUS

former le la , ce la est à l’unisson de celuidu petit chalumeau qui se forme en débou-chant la clé x avec le pouce de la maindroite que l'on glisse par-deísous le grandchalumeau avec la patte , après avoir fait-paíîêr le petit doigt de la main droitepar dessous le grand à l’endroit où lestons forment les clés du grand & du petitchalumeau. On fe sert du pouce de la maindroite pour toucher les trois clés i, 3 , 5du petit chalumeau , & du petit doigt dela main gauche pour toucher les trois au-tres clés 4,2., 6 du méme chalumeau.Toutes les clés du grand chalumeau , les-quelles forment des demi-tons, fe tou-chent avec le pouce de la main droite quireste levé en Unissant.

Le demi-ton/h ^ se forme en ne bou-chant qu’un des deux trous. Le sol ^ feforme auffi de méme dans les musettes quiont le septieme trou double , ou par lemoyen d’une clé. La petite clé du la setouche avec le pouce de la main gauchefans déboucher cependant le premier trou.

A l’égard des cadences, elles font très-faciles à former. II faut d'abord articulerla note d’où elle est empruntée , laquelleest toujours un ton ou un demi-ton au-dessus , ce qui se fait en débouchant letrou de cette note , tous les autres étantfermés ; on débouche ensuite le trou de lanote que l’on veut trembler, & on bat avecle doigt, autant que sa valeur l’exige ,sur la note qui sert de port de voix ou depréparation à la cadence , laquelle doittester fermée en finissant.

Ainsi pour cadencer le ré il faut d’aborddéboucher le troisième trou pour faire lemi qui sert de port de voix , .ensuite lequatrième , & battre sur le troisième quidoit rester fermé en finissant, ainsi desautres, soit que le port de voix soit unton naturel, ou un dièse, ou un bémol.A l’égard des autres agrémens, on les faitfur la musette en exécutant les unes aprèsles autres les notes qui la composent.

MUS < 5 ot

Musette, f. f. {Musique.) est aussiune sorte d’air convenable à l’instrumentde ce nom , dont la mesure est à deux ouà trois temps. Le caractère naïf & doux,& le mouvement presque toujours lent,avec une basse pour l’ordinaire en tenueou point d’orgue , telle que la peut faireune musette , & qu’on appelle pour celabaffe de musette. Sur ces airs on forme desdanses d’un caractère convenable , & quiportent aussi le même nom de musettes.

MUSICAL, adj. ( Mufiq. ) appartenantà la musique. ( S )

MUSICALEMENT, adv. ( Mufiq. )d’une maniéré musicale , dans les réglés dela musique. ( S )

MUSICIEN , f. m. ce mot se dit éga-lement bien de celui qui compose lamusique, & de celui qui l’exécute. Lepremier s’appelle auffi compositeur. Voye ç cemot. Les anciens musiciens croient despoètes, des philosophes , des hommes dupremier ordre. Tels étoient. Orphée ,Terpandre , Stésichore , ùc. Auffi Boëcene veut-il pas honorer du nom de musi-cien , celui qui pratique seulement la musi-que par le ministère servile des doigtsou de la voix, mais celui qui possédscette science par le raisonnement & laípéculation.

Aujourd’hui en Italie le mot musico estune espece d’injure , parcs que c’est unnom qu’on n’y donne qu’à des hommesqui ont été mutiles pour le service de lamusique. Les musiciens ordinaires y reçoi-vent un titre plus honorable, ils Rap-pellent virtuofi ; ce n’est point proprementpar contre-vérité , mais c’est que les talensen italien portent le nom de virtu. ( S )

MUSIQUE , f. f. Mi( Ordre

encycl. enteniem. raison , Phil. ou science dela nature , Mathématique , Math. mixtes ,musique. ) la musique est la science des sons,en tant qu’ils sont capables d’affecter agréa-blement l’oreille {a), ou l’art de disposer& de conduire tellement les sons , que

(a) On pourroit & l’on devroit peut-être encore diviser la musique en naturelle &imitative. Lapremiere, bornée au seul physique des sons & n’agissanf que fur les sens ,sue porte point ses impressions jusqu’au cœur & ne peut donner que des sensations plus

Tome XXII. Gggg