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Turcs , tcru. I. Ricaut, de L’empire ottoman.
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MUZIMOS , ( H:fl. mod. Superpt. )Les habkans du Monomotapa font per-suadés que leurs empereurs en mourantpassent de la terre au ciel, & deviennentpour eux des objets de culte qu’ils appel-lent niu'tjnios ;ils leur adressent leurs vœux.II y a dans ce pays une fête solennelleappelée chuavo : tous les seigneurs fe ren-dent au palais de Fempereur > & formenten fa présence des combats íimulés. Lesouverain est ensuite huit jours fans fe fairevoir , & au bout de ce temps, il fait donnerla mort aux grands qui lui déplaisent , fousprétexte de les sacrifier aux mwpjmos sesancêtres.
MUZUKO , ( Kifl. mod. ) c’est ainsi queles habitans du Monomotapa appellent unêtre malfaisant, & qu’ils croient Fauteurdes maux qui arrivent au genre humain.
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MYAGRUM , f. m. ( Hifl. nat. Bot. )genre de plante à fleur en croix , com-posée de quatre pétales. Ce pistil s’élevedu milieu du calice , & devient quand lafleur est passée , un fruit pointu par Funedes extrémités. Ce fruit a une capsuleremplie d’une semence , le plus souventoblongue, Lt deux cavités vukles. Tour-ïìcfort , i.nfl. rei. hch. Voye £ PLANTE.
Tcurneíort compte deux efpeces de cegenre de plante; la premiere à larges feuil-les j &c la seconde à feuilles menues, mya-grum monofpermon , laíifstium , & myagrummonofpermon , minus.
La premiere efpece pousse des tiges àîa hauteur de deux pies , rondes, dures,de couleur de verd de mer, lisses, rem-plies de moelle blanche, rameuses : sesfeuilles font oblongues, Lt-semblables enquelque maniéré à celles de Fitatis cultivé,mais la plupart laciniées , & principale-ment celles d’en bas, embrassant leur tigepar leur base, qui est la partie la pluslarge, de couleur de verd de mer, d’ungoût d’herbe potagère. Ses fleurs font pe-tites, à quatre feuilles, disposées en croix,jaunes. Quand elles font passées, il leurít.ccede dps fruits formés en petites poiresRenversées, çui coatiennent chacun une
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feule semence oblongue , rouffâtre : si*racine est grosse & blanche , mais elle nedure qu’une année. {B. J.)
MYGALE, ( Géc,g. anc . ) montagned’Asie dans la Natoiie, vis-à-vis le capde Neptune de Fille de Samos. Tous iesanciens ont connu cette montagne 4 Ho-mère , Hérodote , Thucidide & Diodorede Sieste, la mettent tous dans l’Ionie.
Cette montagne, dit M. de Tcurne-fort, la plus élevée de la côte, est parta-gée en deux sommets, & fe trouve au-jourd’hui dans le même état que StrabonFa décrite, c’est-à-dire, que c’est un très-beau pays de chasse , couvert de bais, &plein de bêtes fauves.
On Fappelle la montagne ie Samson, àcauie d’un village du même nom qui n’enest point éloigné, & qui, suivant les ap-parences , a été bâti fur les ruines de l’an-cienne ville de Priene, où Bias,, Fun dessept sages de la Grece , avoir pris nais-sance. (B. J.)
MYCALESSUS, {Géogr. anc.) ville daBéotie dont parle Strabon , Pline, Thu-cydide & Paufanias. (B. J.)i MYCENES , [Géogr. anc.) enlarin My-cene au nombre pluriel, suivant la plupartdes auteurs. Homere dit tantôt MycenceM»*#»** au pluriel, & tantôt M.vtr, rn f My-cœna au singulier , c’étoit une ville du Pé-loponnefe dansFArgie , à trois lieues d’Ar-gos en tirant vers ie midi, & la capitaledu royaume cFAgamemnon ; mais '.prèsFextinction de ce royaume , Mycenes dé-; chut si considérablement, que du tempsde Strabon , on n’en voyois plus aucunvestige. Cependant Horace l’appeloit en-core riche, dites Myccenas, d’après Homere& Sophocle, qui lui ont donné l’épithetede wo'hvxtvriç , abondante en or, On con-jecture que c’eíì aujourd’hui Agios Adria-nos; mais cette conjecture n’est presqueappuyée que fur Fimagination. (D. J.)
MYCONE, {Gréog. anc.) iíle de la merEgée, l’une des Cyclades', situées à z«milles de Naxié, à 40 de Nicarie, & à 18du port de Tine; on lui donne rrente-sixmilles de tour. Elle s’étend de Pest àFoueít.
Cette iíle est aride, elle n’a que deusmontagnes peu élevées; nommées S. Héli*.
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