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Tome vingt-deuxième.
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sont obliges de rendre heureux leurs sujets, cles sujets d’obéir à leurs rois , mais fi l’un 1manque à son devoir , les autres n’en tfont pas moins obligés de persévérer dans >le leur. <

MUTULE , terme d'Architecture , est ‘•une forte de modillons quarrés dans la <corniche de Tordre dorique. Foyer Mo- <33IILON. . 1

La principale différence qu’il y a entre <mutule & modillon , conhfìe en ce que le 1premier ne se dit qu'en parlant de Tordre ]dorique , a u lieu qu’on dit modillon pour 'les autres ordres. Voye\ DORIQUE , &c.

Les mutules dans Tordre dorique répon-dent aux triglyphes qui font au dessous,d’oùl’on fait quelquefois pendre des gouttesqu’on appelle aussi larmes & campagnes.

Voyei Gouttes. ( P )

MUTUSCA, ( Géog. anc. ) ou Mutufcœ,village d’Italie dans la Sabine, autrefoisrenommé par ses oliviers, d’où vient queVirgile Tappelle olìserœque Mutuscx. Léan-der & autres prétendent avec assez devraisemblance que ce lieu s’appelle aujour-d’hui Trevi , bourg de Tétât de ''église , auduché de Spolete, à 5 milles de Fuiigno.(D./J

MUVROS, ( H-st. nat. ) fruit qui eílfort commun dans l’ifle de Ceylan ; il estrond, de la grosseur d’une cerise, & songoût est très-agréable.

MUXACRA, ( Géog. ) petite ville &:port d’Espagne au royaume de Grenade;elle est fur la Méditerranée, à 8 lieues N.JE, d’Almérie, 18. S. O. de Carthagene ,à i’embouchure du Trabay. Long. 16, 18.Lt. 3G, b 4 -

M.UYDEN , (Géog.) petite ville desProvinces-Unies dans la Hollande méridio-nale, à l’embouchure du Vecht, dans leZuyde.r-zée, à z lieues d'Amsterdam. Al-bert deBaviere lui accorda divers privilègesen 140 u Long. 52. 3 8. lat. 52. 22.

MUZA , ( Géog . anc. ) port de TArabieheureuse, dans le pays des Elisari. Pline,l. VL. c. xxiij. dit que son commerce con-fistoit dans !s débit de l’encens & autresaromates de TArabie. C’est aujourd’hui ,selon le P. Hardouin, Zibit. (D. J.)

MUZARABES , MOSARABES , ou.MISTÀR 4 BES, f. m, pi; ( H'jf. moi. ^

M U Z

chrétiens d’Espagne qui furent ainsi appeílés , parce qu’iis vivoient fous îa domina-tion des Arabes, qui ont été long-tempsmaîtres de cette partie de TEurope. Quel-ques-uns prétendent que ce nom est forméde muja , qui en arabe lignifie chrétien ,

& déarabe pour signifier un chrétien sujetdes Arabes; d’autres prononçant mijìarabes tle dérivent du latin míxtus , mêlé, c’est-à-dire , chrétien mêlé aux Arabes. D’autresenfin, mais avec moins de fondement ,prétendent que ce nom vient de Mu c .i ,capitaine arabe qui conquit TEfpagne surRoderic, dernier roi des Goths. Almanfor,roi de Maroc , emmena d’Espagne dansson royaume 500 cavaliers Mu^arabes , &leur permit le libre exercice de leur reli-gion. Vers Tan 1170, ces chrétiens d’Es-pagne avoient une messe & un rit à euxpropres, qu'on nomme encor e messe mo^ci-rabiquz & rit mo^orabique. Voye\ MESSE &Rit. II y a encore dans Tolcde sept églisesprincipales où ce rit est observé. ( G )

MUZERINS ou MUSERVINS, s. m.(Hijt. mod) nom que se donnent enTurquieles athées. Ce mot signifie ceux qui gardentle secret, & vient du verbe aserra , celer ,cacher. Leur secret consiste à nier l’exif-tence de la divinité: on compte parmi euxplusieurs cadis ou gens de loi trés-íavans ,& quelques renégats qui s’efforcent d’c-touffer en eux tout sentiment de religion.Ils prétendent que la nature ou le principeintérieur de chaque individu , dirige lecours ordinaire de tout ce que nous voyons.Ils ont fait des prosélytes jusque dans Lxappartemens des sultanes, parmi les hachas& autres'officiers du serrail ; cependant ilsn’oíent lever le masque , & ne s’entretien-nent à cœur ouvert que lorsqu’ils se ren-contrent seuls, parce que îa religion domi-nante, qui admet Tunité d’un Dieu , neles toléreroit pas.

On prétend que ces mu%erins s’entr’aiment& se protègent les uns les autres. S’ils lo-gent un étranger de leur opinion , ils lui: procurent toutes sortes de plaisirs , & sur-tout ceux dont les Turcs font plus avides.Leurs principaux adversaires sent les kade-1 sadelites , qui répetent souvent ces paroles:l J: confisse qu il y a un Dieu. Guer. vuxurs dt-t.