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Tome vingt-deuxième.
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placer de façon qu’ils ne soîónt expofhqu’au soleil levant ; car lorsque ces petitspots se trouvent places au grand íòleil,ì’humidité s’exhale trop vite & l’accroiíie-ment des plantes en est retards. Au moisa août suivant, vous examinerez íi les ra-cines des myrtes n’ont pas percé à traversles trous du fond du pot. Si cela est , vousles tournerez dans des pots un peu plusgrands, après avoir eu soin de couper lesracines moisies, ou qui étoient adhéren-tes aux parois du pot, & d adoucit la terreau tour de la motte, afin que les racinespuissent percer plus aisément dans la nou-velle terre. II faudra ensuite les faire bienarroser, & les mettre à une situation abri-tée des grands vents, (fest alors qu’onpourra tailler les jeunes plants pour lesamener à une forme régulière ; • & s’ils nefont pas une tige droite, il faudra les di-riger au moyen d’un bâton : avec ces foins,les myrtes pourront facilement être taillésen boule ou en pyramide , qui font lesformes qui conviennent le mieux aux petitsarbrisseaux de Torangerie. Tout incon-vénient , c’est qu’une taille régulière lesempêche de donner des fleurs : auflì neíàut-il pas traiter de cette façon Fespece àfleur double, qui tire de-ïà sa principalebeauté. L’on fera donc bien de laisservenir au naturel un ou deux plants de cha-que efpece de myrtes , aíìn de pouvoir jouirdésagrément de leurs fleurs. A mesure queles jeunes myrtes grandiront, il faudra tousles ans les transplanter dans de plus grandspots, à mesure de l’ctendue de leurs racines.Mais gardez-vous de la mettre d’aborddansde trop grands vaisseaux; ils n’y pousseraientque foiblemenc & irrégulièrement, souventmême cela les fait périr. En les chargeantde pot, on aura toujours soin d’adoucir laterre autour de la motte, en la perçantcn plusieurs endroits pour donner passageaux racines. On peut même les remettredans les mêmes pots, s’ils ne sont pas troppetits , ayant foin de garnir les côtés & lefond du pot d’une bonne terre neuve, &de leur donner quantité d’eau pour affer-mit les racines ; ce qu’il faudra répétersouvent. Car ils en demandent beaucoup,tant en hiver qu’en été, & beaucoup plusçLstí les temps seçs & chauds. Les mois

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d’avrî! £c d’août sont la meilleure faisbílpour les transplanter. Si on le fait plutôtau printemps , comme ils ne croissent qualentement alors , ils ne pourroient pousserde nouvelles racines auííi-tôt qu’il le fau-droit. Et fi on attendoit plus tard enautomne , le froid de la saison les empê-cheroit de reprendre. Je ne conseille pasnon plus de les transplanter dans les grandeschaleurs de l’été ; car il leur faut pourréussit, de la fraîcheur, de sombre, & áagrands arrosemens. Dès qu’i! commenceraà geler pendant la nuit dans le mois d’oe-tobre , il faudra les mettre à l’orangerie ;mais tant que la saison sera douce, onpourra diíférer jusqu’au commencement denovembre. Lorsqu’on les ferre trop tôt,& que la fin de í’automne est chaude, ilsy poussent de nouveaux rejetons queì’hiver fait périr ordinairement ; ce qui lesgâte beaucoup. On fera donc bien de lestenir en plein air aussi long-temps queson pourra, & de les y remettre au prin-temps avant qu’ils ne commencent âpousser. Mais pendant qu’ils seront dansl’orangerie, on leur donnera dans les tempsdoux autant d’air frais qu’ii fera possible.

J’ai vu, continue le même auteur, lemyrthe commun d’Itaíie, &Ie myrthe romainen pleine terre , à une exposition chaude& dans un terrain sec , où ils ont résistéau froid pendant pluíieurs hivers. On a foinseulement de les couvrir pendant les fortesgelées de deux ou trois paillassons, & onmet de grand fumier à leur píé pour empê-cher la gelée de pénétrer jusqu’à leursracines. Mais en Cornouailles & en Devon-shire, où les hivers font plus doux que dansles autres provinces d’Angleterre, l’on voirde grandes haies de myrthes plantées depuispluíieurs années, dont quelques-unes ontjnsqu’à íìx pies d’hauteur. J’imagine quefespece à fleur double qui vient des pro-vinces méridionales de France, réíìsteroitaussi-bìen que les autres en pleine terre.Cette efpece avec celle à feuille d’oranger »font les plus difficiles à faire venir de bou-tures. Mais en faisant les boutures de cesarbrisseaux tout à la fin du mois de juillet,en choisiíiànt pour cela les plus tendresrejetons, & en les conduisant comme il[ a été dit j j’ai souvent éprouvé qu’elles.

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