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Tome vingt-deuxième.
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mûres, une once ; de la rapure de santalcitrin ; des fruits d’épine-vinette récens ;des fruits de fumache ; des balauftes ; des iroses rouges mondées, de chacune deux <onces : le tout étant convenablement ha-ché , faites-le macérer , pendant vingt-quatre heures, au bain-marie , dans eaucommune, trois livres ; sucs de coins &de poires sauvages, de chacun deux livres;coulez avec forte expression: ajoutez cinqlivres de beau sucre ; clarifiez aux blancsd’œufs, & cuisez en consistence de syrop.

C’est-là évidemment le plus fort stypti-que qu’on pitifïe tirer de la famille des végé-taux ; au moins la plupart des substancesvégétales, éminemment styptiques, sont-elles rassemblées dans ce remede. Aussi est-il recommandé dans toutes les hémorrha-gies internes Sc dans les cours de ventreopiniâtres, contre lesquels les astringensfont indiqués ; &: encore ce syrop est-ilsouvent impuissant dans ces cas. Le syropde myte simple , que l’on prépare avecles sommités léchées de cet arbrisseau , nepossede les vertus d u syrop de myrte com-posé qu’à un degré bien inférieur.

On retire du nyrte une eau distillée sim-ple, dans laquelle on cherche en vain lavertu astringente de la plante (car les prin-cipes astringens ne font point volatils ) ,& qui ne pessede que les vertus communesdes eaux distillées aromatiques. Cette eaua été connue dans les toilettes des dames,fous le nom à'eau d'artge.

Quanta l’ufage extérieur: on fait bouillirles baies & les feuilles de myrte dans dugros vin, soit feules soit avec les herbesappelées sortes , pour en faire des fomen-tations & des lotions astringentes, forti-fiantes, résolutives; des gargarifmes dansle relâchement extrême de la luette; desincejsus pour la chute du fondement & dela matrice.

On prépare auffi, soit des baies, soitdes petites branches fleuries, des huilespar infusion & par décoction , qui sont,fur-tout la derniere , véritablement réso-lutives , mais point astringentes.

Les baies de myrte entrent dans la pou-dre diamargariti frigidi; le syrop simple,dans les pilules astringentes; l’huile, dansl’emplâtre oppodelthoch. (íj

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Myrte du Brabant , ( Hist . nat .Bot. ) myrtus brabantica. C’est une plantecu arbuste assez aromatique, qui croîtdans les endroits marécageux , & fur-toutdans quelques provinces du Pays-Bas. LesBotanistes lui ont donné différens noms.Dodonœus l’appelle chamccleagnus ; c’est leciflus ledon , foiiis rorifmarìni ferrugìneis deC. Bauhin ; le ledumsilesiacum de Clusius ,rosmarinum sylvcjìre , sive bohemicum deMatthiole, ùc. Cette plante est d’uneodeur très-forte ; elle est un peu résineuse,ce que l’on trouve lorsqu’on écrase sessommités entre les doigts. Simon Pauli,célébré médecin danois, a cru que cetteplante étoit la même que le thé des Chi-nois ; mais ce sentiment a été réfuté parle docteur Cleyer, dont la lettre est in-sérée dans le IV. volume des aâa hafnien-fia. II est certain que les feuilles de cetteplante,léchées,Lc ensuite infusées comme duthé , ont un goût très-différent, mais quin’eíl point désagréable. Les Flamands nom-ment cette plante gagel ; les gens de lacampagne en mettent dans leurs paillassespour écarter les punaises, mais il est ácraindre que son odeur qui est très-forte ,n’empêche de dormir ceux qui auroientrecours à ce remede. On dit qu’en met-tant cette plante dans de la biere , elleenivre très-promptement ; & que par-là ,non-feulement elle ôte la raison, mais en-core qu’elle rend insensés & furieux ceuxqui en boivent.

MYRTE A , ( Mythol. ) surnom de Vé-nus , à cause du myrte qui lui étoit con-sacré :

Formosce Veneri pratijjima myrtus.

{D.J.)

MYRTETA , ( Géog. anc. ) c’étoient,dit Ortelius, des bains chauds en Italie ,au voisinage de la ville de Baies. Us ti-roient, continue-t-il, leur nom d’un boisde myrtes qui étoit auprès de la ville,qui contribuoit à randre ces bains si déli-cieux , qu’on n’y alloit pas moins pour leplaisir que pour la guérison des maladies.Horace en fait mention dans ses épîtres ,/. J. ep. xv. v. 5. en ces mots fane myrtetarelíngui. Se crois, pour moi, que ces bains; de Baies, myrteta , étoient de pures étu-ves , où les vapeurs soufrées qui s’exhalgaí