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Tome vingt-deuxième.
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de la terre, causent une chaleur séchs quiprovoque la sueur. Celse, /. II , c. xvij ,parle de ces étuves de Baies d’une maniérédécisive en faveur de mon opinion ; caril s’exprime ainsi : fient calor est , ubi àterra prosusus calidus vapor cedificio inclu-ditur , ficut super Baias in myrtetis ha-bemus• ( D. f.)

MYRTIFORME, Caroncules myr-

TIFORMES , en Anatomie, petites caron-cules, ou corps charnus qui se joignent àl'hymen dans les femmes, ou plutôt quifont dans l’endroit où a été l’hymen.Voy?\ nos PI. d'Ana t. fy leur explicat. voyezau[st Caroncule.

Elles font à peu près de la grosseur desbaies de myrte, d’oà elles prennent leurnom ; quelques auteurs croient qu’ellesfont plus grandes dans les filles, & qu’ellesdeviennent peu à peu plus petites dans lesfemmes.

D’autres les font venir, avec plus deprobabilité , des membranes rompues del’hymen , dont ils croient que ce font desfragmens retirés. Vcye{ Hymen.

MYRTILLE, f. m. ( Hist. nat. Bot. )Nous nommons aussi cette plante airelle ;Sc c’est fous ce nom qu’on en a donné lescaractères.

L’airelle ou le myrtille eíl le vitis ideea ,foliis oblongis, crenatis ; frucla nigricante ,de C. B. P. Z70. & de Tournefort, Injì.rei herbar. 608. C’est encore le vacciniumcaule angulato, folds ovatts , ferratis , déci-dais, de Linnams ; Hort. Cliffort, 148 ;en anglois , wortle-wïth black , fruit.

Sa racine est menue, ligneuse, dure ,& rampe souvent sous terre. Elle pousseun petit arbrisseau haut d’un à deux piés,qui jette plusieurs rameaux grêles, angu-leux , flexibles , difficiles à rompre , cou-verts d’une écorce verte. Ses feuilles fontoblongues, grandes comme celles du buis,mais moins épaisses , vertes, lisses , oulégèrement dentelées en leurs bords. Sesfleurs nées dans les aisselles des feuilles,font d’une feule piece, rondes, creuses,faites en grelots,attachées à de courts pédi-cules , d’un blanc rougeâtre. Quand cesfleurs font passées, il leur succédé des baiessphériques, molles, pleines de suc, grossescomme des baies de genievre, creusées

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cfun nombril, d’un bleu foncé ou noirâtre,Sc d’un goût astringent tirant fur l’acideagréable. Elles renferment plusieurs semen-ces assez menues, d’un rouge-pâle.

Cette plante vient en terre maigre, auxlieux incultes, dans les bois montagneux,parmi les bruyères Sc les broussailles, dansles vallées désertes , humides & ombra-geuses. Elle fleurit en mai, & les fruitsmûrissent en juillet.

On tire le suc de cette plante, & on enfait un syrop ou un rob agréable. On rou-git les vins blancs de ce même suc, & l’onen peut tirer d’autres partis dans les Arts.(D. J.)

MYRTOS, ( Géog. anc. ) ille de la metEgée, au midi occidental de la pointe laplus méridionale de Pille Eubée. Pline ,/. IV. c. xj. dit qu’elle donnoit son nom àcette partie de la mer Egée qu’on appeloicMyrtoum mare, voyez à MARE, ì’articleMare Myrtoum. {D. J.)

MYRUS, nom qu’on a donné au mâlede la murene, Rondelet, Histoire des Poijs.part. I. I. XIV. ch. v. Voye[ MURENE,poijs m.

MYSE , ou MYSA , ( Géog. ) rivierad’Allemagne en Boheme. Elle a fa sourceaux confins du palatinat de Bavière , Sc seperd dans le Muldaw , un peu au dessusde la ville de Prague. ( D. J. )

MYSIE , ( Géog. anc. ) Myfia , contréede l’Aíre mineure , qui s’étendoit dans lesterres vers la Propontide , la Phrygie , lefleuve Hermus, & la chaîne la plus orien-tale du mont Ida ; c’est aujourd’hui unepartie de la petite Aïdide.

Les Myíiens y formoient deux provin-ces reflerrées dans la fuite par les migrationsdes Eoliens, Sc fertile en hêtres, ftórutd’où selon les apparences elles tiraient leurnom. On distinguoit la Myste en grande& petite Myste.

La petite Myste , la plus septentrionale &voisine de PHellespont, avoir la Propon-tide au nord, la Troade , au midi le montOlympe , les villes de Lampsaque, deCizique, &c.

La grande , plus méridionale & plusorientale étoit située entre ja petiteBithynie, la grande Phrygie, l : Éo!ide,^tla mer Egée. Elle avoir pour villes prinex-,Mmmm z