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Tome vingt-deuxième.
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exigeoit de lui une chose três-aisée , iiles crut , alla se laver sept fois dans leJourdain , & en sortit bien guéri. Alorsil revint avec fa fuite vers l’homme deDieu pour lui témoigner fa reconnoislànce,& fa guérison paslànt jusqu’à l’ame , ilrendit hommage au Dieu du prophètecomme à celui qui devoit être adoré partout le monde , & promit que dans la fuiteil ne sacrifierait qu’à lui seul ; c’est pour-quoi il conjura le prophète de lui permettred’emporter la charge de deux mulets dela terre d’Ifraè'l pour dresser un autel dansson pays fur lequel il offriroit des holo-caustes au seigneur. Elisée content de labonne foi & de la disposition du cœur decet étranger , n’exigea rien de plus , &ne l’assujettit ni à la circoncision , ni auxobservances légales. Naaman lui proposaune question , & lui demanda s’il lui étoitpermis de continuer à accompagner sonmaître dans le temple de Remmon , &s’il offenserait le seigneur en s’inclînantlorsque le roi appuyé fur lui s’inclineroitlui-même ; Elisée lui répondit : aile ^ enpaix , & Naaman fe sépara de lui. Cetteréponse d’EIisée fait entendre que ce saintprophète penfoit que Naaman pouvoitsanscrime & fans scandale continuer une actionqui n’étoit qu’un service purement civil ,& qu’il rendoit par-tout ailleurs au roi.Ainsi , les assistans rie pouvoient regardercette génuflexion comme un acte de reli-gion , parce que le changement de Naamanne pouvoit être secret en Syrie , mais feu-lement comme une fonction indispensablede sa charge qui l’obligeoit de donner lamain au roi dans toutes les cérémonies pu-bliques. Cependant quelques interprètescraignant avec raison Pabus que l’on pour-rait faire de la réponse d’Elisée , pourautoriser des actions semblables dans d’au-tres circonstances où elles seraient cri-minelles , traduisent cet endroit par lepassé , & font demander pardon à Naamand’avoir adoré dans le temple de Remmon ,lorsque son maître s appuyait sur lui. Cetétranger purifié de la lepre par l’eau duJourdain , est une excellente image dupeuple gentil , appelé par un choix toutgratuit de Dieu à la foi & an baptême deJesus-Christ. Ce peuple puissant & riche

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avoit de grandes qualités naturelles, maistout étoit gâté par la lepre d’infidélíté. Cefut une pauvre femme du pays d Israël quiannonça à Naaman qu’il y avoit dans Israëlun prophète à qui il falloit qu’il s’adressâtpour être guéri , & la parole du salut futportée aux gentils par des juifs assujettisà la domination romaine , & méprisés detous les autres peuples. Jesus-Christ n’estpoint allé en personne les chercher , maisil les a fait inviter par ses serviteurs davenir à lui : ils fe font présentés pour en-trer dans la maison du prophète qui eíìl’église, mais ils n’y ont pas d'abord été in-troduits. On les a arrêtés à la porte commecatéchumènes , & là j on les a instruits dela nécessité & des admirables effets dabaptême. Les sages & les grands du mondene pouvoient se résoudre â s’abaisser devantdes hommes qui n’offroient rien à leursyeux de ce que le siecle estime : ils trai-raient de folies les merveilleux change-mens que l’on attribuoit à J’application defoibles élémens * tels que l’eau commune ;mais les personnes simples qui crurent lespremieres, engagerent enfin les sages d.ipaganisme à chercher leur guérison danîles eaux salutaires du baptême , où ils pri-rent une nouvelle naissance , & se purifiè-rent de leur premiere souillure. ( -f- )

NAANSI, ( Géogr . ) peuple nombreuxde l’Amérique septentrionale, auprès desNabiri entre les Cénis & les Cadodaquios.

NAARACHA ou Noraaì , ( Géogr.sacr. ) ville de la tribu d’Ëphraïm , près lavallée des Roseaux. ( -f- )

NAAS, ( Géog.) petite ville d’Irlandsdans la province de Leinster, ap comté dasKildare , proche la Lisse , au nord-est deKildare. Elle envoie deux députés au par-lement de Dublin. Long. n , latit. £3 _ig.(D.T)

NA AI SME , f. m. ( H/Jì., nat. Botan. )c’est un arbre du Japon qui est une eí’pectîde paliurus, que Koempfer-prend pourcelui de Profper Alpinus. Son.fruit est dela grosseur d’une prune & d’un goût aus-tère. On le mange confit an sucre. Sonnoyau est pointu aux deux extrémités.

NAB, ( Géog. ) riviere d’Allemagne;elle fort des montagnes de Franconie,traverse le Palatinat de Bavière & le du-Oooo í

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