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Tome vingt-deuxième.
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6)8 N

s’aecordent en ceci, & ils ajoutent tousque N avec une barre horizontale au-cLííus, marque 9000 ; ce qui en marquela multiplication par 10 seulement ,quoique cette barre indique la multipli-cation par 1000 , à l’égard de toutesles autres lettres ; & fauteur de laméih. lat. de P. R. dit expressément dansson Recueil d'observations particulières , chap.II. num. iv. qu’il y en a qui tiennent quelorsqu’jl y a une barre sur les chiffres , celales fait valoir mille , comme V , X, cinq-rnille , dix-mille. Quelqu’un a fait d’abordune faute dans f exposition, ou de la va-leur_numérique de N feule, ou de la valeurde N barré ; puis tout le monde a répétéd’après lui fans remonter à la source^ Jeconjecture, mais fans f assurer, que N —900000 , selon la réglé générale. ( B.E. R. M.)

N , dans le Commerce , ainsi figuré N p .signifie en abrégé numéro , dans les livresdes marchands, banquiers & négocians.N. C. veut dire , notre compte. Voy. ABRÉ-VIATION. (G)

Nn N , ( Ecriture. ) cette lettre consi-dérée par rapport à fa figure , a les mêmesracines que Y m. Viyc^-e n la définition à lalettre m, ainsi que la méthode de sonopération.

N DOUBLE , en terme de Boutonnier , unOrnement ou plutôt un rang de bouillonqui tombe de chaque côté d’une corde-liere ou d’un épi fur le rostage, & quiavec l’épi ou la cordeliere, forme à peuprès la figure de cette lettre de l'alphabet.Vtye{ Epi, Cordeliere & Bouillon.N A

NA ouNAGI, subst. m. ( Hist,nat.Bot .)efpece de laurier fort rare qui passe aulapon pour un arbre de bon augure. IIconserve ses feuilles toute l’année. Desforêts où la nature le produit, on le trans-porte dans les maisons, 8 c jamais on nel’expofe à la pluie. Sa grandeur est celled u cerisier : le tronc en est fort droit ;son écorce est de couleur bai-obscur ; elleest molle , charnue, d’un beau verd dansles petites branches, & d’une odeur desapin balsamique : son bois est dur, foi-,file & presque sans fibres ; fa- moelle est à

N A

peu près de la nature du champignon , &prend la dureté du bois dans la vieillessede l’arbre. Les feuilles naissent deux à deux,fans pédicule ; elles n’ont point de nerfs ,leur substance est dure, enfin elles ressem-blent fort à celles du laurier d’Alexandrie.Les deux côtés font de même couleur,lisses, d’un verd obscur avec une petitecouche de bleu tirant fur le rouge , largesd’un grand pouce & longues à proportion.Sous chaque feuille sortent trois ou quatreétamines blanches, courtes, velues, mê-lées de petites fleurs qui laissent, en tom-bant , une petite graine rarement dure ,à peu près de la figure d’une prune sauvage,& d’iifl noir purpurin dans fa maturité :la chair en est insipide & peu épaisse. Cettebaie renferme une petite noix ronde dela grosseur d’une cerise , dont l’écaille estdure & pierreuse , quoique mince & fra-gile. Elle contient un noyau couvert d’unepetite peau rouge , d'un goût amer & defigure ronde, mais surmonté d’une pointequi a fa racine dans le milieu du noyaumême.

NAALOL , ( Géogr. facr. ) ville de latribu de Zabulon , qui appartenoit auxLévites de la famille de Merari. Les enfansde Zabulon en épargnèrent les habitans :Zabulon. non delevit habitatores terrœ Naa-lol. ( -f- )

NAAMAN, beau , ( Hist.facr. ) seigneurSyrien , général de farinée de Benadad ,homme riche & vaillant , & en grandcrédit auprès de son maître. Naaman étoittout couvert de lepre, & n’ayant pointtrouvé de remede contre son mal, il suivitf avis que lui donna une jeune fille juivequi étoit au service de fa femme , & ilvint à Samarie trouver le prophète Elisée.Quand il fut à la porte , le prophète vou-lant éprouver la foi de ce seigneur, & luxmontrer qu’un ministre de Dieu ne doitfe laisser éblouir ni par féclat des richesses,ni par le faste des grandeurs humaines »lui envoya dire par Glezi, son serviteur ,d’aller fe laver sept fois dans le jourdain ,& qu’il feroit guéri. Naaman mécontentde la réponse du prophète,' & de ta’ma-niéré peu civile dont il favoit reçu ‘s’eraretourrioit tout indigné ; mais fes servi-teurs lui ayant représenté que le pr«phete