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NABIANI, ( Géog. anc. ) peuples erransde Sarmatie asiatique, selon Strabon, quiles place fur le Paius-méotide.
NABIRI, ( Géog. ) peuple de l’Amé-rique septentrionale dans la Louisiane, ilhabitoit au dernier íïecleauprès des Naansi,mais il s’est retiré plus bas au nord de lariviere Rouge, & il a maintenant change'de nom. (D. J.)
N ABLE ou NEBEL , ( Mufiq. ìnfir.ées Héb. ) c’eíì la méme chose que nablum ;on le nomme encore quelquefois nnulum.
Quoique quelques auteurs hébreux pré-tendent que le nable étoit une espece decornemuse , cependant la plus grandepartie & les plus fa vans s’accordent tousà en faire un instrument à corde, quel’on pinçoit ou que l’on touchoit avec un
pkclrum.
Don Calmet , après les septante , rendle nable psaltérion ; dans ce cas il différéde la cithare ou azur qui, suivant le mêmeauteur , n’étoit autre chose que la harpe ;il en différé , dis je, en ce que son ventrecreux étoit en haut, & qu’on touchoitpar le bas les cordes tendues du haut enbas.
Mais Kircher donne dans fa musurgieune toute autre figure au nable : cette figureprouve que cet instrument étoit à peu prèsle psaltérion moderne , car pour en joueril falloit le poser à plat, les cordes enhaut, & frapper ces cordes avec une ba-guette ou pleârum , ou les pincer avec lesdoigts ; cette derniere façon de jouer dupsaltérion moderne ou tympanon est en-core usitée , sur-tout en Italie. Au reste,Kircher assure avoir tiré la figure du nebeld’un ancien manuscrit du Vatican , & c’estce qui me feroit préférer fa figure à cellede D. Calmet, qui ne tire la sienne quede descriptions assez vagues, & qui supposeprouvé que le nable Sc le psaltérion sont leméme instrument.
II paroît par différons auteurs que lenable avoit tantôt plus, tantôt moins decordes. Dans le scillte haggiborim , on luien donne vingt-deux , faisant trois octaves ;
1 historien Josephe ne lui en donne quedouze. ( F. D. C. )
NABLUM, s. m. (Musiquedes Hébreux .)en hébreu «éfc/finstrument de musique ehez
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les Hébreux. Les septante Sc la vulgate tra-duisent quelquefois ce mot par pjalterìon ,lyra, cythara , & plus communément parnablum. C’étoit, à CQ que conjecturentquelques critiques, un instrument a cordes,approchant de la forme d’un A, dont onjouoit des deux mains avec une especed’archet. Voye ^ la dìjfertation du P• Calmetsur les ínstrumens de musique des anciensHébreux. (D. J.)
NABO , f. m. ( Mythol. ) ou Nebo ;grande divinité des Babyloniens, laquelletenoit le premier rang après Bel. II en estparlé dans Isaïe, ch. xlvïij. Voffius croicqueNabo étoit la lune , & Bel le soleil ; maisGrotius pense que Nabo avoir été quelqueprophète célébré du pays, & ce sentimentferoit conforme à l’étymologie du nom,qui, selon S. Jérôme , signifie celui quipréjìde à la prophétie. Les Chaldéens Sc lesBabyloniens, peuples entêtés de l’Astro-logie , pou voient bien avoir mis au rangde leurs dieux un homme supérieur en cetart. Quoi qu’il en soit, la plupart des roisde Babylone portoient le nom de ce dieujoint avec le leur propre. Nabo-Nassar,Nabo polassar , Nabu-fardan , Nabu cho-donosor, &c. Au reste le Nabahas des Hé-viens étoit le même dieu que Nabo.(D. J.)
Nabo , ( Géog. ) ou Napon ; cap du Japonque les Hollandois nomment Cap. de Garée.C’est le plus septentrional de la côteorientale de la grande ille Niphon , par lesjgd. 4.5'. de lat. nord. ( D. J. )
NABONASSAR , ( Chronologie. ) L’erede Nabonaffar est célébré : nous ne savonspresque rien de l’histoire de ce prince ,sinon qu’il étoit roi de Babylone, & qu’onl’appeloit austì Belesus, quoique suivantquelques auteurs il soit le même que leBaladan dont il est parlé dans Isaïe, xxxjx.& dans le second livre des rois, xx. r r.Quelques uns même conjecturant qu’ilétoit mede , & qu’il fut élevé fur le trônepar les Babyloniens, après qu’ils eurentsecoué le joug des Medes.
Le commencement du régné dece Princeest une époque fort importante dans lachronologie , par la raison que c’étoit yselon Ptolomée, l’époque du commence-ment des observations astronomiques des