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M. Bazin , correspondant de Pacade'mieroyale des sciences de Paris, a fait impri-mer il y a quelques années à Strasbourgun petit ouvrage dans lequel il examinepourquoi les bêtes nagent naturellement,& pourquoi au contraire l’homme est obligéd’en chercher les moyens. II en donne desraisons prises dans la différente structure ducorps de l’homme & de celui des animaux;mais ces raisons font différentes de cellesque nous avons apportées ci-deífus. Selonlui les bêtes nagent naturellement parce quele mouvement naturel qu’elles font poursortir de l’eau quand elles y font jetées,est un mouvement propre par lui-même àles y soutenir : en effet, un animal à quatrepiés qui nage est dans la même situation ,& fait les mêmes mouvemens que quand ilmarche fur la terre ferme. 11 n’en est pasde même de l’homme ; l’effort qu’il feroitpour marcher dans l’eau , en conservantla même situation que quand il marchenaturellement, ne serviroit qu’á le faireenfoncer, ainsi l’art de nager ne lui peut êtrenaturel.
Nager , taâion de nager , ( Médecine. )il y a peu de maladies chroniques danslesquelles la nage soit bienfaisante, auffil’ordonne-t-on rarement ; on prend cetexercice seulement en été ; il maigrit lespersonnes pléthoriques , facilite la trans-piration , échauffe, atténue , & rend ceuxqui y sont accoutumés moins sensibles auxinjures de f air , la nage ou le bain dans lamer est salutaire à ceux qui sont attaquésd’hydropisie, de gales, de maladies inflam-matoires,d’exanthemes,d’élephanthiasis, defluxions fur les jambes, ou fur quelqu’autrepartie du corps.
La nage , soit dans l’eau douce , soitdans seau salée , qui est trop fraîche ,porte à la tête ; & si on y demeuretrop long - temps , fa fraîcheur attaque lesnerfs.
La nage dans l’eau naturellement chaudepeut être auffi préjudiciable, cependant biendes gens s’y exposent sans en être endom-magés.
La nageÇe fàisoit anciennement en se pré-cautionnant & se préparant contre tousles accidens , soit par les onctions , soitpar les frictions, & en se précipitant de
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quelque lieu élevé. Oribase,/rv. ÏF s chap.
xxvij.
La nage a les mêmes avantages & lesmêmes inconvéniens que le bain , ainsi onpeut la considérer comme un exercice ;car on s’y donne de grands mouvemensqui font fort salutaires. Voye\ Gymn ASE& Gymnastique. Quant à son avantagecomme bain , voye{ B AIN. C’esl la meil-leure façon de se laver & nettoyer le corpsquand on peut la supporter.
Nager A SEC, ( Maréchal !.) opérationque les maréchaux ont inventée pour leschevaux qui ont eu un effort d’épaule ;elle consiste à attacher la jambe saine enfaisant joindre le pié au coude , au moyend’une longe qu’ils passent par dessous legarot, & dans cet état ils contraignent lecheval à marcher à trois jambes, & parconséquent à faire de nouveaux efforts furla jambe malade, fous prétexte que par cemoyen il s’échauffe l’épaule , & qu’ainsi lesremedes pénètrent plus avant,les pores étantplus ouverts ; mais il est aisé devoir que cetexpédient ne fait qu’irriter la partie, aug-menter la douleur, & rendre par consé-quent le mal plus considérable qu’il n’étoit.
NAGERA , autrement N AXER A ,( Géog. ) ville d’Espagne, dan s la nouvelleCastille , au territoire de Rioja, avec titrede duché. Elle est fameuse par la bataillede 1369 , & est située dans un terrain tres-ser ti le , fur le ruisseau de Nagerila , à 11lieues N. O. de Calahorra , sz N. E. deMadrid. Long. 15. 15. la t. 4a. zg. (D. J.)
N AGI A, ( Géog.anc. ) ville de l’Arabieheureuse, dans le pays des GébanitesselonPline, lìv. VI. chap. xxviij. qui ajoute quecette ville étoit très-grande ; on n’en ccn-noît pas même aujourd’hui les ruines.
N AGI ADE ou NÉGED, {Géog.) petiteprovince de l’Arabie, dans laquelle la villede Médine est située. Voy. Médine.
NAGIAGAH, ( Géog. ) petite ville dupays de Nabafchac , qui est l’Ethiopie. Elleest à huit journées de Giambita, fur unerivière qui se décharge dans le Nil. On ditqu’au-delà de ce bourg en tirant vers lemidi on ne trouve plus de lieu qui soithabité.
NAGIDOS , {Géog. anc.) ville situésentre la Pamphylie & la Cilicie selon Stra>