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Tome vingt-deuxième.
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cependant aucnn d’eux n’est resté difforme, ,& sont au contraire bien proportionnés ; ilsn’ont jamais porté de corps, & nul artn’a été employé pour rectifier la nature.

Je trouve dans l’histoire d’Angleterrel’oppofé de ces deux nains. En 1731 unpay r an du comté de Berks amena à Londresson fils âgé de fix ans, qui avoir près decinq piéî d’Angleterre de haut, robuste ,fort, & à peu près de la grosseur d’unhomme fait. ( D. J.)

Outre les nains dont il est parlé danscet article , les transactions philosophiquesde la société royale de Londres pourl’année. 1750. , font mention de deuxautres nains. Le premier , mesuré avecsoin par M. Anderon de Norwich & M.Erskene Baker , s'est trouvé avoir trente-histt ponces d’Angleterre de hauteur , ycompris ses souliers, fa perruque & sonchapeau ; & il pefoit trente-fix livre* avectous ses habits. Comparé à un enfant detrois ans & neuf mois, il lui reííèmbloitast'ez pour la taille , les autres proportionsdu corps & son poids : il avoit alorsvingt-deux ans. L'autre nain étoit beau-coup plus pet't, n’ayant pas tout à faitdeux piés & demi de haut, & ne pesantque douze livres : il est vrai qu’i! étoitun peu plus jeune. C’étoit un Gallois dequinze ans , qui, à cet âge , portoit furson visage les caractères de la vieillesse laplus décrépite, & en avoit toute la foiblesse, ,& presque l’insensibilité.

Nains , s. m. pi. ( Htjí. moi. ) ces sortesde pygméesdanslaraee humaine font recher-chés pourries amusemens du grand- seigneur ;jls tâchent de le divertir par leurs singeries,& ce prince les honore, souvent de quelquescoups de pie. Loifqu’il se trouve un nainqui est né sourd, & par conséquent muet ,il est regardé comme le phénix du palais ;.on l’admire plus qu’on ne feroit le plus belhomme du, monde ,.Jur-tout si ce mago esteunuque ; cependant ces trois défauts quidevroient rendre,un homme méprisable,forment, à ce que dit M. Tourneíòrt,. laplus parfaite de toutes les créatures, auxyeux & au jugement des Turcs. {D. J)

Nain , ( Jardinage. ) est un arbre debasse tige que l'on nomme aussi buijson ( K )

NAlM.ni.OiUiS.rKS , pi, (, Cotunu. ) j

N AI

draps fins d’Angleterre , tous fabriqués dslaine d’Efpagne, & destinés pour le levant.

NAIRANGIE, f. f. efpece de divinationqui est en usage parmi les Arabes, & quiest fondée fur plusieurs phénomènes dusoleil & de la lune , voye{ DIVINATION ,ce terme est formé de l’arabe nairan ,pluriel de nair , lumière. ( G )

N AIRES, NAHERS ou NAYERS ,( HìJì. mod.) c’est le nom que les Malabaresdonnent aux militaires de leurs pays, quiforment une classe ou tribu très-nombreufe y& qui, comme ailleurs, fe croit infinimentau dessus du reste de la nation ; c’est dan scette tribu que les rois ou souverains duMalabare choisissent leurs gardes-du-corps.Les Malabares portent l’orgueil de la nais-sance à un point d’extravagance en-core plus grand qu’en aucune contréede FEurope ; ils ne veulent pas même souf-frir que leurs alimens soient préparés pardes gens d’une tribu inférieure à la leur ;ils ne souffrent pas que ces derniers en-trent dans leurs maisons, & quand parhasard cela est arrivé, un bramine estobligé de venir faire des prières pour pu-rifier la maison. Une femme ne peut pointépouser un homme d’un rang inférieur ausien , cette mésalliance feroit punie parla mort des deux parties : or si la femmeest de la tribu des nambouris, c’est-à-dire,du haut clergé où de celle des bramines 3le souverain la fait vendre comme une estclave. Les faveurs d’une femme de qualité,,accordées à un homme d’une tribu infé-rieure, non feulement coûtent la vie 3 ce:dernier lorsque l’intrigue vient à fe décou-vrir , mais encore les plus proches païensde la dame ont le droit pendant trois joursde massacrer impunément tous les parentdu coupable..

Malgré la fierté des naïres > ils fervent:communément de guides aux étrangersaux voyageurs, moyennant une rétribu-tion très-légere. Ces naïres font, dit-on 3 .sifideles qu’ils fe tuent, lorsque celui qu’ils,conduisent vient à être tué sur la route..Les enfans des naïres portent un bâton*qui indiquent leur naissance; ils fervent:auffide guides & de fureté aux étrangers»,paixe. que lès voleu?» malabares,cnt.poi*#.