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Tome vingt-deuxième.
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N A !

principe de ne jamais faire de mal aux .

enfans. , .

NAIRN , ( Gcog .) petite ville d’Ecosse ,chef-lieu d’une contrée de même nomappelée communément The Sbire osNairn.Sa capitale est à l’embouchure de la rivierede Nairn, dans la Province deMurray, à3 f lieues N. O. d’Edimbourg, m N, O.de Londres.. Long. 14, ra. lat. 57. 42..{D. J.)

NAISAGE , f. m. ( Jurispr. ) droit defaire rouir son chanvre 011 son lin dansune riviere , étang ou autre place remplied’eau.

On entend auífi par naisage le droit quele seigneur ou propriétaire de Peau por-toit en quelques endroits pour la permis-sion par lui accordée de mettre rouir duchanvre ou du liiv dans son eau. Foye^Revel, sur les statuts de Bresse , p. íjS. Col-let , sur les statuts de Savoye , l. III. sed. Z.

mg- 96 - & Roise & Roteur. (AsNAISER, voyei Rouir.

NAISSANCE NATURELLE, exclu-sion d’un fétus achevé hors de la matriceparle vagin. Voy. FÉTUS, DÉLIVRANCE.

La naissance prématurée s’appelle avor-tement. Voye1 AVORTERENT,AVORTER& Faux-germe.

Naissances extraordinaires , celles qui arri-vent par la voie del’anus, du nombril,, dela bouche, &c. Voye{ DÉLIVRANCE..

Au sujet du nombre des naissances, voy eçMariage , & la proportion observée desnaissances aux mariages , des naissances auxenterremens, & des naissances mâles à cellesdes femelles.

Naissance, f.s. (Sociétécivile.) race,extraction illustre & noble ; c’eíl un heu-reux présent de la fortune , qu’on doit con-sidérer & respecter dans les personnes quien jouissent, non seulement par un prin-cipe de reconnoissance envers ceux quiont rendu de grands services à l’état, maisaussi pour encourager leurs descendans àsuivre leurs exemples. On doit prendre lesintérêts des gens de naissance , parce qu’ilest utile à la république, qu’il j ait deshommes dignes de leurs ancêtres: les droitsde la naissance doivent encore être révérés,parce qu’elle est le soutien du trône. Sishn. akiî Jes colonnes j/qué deviendra Pé»

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difice qu’elles appuyoient. De plus la nais.sance paroît être un rempart entre le peu-ple & le prince, & un rempart qui lesdéfend contre les entreprises mutuellesde l’un fur l’autre ; enfin, la naissancedonne avec raison des privilèges dislinctifs,& un grand ascendant sur les membres d’unétat qui font d’une extraction moins élevée..Aussi ceux qui jouissent de ce bonheur,,o’ont qu’à ne rien gâter par leur conduite ,.pour être sûrs d’obtenir légitimement dejustes préférences fur les autres citoyens.

Mais ceux que la naissance démêle heu-reusement d’avec le peuple, & qu’elle ex-pose davantage à la louange ou à la cen-sure, ne sont-ils pas obligés en conséquencede soutenir dignement leur nom ? Quandon se pare des armes de ses peres, nedoit-on pas songer à hériter des vertusqu’ils peuvent avoir eues ? autrement, ceuxqui vantent leurs ancêtres , fans imiterleurs belles actions, disposent les autreshommes à faire des comparaisons qui tour- •nent au désavantage de telles personnes,qui déshonorent leur nom. Le peuple estsi porté à respecter les gens de naissance ,qu’il ne tient qu’à eux d’entretenir ce favo-rable préjugé. En voyant le jour ils entrenten possession des honneurs : les grandsemplois, les dignités, le maniement desaffaires, le commandement des armées,tombent naturellement dans leurs mains.,De quoi peuvent-ils se plaindre que d’eux- •mêmes, quand f envie & la malignité !es>attaquent? Sans doute , qu’alors ils ne sonspas faits pour leur place , quoique la place :semblât faite pour eux..

Gn reprochoit à Cicéron , d’ètre unhomme, nouveau ; la réponse est toute 'simple: j’aime mieux, répondit-il, brillerpar mon propre mérite, que par un nomhérité de mes ancêtres ; & il est beau de :commencer fa noblesse par les exemples devertu qu-’on laisse à fa postérité. Satins est 'enim■ me meis rébus J.lorere , quant majorum'opinione niti , & ità vivere , ut ego stm potiusmece nobilitatìs initium & virtutis exemplum „.A la- vérité on soupçonne les gens qui ttiennent ce propos, de faire, si l’on peut:parler ainsi, de nécessité vertu. Mais queedire à ceux qui ayant en partage une grandei.tiaissgnci 3 ,e» comptent gpur rien sériât-,