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Tome vingt-deuxième.
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grande que celle du porphyre, du jaspe oudu caillou : d’où M. de Justi condud quec’est une pierre d’une nouvelle efpece.

NANQUE, s. tn. ( Comm. ) c’est le pluspetit poids des cinq dont on se sert parmiles habitans de Madagascar, pour peserî’or & l’argentr il ne pese quç dix grains,au-dessus font le sompi, levari, le sacare& le nanqui. Voyeq SoMPI, &c. Diâion-naire de Commerce. (G)

NANQUI, s. m. (Comm.) c’est aussiun des cinq poids dont les habitans de l’illeDauphine ou Madagascar en Afrique seservent pour peser for & f argent ; il n'aau-dessous de lui que le nanque , qui vautsix grains, & au-dessus le sompi, le vari& le sacare , dont le sompi, qui est le plusfort, revient à la dragme ou gros, poidsde l’Europe ; le nanqui en est le demi-sciu-pule. Voye-q SOMPI, SCRUPULE. Diction-naire de Commerce. ( G )

NANSOO, ( Hif. nat. Botan.) c’estune plante du Japon à grandes feuillespointues, dont les baies font très-chaudes:c’est ce qu’on appe’de dracunculus.

NANTERRE, (G%. ) en latin mo-derne Neptodurum ou Nemetodurum , bourg

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à deux lieues de Paris, connu par la nais-sance de sainte Ge'nevieve, morte en 511â Paris, dont elle est la patrone. La tradi-tion veut ridiculement que cette sainte fûtune paysanne, une gardeuse de moutons.Plusieurs peintres ont été sideîes à nous lareprésenter en bergere, avec un bavolet,une quenouille à la main, & gardant untroupeau ; mais l’exhortation que lui sicsaint Germain , évêque d’Auxerre , derenoncer à la braverie , & de ne plus porterà l’avenir aucun bijou , seroit une exhor-tation risible, si elle avoir été adressée àune pauvre paysanne. II est cependant vraique nous ne savons rien de la vie de cetteillustre sainte : les temps font trop éloignés,& dans le v. íiecle nos plus savans chrétiens,nos évêques se bornoient à prédire f avenirpar l’inspection de la sainte Ecriture. Tou-tefois Nanterre a gagné dernièrement, parla naissance de sainte Génevieve, réta-blissement d’un college, où les religieuxde son nom instruisent la jeunesse. (D. J.)( a )

NANTES, Comté de, ( Géog. ) oupays Nantais , il est divisé en deux partiespar la Loire : on nomme l’une la partieíoutre-Loire-. & l’autre la partie d'en-deçala

( a ) Le P. Bernard , Génovéfain , mort curé-prieur de Nanterre en 1772, a rendu cevillage ou bourg presqu’aussi célébré de notre temps, que sainte Génevieve l’avoit illustré.Ce célébré prédicateur , qui unisson à l’éloquence le talent de la poésie , a donné une nou-velle vie au colleoe de Nanterre , tenu par ses confrères lous la protection du duc d’Orléans.

On se rappelle bétonnante sensation que fit sa péroraison du discours fur la religion le jourdes rois , fur l’attentat de l’exécrable Damien , commis le 5 janvier 1757. II n’en fit pasmoins par son excellent discours fur l’obligation de prier pour les rois, prêché dans l’église desaint Louis , le 5 septembre 1769. Ce sermon ajouta un rayon éclatant à la réputation duP. Bernard.

On remarqua ces réflexions si justes fur les prétentions ultramontaines. « Ce n’est point» la religion , c’est le préjugé, c’est l’adulation quia enfanté l’idée d’un tribunal imaginaire ,» juge des rois , dans ce qui concerne le temporel : arbitre du serment de fidélité , qui lie» le peuple au souverain par des liens indissolubles. La France , toujours zélée pour les» bonnes reg’es , a réclamé hautement de tous temps contre cette dangereuse opinion ; &» le décret solennel d’une de nos assemblées du clergé fera éternellement en bénédiction„ dans le royaume. Le siégé de S. Pierre , centre de l'unité catholique , a bien d’autres« prérogatives réelles , que nous nous faisons un devoir de révérer, fans qu’on essaie de lui» en prêter de chimériques.

» La religion a toujours prêché la soumission aux maîtres du monde. Si dans quelques» écrits ténébreux , vil fatras de fophismes & d’hypothefes , il s’est glissé des maxime»» contraires , la religion indignée les dévoue à une exécration éternelle , & s’écrie avec» émotion : Ce n’est pas moi qui ai dicté ces blasphèmes».

Germain Brice rapporte qu’il se consomme à Paris cinquante mille bœufs , sept cens millemoutons , cent ving-finq mille veaux , & quarante mille cochons , dont le seul village deNanterre fournit jusqu’k yingt-deux mille par année. ( C. )