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rivières la traversent, & cependant ellesne donnentpas quelquefois aíìez d’eau pourarroser les champs de riz, & pour fairealler quelques moulins. Voye^ de plus grandsdétails dans Koempfer. Long. suivant lemême Koempfer, 131. lat.3z: 36. Long. sui-vant Harris, *45 d . r6". 25". & suivant leP. Spinola, r 46. ij. 30. lut. suivant ce der-nier , 13,43. Mais je m’en tiendrois plus vo-lontiers à l’estimation de Koempfer. {D. J.)
NANGIS ( Géog. ) petite ville de Fran-ce dans la Brie, diocèse de Sens, avectitre de marquisat : elle est à 14 lieues deParis. Long. zo. 38. lat. 4§. 33.
C’est la patrie de Louis Carré, fils d’unbon laboureur. Son pere vouloir qu’ilfût ecclésiastique , pour le sauver de I’indi-gence, mais il aima mieux tomber dansl’indigfenceque de se faire ecclésiastique. LeP. Mallebranche le prit pour écrire souslui ; il devint métaphysicien , géomètre , &de l’académie des Sciences. Il a donné lepremier corps d'ouvrage qui ait paru fur lecalcul intégral ; il est vrai qu’il y commitplusieurs fautes , mais il les reconnut fansdétour. II mourut en 1711, âgé de 48 ans ;il fit l’académie fa légataire universelle ,c’est-à-dire, qu’il lui laissa quelques traitésqu’il avoir composés fur des sujets de phy-sique & de mathématique. ( D. J.)
NANKIN , ( Géog. ) autrement Kiang-ntng , fameuse ville de la Chine dans laprovince du même nom, dont elle est lapremiers métropole. Selon les Chinois ,elle surpaífoit toutes les villes du mondeen magnificence, en beauté Lt en grandeur,quand les empereurs y tenoient leur cour.Aujourd’hui elle est fort déchue de son an-cien état, quoiqu’on dise qu’il y a autantde monde qu’à Pékin : on en fait monter lenombre à un million d’habitans. Le palaisimpérial, qui avoir une lieue de circuit,n’est plus qu’une masure de ruines. Long.suivant Caíïïny , z55. 55'. 30" lat. 7'. 45''.
NANNETES , ( Géog. anc. ) peuplesde laGau’e celtique au diocèse de Nantes ,selon Jules César , l. III. c. jx. Presquetous les autres écrivains disent Namnetesau lieu de Nannetes. Strabon,/* les metdansl’Armorique ,aux frontières de l’Aqui-taine. Ce font les , Namnetes de
Pçolomée ,/.//, c. vìij , & leur ville s’ap-
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peloit Condìvìenum. Elle étoit située fur laLoire , au lieu où est aujourd’hui la villede Nantes. Dans le moyen âge, commecela est arrivé à beaucoup d’autres villes »celle de Condìvìenum. perdit son ancien nompour prendre celui du peuple ; & non-seulement on l’appela cìvìtas Namnetum &cìvìtas Nàmnetica ; mais même on se con-tenta de l’appeler simplement Namnetesou Namnetce , comme Ptolomée , d’où s’estformé le nom vulgaire de Nantes. VoyeçNantes. ( D . J .)
NANNIEST, pierre de, {ust. nat.)pierre précieuse fort singulière, découverteen I75Z à Nanniefl en Moravie, & dontM. de Justi a le premier donné la descrip-tion dans un ouvrage allemand qui a pourtitre: Nouvelles vérités relatives à t histoireNaturelle , &c. Partie 1 .
Cette pierre est d’un blanc de lait, très-peu transparente, & même tout à saieopaque , pour peu qu’on lui laisse d’épais-seur. Elle est entièrement traversée pardes raies d’un brun rougeâtre , qui appro-che souvent de la couleur de l’améthysle :ces raies , qui ne font pas plus larges quela moitié d’une paille', ont pénétré toutela pierre ; & un lapidaire de Vienne quiétoit présent à la découverte, a astuté M.de Justi que ces raies ou lignes marchoientparallèlement , & comme si on les eûttracées avec une réglé l’espace de dix âdouze piés, & continuoient, suivant touteapparence, à s’étendre de même danstoute la couche dont cette pierre est com-posée. Comme le blanc de cette pierre ade la largeur , le comte de Haugwitz, quien est le propriétaire, en a fait tailler &polir des morceaux, pour en faire destables, des guéridons, &c. De plus, toutela pierre est remplie de petits grenats quilui font si forcement attachés, qu’ils nes’en détachent point, & qu’ils prennentle poli avec elle. Cette pierre prend untrès-beau poli; elle est plus dure que lemarbre, mais elle l’est moins que l’agatheou la chalcédoine ; elle ne peut point êtremise au rang des marbres, vu qu’elle nefait aucune effervescence avec les acides ;elle ne fait point feu lorsqu’on la frappeavec un briquet ; son tissu différé de celuidu spath, & sa dureté n est point aulfi