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Tome vingt-deuxième.
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Bembo lui fit celle-ci qui est d’une lati-nité plus pute.

Da Jacro cìntri illi flores ; hic ille Maroni.

Syncerus Mufâ proximus , & tumulo.

Mariai {Jean-Baptiste) connu fous le nomde Cavalier marin , naquit à Naples en I 5 6 9 ,& fe fit de la réputation par ses poésiesitaliennes, on estime fur-tout son, poèmed Adonis : il est mort en i6zs.

Bore.lli ( Jean Alphonse. ) célébré mathé-maticien , est connu de tous les gens de’ art par deux excellons traités, l’un de■ iotu animalìwn , & l’autre de vi percujjío-nts , imprimé à Rome en 1680, in-Afl. 11mourut dans cette ville le 31 déc. 1699.

Gravina {Janus Vmcentius) littérateur &célébré jurisconsulte , a été successivementcomblé de bienfaits par Innocent XII. &parClementXl.il mourut à Rome en 1718,a §8 ans.La meilleure édition de ses ouvragesest celle de Leiplic en 1737 , in-úfl. avecles notes de Malcovius : on regarde festrois livres de i’origtne du Droit, originutnJuris -, lib' i tres , comme le plus excellenttraité qui ait paru jufqu’ici fur cette ma-tière.

Je puis nommer certainement troisgrands artistes napolitains, f’un en pein-ture , l’autre en sculpture , & le troisièmeen musique.

Rofa {Salvator) peintre & graveur, na-quit en 161 f, il a fait des tableaux d'his-toire , mais il a principalement réussi àpeindre des combats , des marines , dessujets de caprice, des animaux, des figu-res de soldats, & sur-tout des paysages,dans le r quéls on admire le feuillet de fesarbres ; on a aussi quelques morceaux gra-vés de fa main qui font d’une excellentetouche. Il mourut à Rome en 167;.

Berr.im {Jean-Laurent, surnommé le Cava-lier) né en r 5.98 , mort en 1680 , étoit ungénie bien rare p tr fes ta'ens merveilleuxdans la sculpture & ['architecture. Il a em-belli Rome de plusieurs monumens d'ar-chitecture qui font ['admiration des con-noiffeurs ; tels font le maître-autel, le ta-bernacle, & l.i chaire de l'églife de saintPierre, la colon; de qui environne la placede cette église, les tombeaux d’UrbainVIU & d’Alexandre 1 II, la statue équestrede Constantin 3 la tonuiae ds la place Na-

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von s , stc. tons ces ouvrages ont une élé-gance , une expression dignes de ['antique.Personne n’a donné à íes figures plus devie , plus de tendresse , & plus de vérité.Louis XIV l’appela à Paris en 1665 , pourtravailler au dessin du Louvre, & le ré-compensa magnifiquement, quoique lesdessins de Claude Perrault aient été pré-férés aux siens pour la façade de ce bâti-ment du côté de saint Germain l’Auxer-rois.

Le Vergoùfe , un des plus grands musi-ciens de ce íiecle ; son mérite supérieur &cprématuré parut un crime aux yeux del’envie. On sait que Pécole de Naples est laplus féconde en génies nés pour la musique jm sis personne ne l’a porté plus loin que lePergoììfi , dans sage où l’on est encorefous la discipline des maîtres ; la facultéde la composition , la science de ['harmo-nie , & la richesse de la mélodie. Sa mitsique parle à ['esprit, au cœur, aux passions.Ses ouvrages font des chefs-d’œuvre, lajerva Padrona ; il maestro di mufica inter-mèdes ; un Salve regina , & le Stabat mater tqu’on regarde comme son chef-d’œuvre 3il est mort à l’âge de zi ans, en finissantla musique du dernier verset. (D. J.)

NaPLES , ( royaume de, ì ( Géog. ) grandpays d’Italie , dont iî occupe foute la par-tie méridionale. II est borné au N. O. patl’état ecclésiastique, & de tous les autrescôtés par la mer. II a environ 300 milles delongueur, & près de 80 milles de largeur.Les tremblemens de terre y font fréquens;mais d’ailleurs c’est une contrée déli-cieuse, oùl’air est très-fain, & la terre très-fertile en grains, vins, & fruits ex-cellons. On divise ce royaume en douzeparties, savoir la terre d’Orante, celle deBarri, la Capitanate, le comté de Molife „l’Abruzze ultérieure & citérieure, la Basi-licate, la Principauté citérieure & ulté-rieure , la terre de Labour. II y a quantitéde fleuves, mais qui doivent tous être con-sidérés comme des torrens.

Cet état, le plus grand de l’Italie, pafîadans le v. siecîe de la domination des Ro-mains à celle des Goths, ensuite les Lom-bards en furent les maîtres , jufqu’à ce queleur roi Didier eût été vaincu & pris pat*Ciiarlemagns, Les ensans de ce grand an-