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Tome vingt-deuxième.
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'Rémi, où il reste deux monumens ssar-chitecture qui appartiennent aux meilleurstemps. Voyez SAINT - REMI en Pro-vence.

Lutevaou Loteva, Lodeve, ville des Lute-V ani , où étoit austi un lieu nommé ForumJSJeronis, marché établi par Claude TibereNéron.

Nîmes , Nemaufus Arecomicorum , étoit,'du temps même d’Auguste,une ville con-sidérable & une colonie distinguée ; lamaison quarrée fut consacrée en Phonneurde Caius & de Lucius César , enfansadoptifs d’Auguste , princes de la jeu-nesse, Pan de Rome 754. Voyez ci-apresNîmes.

Pifcenee est Pezenas fur la Peine, à troislieues d’Agde , & non Pe^enes , village àtrois lieues de Pezenas, comme Pa cru M.Astruc.

Les Sanagenfis avoient pour capitale Sani-cium , Senez.

Les Toulousains Teclofages , st tués entreNarbonne & la Garonne , avoient Tou-louse pour capitale : cette ville ayant passéau pouvoir des Romains pendant la guerredes Cimbres , fous le consulat de Caepio ,devint colonie : elle étoit déja bâtie ,selon Justin , au temps de l’irruption desTectosages dans la Grece , qu’on peutfixer à Pan de Rome 475. M. Leibnitza mal à propos prétendu que les Tec-tosages de Brennus étoient non pas desGaulois , mais des Germains. VoyezTolosa.

Elufio où demeuroit Sulpice Severe , quiétoit une manfio à 30 milles de Toulouse ,sur la route de cette ville à Carcassonne, estplacée par M. Astruc au village de la Bastided’’Anjou, par M. de Valois à Lux , & parPaillot à Álsonne , qui se trouve à douzelieues de Toulouse, ce qui feroit quarante-huit milles.

Les Tarafeonienfes se reconnoissent àTarascon : la cité des Vocontiens est Vaison& le Oiois. Une pierre conservée à Vaison,prouve que les anciens habitans avoientdéifié leur ville ; on y lit Marti & VajíonìTacitus. Voy. VASSO.

Les Avantici qu’Hermolaus Barbanus fixe* A vcndb.es, en Suisse, doivent être placés à

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l’endroit où est aujourd’hui le lieu d 'Avan-çon, entre Gap & Embrun.

Digne, étoit une des villes des Bodioni-tici : avant que Galba eût joint les deuxpeuples à la NarbonnoiJ'e , ils saisoient partiedes Liguriens placés dans les Alpes, entreles Cisalpins & les Transalpins , dont lepays, après qu’Auguste les eut vaincus, futréduit en province fous le nom d’ Alpesmaritimes.

La longueur de la Narbonnoife que Pline,d’après Agrippa , porte à 170 mille pas,avoit environ 68 lieues ; & la largeurque cet écrivain fixe à 258 mille pas ,environ 60 grandes lieues , à trois millevingt - deux toises du châtelet de Paris ,ce qui fait quatre milles romains par chaquelieue.

Terminons ce grand article , par remar-quer avec Strabon , que Narbonne étoit lelieu du plus grand trafic de tout le pays.L’étain d’Angleterre se voituroit sur deschevaux , au travers des Gaules , à Mar-seille & à Narbonne. Ausone assure queles marchands d’Orient, d’Afrique , d’Es-pagne & de Sicile abordoient au port deNarbonne ; mais le cours de la riviered’Aude qui la traverse , & la dispositionde la mer étant changés, elle s’est trouvé®privée d,e son port & de son commerce. Lamême chose est arrivée à Aiguës - Mortes ,port autrefois considérable , maintenant àtrois lieues de la mer , par les fables que leRhône y a amassés. (C)

NARCÉA, {Mytholog.) surnom deMinerve , tiré d’un temple qui lui fut bâtien Elide par Narcée, fils de Bacchus &de la nymphe Physcoa.

NARCISSE, narciffus , s. m. (Hìfl. nat.Botan. ) genre de plante à fleur liliacée ,monopétale , campaforme, & divisée ensix parties qui entourent le milieu de lafleur en forme de couronne. Le calice quiest ordinairement enveloppé d’une gainemembraneuse , devient dans la fuite unfruit oblong ou arrondi, qui a trois poin-tes , & qui s’ouvre en trois parties. Ce fruitest divisé en trois loges, & renferme dessemences arrondies. Tournefort, inst, rei

herb. Voyez PLANTE, (l)

Le narcisse blanc automnal, & celui d’Es-pagne à fleur jaune, qui a six feuilles r an-