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Tome vingt-deuxième.
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gées en forme d'étoile, font auíTi délicatscjue le premier. Le périr narcisse ï fleursdoubles veut une terre plus humide. Legrand narcisse, appelé le nompareil, celuides Indes à fleur de lys, & de couleurronge-pá'e, exigent une terre meilleure ,& d’être mis dans des pots. Tous ces nar-cisses ont un calice qui devient un fruitpartagé en trois loges enfermant des se-mences un peu rondes qui , outre les bul-bes , en multipliant l’efpece. La culture enest ordinaire.

On distingue encore le narcisse à longuetige, panaché, chargé de fleurs, & nommécou de chameau , parce que cette plante re-présente en quelque forte le col de ceta. dînai.

Le narcìjsc aime mieux être élevé decayeux que de graine; il fleurit dans leprintemps. {K)

Narcisse , f. f. ( Littéral. ) c’étoit, ditSophocle, la fleur chérie des divinités in-fernales, à cause du malheur arrivé aujeune Narcijse. On offroit aux furies descouronnes & des guirlandes de narcisse ,parce que, selon le commentateur d Ho-mère , les furies engourdissoient les scé-lérats : signifie assoupissement.

Narcisse fons , ( Géog.anc. ) en grecvvyj ; fontaine d’un village nomméHédonacon, situé aux confins de fherpiens,lelonPaufanias,//!’. LX, ch. xxxj. c'est la fon-taine où l’on prétendoit que Narcisse, seregarda, & t n"! a en admiration de sa fi-gure. Ovide a décrit élégamment cette fabledans le JTI. liv. de ses métamorphoses.C’est une leçon utile pour nous développerles funestes esters de l’amour propre (D. /.)

NARCISSE, ( Mytk.) jeune homme d’unegrande beauté, étoit fils du fleuve Céphife& delanymphe Liriope.il fe miroit fans cessedans une fontaine, & ne comprenant pas quece qu’il voyoit n’étoic autre chose que sonombre,devenu amoureux de ía propre per-sonne , fans le savoir , il fe laissa consumerd’amour & de désirs fur le bord de cettefontaine. Comme il n’avoit marqué quedu mépris pour toutes les femmes quiavoient conçu de la tendresse pour lui,on dit que c’étoit l’amour qui s’étoitvengé de son indifférence , en le rendantamoureux de lui-même. Cette folie l’ac-

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compagna, dit la fable , jusques dans lesenfers ; où il fe regarde encore dans leseaux du Styx. Paufanias ajoute au récit dela fable : " c’est un conte qui me paroît» peu vraisemblable ». Quelle apparencequ’un homme soit aífez privé de sens pourêtre épris de lui-même, comme on l’efìd’un autre , & qu’il ne sache pas distinguersombre d’avec le corps ? Aussi y a-t-il uneautre tradition, moins connue, à la vérité,mais qui a pourtant ses partisans & sesauteurs. On dit que Narcisse zvo\t une sœurjumelle qui lui ressembloit parfaitement ;c’étoit même air dévisagé, méme che-velure , souvent méme ils s’habilloient l’uncomme 1 autre, & chaffoient ensemble.Narcijse devint amoureux de fa sœur, maisil eut le malheur de la perdre. Après cetteaffliction, livré à la mélancolie, il venoitfur le bord d’une fontaine dont l’eau étoitcomme un miroir, où il prenoit plaisir àfe contempler, non qu’il ne fût bien quec’étoit son ombre qu’il voyoit, mais enla voyant, il croyois voir fa sœur, & c’étoitune consolation pour lui.... Quant à cesfleurs qu’on appelle narcisses , elles font pldsanciennes que cette aventure ; car long-temps avant que Narcisse le Thefpien fûtné , la fille de Cérès cueilloir des fleursdans une prairie lorfqn’elle fut enlevée parPluton ; & ces fleurs qu’elle cueilloir, &dont Pluton fe servit pour la tromper,c’étoient, selon Pamphus, des narcisses Lcnon des violettes ». Ovide dit que Nar-cisse fut changé en cette fleur qui porte sonnom. On dérive ce nom de , qui si-gnifie assoupissement, (fl-)

NARCISSITE, f. f. ( Hist. nat. ) c’est unepierre dont parle Pline, & dont ií ne nousapprend rien, sinon que l’on y voir desveines ou taches semblables à des narcisses

NARCISSO-LEUCOIUM , ( Bot an.)genre de plante que nous nommons enFrançois perce-neige. Voye\ PERCE-NEIGE.

NARCOTIQUE , adj. ( Mcd. thérap. )vetcKor r narcoucus , Joporiserus , objìupe -faciens. Ce mot tire du grec i«fr,ù<n; jopor ,stitpor, que l’on trouve fréquemment em-ployé dans Hippocrate, pour signifier ladiminution dissentiment & du mouvement,par l’effct de celle de la distribution du fluide

nerveux