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Tome vingt-deuxième.
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•comme il arrive dans une attaque de passionhystérique , ou à l’occafion d’une piqûre ,d’une blessure : dans l’épilepfìe essentielle ,l’usagedes narcotiques íeroii très-dangereux.

4°. Dans les maladies évacuatoires ; lors-qu’elles affoiblissent trop les malades : lesnarcotiques conviennent, en tant qu’ils fontpropres, à suspendre & à arrêter les évacua-tions ; soit que les évacuations soient séreu-ses , comme dans les cours de ventre séreux,dans le vomissement de même nature, dansle choiera morbus \ soit qu’elles soient sangui-nes , comme dans le vomissement de sang ,dans la dissenterie, Phaemophthyfie pro-duite par un sang acre , qui a rongé lesvaisseaux capillaires des poumons ; lorsqueîes malades toussent presque continuelle-ment & expectorent peu : en un mot, danstoutes les maladies évacuatoires qui affoi-bliiîent notablement, excepté cependant lecas de grande sueur; parce que, commeil a été dit, le narcotique , bien loin de dimi-nuer cette excrétion , l'augmente ou laprocure.

5‘siDans les cas où les excrétions natu-relles , où les évacuations périodiques oucritiques font difficiles, laborieuses, sus-pendues ou supprimées, à cause de l’éréthis-me, de la convulsion de quelque partie ,sur tout de quelque sphincter, comme dansle cas d’une espece d’ischurie, d’une entieresuppression d’urine , qui dépend de l’éréchìs-me du sphincter de la vessie ; dans le casd’un accouchement difficile & laborieux ;lorsqu’ii dépend du spasme de l’uterus;dansle cas des menstrues, des lochies, du fluxhémorrhoïdal, supprimés par une cause decette nature; dans le cas d’expectorationdifficile : loríqu’elle est occasionnée parl’irritation, l’éréthisine des vésicules pulmo-naires , ou des vaisseaux aériens.

En faisant attention aux effets que les narco-tiques produisent , on sent aisément les cas oùils font contr’indiqués. On a observé,& l’ex-périence journalière fait voir que les narco-tiques relâchent & diminuent le ton, lasensibilité, la cOntractilité , le mouvementdes parties. Ils peuvent donc affaiblir, sur-tout losqu’ils ne font pas donnés avec toutela précaution requise, laissant des lassitudes,des pesanteurs de tête, & dérangeant sou-vent i’estomac: souvent auííì en diminuant

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la sensibilité, ils peuvent produireT effet,quelquefois nuisible, de pallier ou de mas-quer la maladie & de la rendre méconnois-sable au médecin, sur-tout dans les maladiesévacuatoires, où les douleurs peuvent dis-paraître par l’usage de ces remedes, &par-là on ne pourra plus distinguer lesmaladies dont les évacuations peuvent êtreune fuite avantageuse , ou fournir des indi-cations essentielles. De là on peut aisémentdéduire les cas où les narcotiques sont con-tr’indiqués. En général, puisque les narco-tiques affoiblissent, il s’ensuit qu’on doitsouvent s’en abstenir, ou ne les donnerqu’avec beaucoup de précautions dans lescas de faiblesse.

ATégard des phthisiques, par exemple,’il est très-important de calmer la toux, dediminuer autant qu’il est possible, ['agitationdes poumons , pour prévenir de plus gran-des irritations, d’où pourrait s’ensuivredes déchirures de vaisseaux plus considéra-bles, un renouvellement d’hémophthisie,qu’il faut empêcher autant qu’on le peut :d’ailleurs le sommeil rétablit les forces, onau moins empêche qu’elles ne continuentà s’épuiser. Ces différentes raisons paraissentdonc indiquer les narcotiques dans le casdont il s’agit ; aussi les y»emploie-t-onbeaucoup à Montpellier, & en suivant lapratique des médecins de cette ville, onne doit cependant le faire qu’avec beaucoupde circonspection ; car d’abord , quoiquele sommeil rétablisse les forces, cela neparoi t bien décidé que par rapport ausommeil naturel, parce que celui qui estprocuré parles narcotiques est ordinairementagité par des rêves ; & bien que les maladesparaissent refaits par le sommeil qu’ilsprocurent, il arrive souvent qu’ils se plai-gnent d’être plus foibles, après avoir biendormi parce moyen. De plus les narcotiquesexcitent la sueur ù laquelle sont disposés laplupart des phthisiques : ce qui forme uneraison déplus pour que les narcotiques nepuissent pas servir à rétablir leurs forces ;mais au contraire , pour qu’ils contribuentà les diminuer.

Outre cela les narcotiques dérangent l’es-tomac dans ses fonctions, à quoi Ton doitencore faire beaucoup d’attention, patrapport aux phthisiques, parce que cet effetXxxx 2.