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préparations. Voye\ pavot, opium , lau-danum. Extrait des leçonsJur la matière mé-dicale , de M. de la Mure , professeur enmédecine à Montpellier.
La Pharmacologie rationnelle n’apprendrien jusqu’à présent de bien satisfaisantsur la maniéré dont les narcotiques opè-rent leurs effets. On fait mention dansles écoles d’un grand nombre d’opinionsà cet égard , tant anciennes que moder-nes , dont l'expofition doit se trouver auxarticles OPIUM , SOMMEIL. II suffira dedire ici que ce qui paroît de plus vrai-semblable à cet égard, c’est qu’il n’y aque les connoiísances que l’on a acquisesde nos jours fur la propriété inhérenteaux fibres du corps animal , qui pro-duit ce qu’on entend par Yirritabilité & lasensibilité, qui puissent fixer l’idée que l'onpeut se faire de faction des narcotiques.Voyei Irritabilité , Sensibilité ,Sommeil, Opium.
NARD, s. m. ( Botan .) genre de plantegraminée dont voici les caractères distinc-tifs selon Linnœus. Il n’y a point de calice ;la fleur est composée de deux valvules quifinissent en épi. Les étamines font troisfilets capillaires. Les anthères & le germedu pistil font oblongs. Les stiles font aunombre de deux , chevelus , réfléchis,cotonneux. La fleur est ferme, méme atta-chée à la graine. La semence est unique,longue, étroite, pointue aux deux extré-mités.
Le nard est une plante célébré chez lesanciens qu’il importe de bien décrire pouren avoir une idée claire & complette.
On a donné le nom de nard à différentesplantes. Dioscoride fait mention de deuxfortes de nards , l’un indien , l’autre syria-que , auxquels il ajoute le celtique & le nardde montagne , ou nard sauvage ; enfin il dis-tingue deux espece* de nard sauvage , savoirYasarum & le phu.
Le nard indien , ou spic nwd des Droguis-tes , s’appelle chez le Botanistes, nardusindica , spica , spica nardi , & spica indien ,ni'mit txfì < 15 , Dioscor.
C’est une racine chevelue , ou plutôt unassemblage de petits cheveux entortillés ,attachés à la tête de la racine, qui ne fontrien autre chose que les fìlamcns nerveux
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des feuilles fausses, desséchées, ramasséesen un petit paquet, de la grosseur & dela longueur du doigt, de couleur de rouillede fer, ou d’un brun rouííàtre , d’un goûtamer, acre, aromatique ; d’une odeuragréable , & qui approche de celle dufouchet.
Cette partie filamenteuse de la plantedont on fait usage , n’est ni un épi ni uneracine ; mais c’est la partie inférieure destiges, qui est d’abord garnie de plusieurspetites feuilles , lesquelles en se fanant &se desséchant tous les ans, se changent endes filets ; de forte qu’il ne reste que leursfibres nerveuses qui subsistent.
Le nard a cependant mérité le nom à’épi,à cause de sa figure ; il est attaché à uneracine de la grosseur du doigt ; laquelle estfibreuse, d’un roux foncé, solide & cassante.Parmi ces filamens , op trouve quelquefoisdes feuilles encore entieres, blanchâtres ,& de petites tiges creuses , canelées ; onvoit austì quelquefois fur la même racine ,plusieurs petits paquets de fibres che-velues.
Le nard indien vient aux Indes orienta-les , & croît en quantité dans la grandeJava, cette iíle que les anciens ont con-nue , & ce qui est remarquable, qui por-toit déja ce nom du temps de Ptolomée.Leshabitans font beaucoup d’usage ànnariindien dans leur cuisines, pour assaisonnerles poissons & les viandes.
Dioscoride distingue trois efpeces de nariindien , savoir le vrai indien , celui de Sy-rie, celui de Gange. On n’en trouve présen-tement que deux efpeces dans les boutiques,qui ne diffèrent que par la couleur & htlongueur des cheveux.
Il le faut choisir récent, avec une lon-gue chevelure, un peu d’odeur du fouchet,& un goût amer.
La plante s’appelle gramen cyperoides jaromaticum , indìcum , Breyn. Prodr.On n’a pas encore la description. Ray.avance comme une chose vraisemblable ,que la racine pousse des tiges chargées âleurs sommets d’épis ou de pannicules ,ainsi que le gramen ou les plantes qui yont du rapport. Si l’on en juge par le goûtSi r odeur > les vertus du nard indien dépéri-