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cette plante. Le nard de montagne a Tesmêmes vertus que le celtique, peut-êtreplus foibles.
Nous avons dit que les anciens compo-soient avec le nard une essence dont l’o-deur étoit fort agréable. Les femmes deTOrient en faifoient un grand usage ; lenard dont j’étois parfumée, dit l’époufedans le Cantique des Cantiques, répandoitune odeur exquise. La boîte de la Magde-leine, quand elle oignit les pies du Sau-veur ( Marc, ch. xiv.f. 3 Luc, vìj. f. 37.Jean , xìj. f. 3. ) étoit pleine de nardpif-tique, c’est-â-dire, selon la plupart des inter-prètes de nard qui n’étoit point falsifié, dumot grec *<Vt« r , fides , comme qui diroitdu nard fidele , fans mélange, ni tromperie.
Les latins ont dit nardus, f. & nardum,n. Le premier signifie communément laplants , & le second la liqueur, Yajfence aro-matique , Horace, l. V. ode 13. donne aunard Pépithete. à'achxmenio , c’est-à-dire,de Perse, où Achémene avoit régné :
' ' " *»'• ■ Nunc St achcemenio
’Perfundi nardo juvat :
Ne songeons qu’à nous parfumer desessences des Indes. Les Indiens vendoientle nard aux Persans , & ceux-ci aux Syrienschez qui les Romains alloient le chercher.De-là vient que dans un autre endroit Ho-race l'appelle affyrìum. Mais après l’année717 qu’Auguste conquit PEgypte, les Ro-mains allerent eux-mêmes aux Indes cher-cher les aromates & les marchandises du
pays , par le moyen de la flotte qui futétablie pour cela dans le golfe arabique.{D, J.)
NARD-SAUVAGE , ( Botan.) asarum ,nardus rujìioa. Voye ^ CABARET , ( Botan.)
NARDO, ( Géog . ) en latin Neritum ;ville du royaume de Naples, dans la terred’Otrante, dans une plaine, à 4 millesde la côte du golfe de Parente, à 9 auN. de Gallipoli, & à if S. O. de Leccé ,avec titre de duché & un évêché suffragantde Brindes. Elle fut prefqu’entiérernjpntdétruite par un tremblement de terre en1743. Long. 3 5 . 44. lat. 40. 18.
NAREA ou EN ARE A, ou EN ARIA,( Géog . ) car M. Ludolf préféré ces deux.derniers noms : c’est un des royaumes d'A-
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srique dans P Abyssinie, entre le huitième& le neuvieme degrés de latitude septen-trionale.
NARÉGAM, ( Botan. exot. ) espece delimonier nain qui croît à Ceylan & auMalabar ; il a toujours des fleurs & du fruit.
N ARENE A , (Géog.) ville de Dal-matie, dans PHerzegovine, avec un évê-ché suffragant de Raguse. Elle est sur legolfe de même nom à 2.0 lieues N. E. deRaguse, 21 S. E. de Spalatro.
Cette ville fut anciennement nomméeNaro & Narona. Son territoire consiste enune vallée d’environ 3 o milles de longueur,que le fleuve Narenta inonde & fertilisedans certains mois de l’année. Du tempsde Cicéron , Narenta étoit une forte-resse de conséquence, comme on le voitdans la lettre où Vatinius lui mande la peinequ’il avoit eu à emporter cette place. Ellefut une des villes où les Romains envoye-rent des colonies après la conquête du royau-me de l’Illyrie. Dans la fuite, elle eut dessouverains indépfendan'9 des rois des deuxDalmatie^AÏ^rahgile n’y fut reçu quedans le'onzieme siecle. Elle dépend aujour-d’hui dés Turcs. long. 26. 4. lat. 41. 14.{D. f.)
Narenta , ( Géog. ) fleuve de Dalmatiequi se nommoit autrefois Naro ou Narori.II baigne la ville de Narenta , Lc fe déchar-ge dans le golfe de ce nom par diversesembouchures.
Narenta , ( Géog. ) golfe de la mer deDalmatie ; il est entre les côtes de l’Herze-govine au nord , celles de Raguse à Po-rient, celles de Sabioncelo au midi, & l’iflede Liefina à Poccident.
N ARE W, ( Géog. ) riviere de Pologne,qui prend fa source dans le d uché de Lithua-nie , traverse les palatinats de Poldaquie &de Mazovie , fit va fe jeter dans le Bourg ,au dessus de Sérolzeck.
NARIC 1 UM , ( Géogr. anc. ) ou Nari-tium & Naryse , ville de Grece, dans lepays des Locriens, surnommés Epicnemidii,fur les bords du golfe Maliaqug ; c’étoit lapatrie d’Ajax , fils d’Oïlée , que Pallasfrappa de la foudre ; après fa mort unepartie de ses Locriens vinrent s’établir enItalie auprès du cap Zephyrium , & y fondaune ville de Locri : c’est pour rappeler leur
origine