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' La plante est appelée valeriana eelticapar Tournefort, I. -R. H. nardus celticaDiofcoridìs , par C. B. P. nardus alpìna ,par Cluíìus. Sa racine rampe de tous côtés,& se répand sur la superficie de la terreparmi la moufle : les petits rameaux qu’ellejette font longs, couchés fur terre , cou-verts de plusieurs petites feuilles en ma-niéré d’écailles seches ; ils poussent parintervalle des fibres un peu chevelues &brunes ; ils donnent naissance dans leurpartie supérieure à une ou deux petitestêtes, chargées de quelques feuilles, étroi-tes d’abord & ensuite plus larges, astèzépaisses & succulentes , qui font vertesen poussant , jaunâtres au commencementde l’automne , & d’un goût un peu amer.
Du milieu de ses feuilles s'éleve unepetite tige à la hauteur d’environ neufpouces, & quelquefois plus, assez ferme,noueuse , ayant sur chaque nœud deux pe-tites feuilles opposées : à l’extrémité defaisselle des feuilles, naissent de petitspédicules qui portent deux qu trois petitesfleurs de couleur pâle , d’une feule piece ,en forme d’entonnoir , découpées en plu-sieurs quartiers , soutenues chacune fur uncalice qui dans la fuite devient une petitegraine oblongue & aigrettée.
Toute la plante est aromatique , elleimite Podeur de la racine de la petitevalériane. Selon Clusius, elle fleurit aumois d’aoùt, presque fous les neiges fur lesommet des Alpes dè Styrie : les feuillesparoissent ensuite lorsque les fleurs com-mencent à tomber. Les habitants la ramas-sent sur la fin de l’été & lorsque les feuillesviennent à jaunir ; car alors son odeur esttrès-agréable.
Le nard celtique a les mêmes vertus que1 efpica indien, & convient dans les mêmesmaladies. Quelques-uns prétendent , j’i-gnore fur quelles expériences, qu’on l’em-ploie plus utilement pour fortifier l’estomac& dissiper les vents. II entre dans la thé-riaque , le mithridat, Pemplâtre de mé-lilot , & dans quelques autres onguenséchauffans, ainsi que dans les lotions cé-phaliques.
Le nard de montagne se nomme , enBotanique , nardus montana ou nardus mon-tana tuèeroja j òhd j yùfits , Diosc. Al-
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na 'rdin Gebali, Arab. C’est une racineoblongue , arrondie , & en forme denavet, de la grosseur du petit doigt ; satête est portée sur une petite tige rou-geâtre , & est garnie de fibres chevelues ,brunes ou cendrées , & un peu dures ;son odeur approche de celle du nard , &elle est d’un goût âcre & aromatique.
La description que fait Dioscoride dunard de montagne , est si défectueuse qu’ilest difficre de décider si nous connoissonsle vrai nard de montagne de cct auteur,ou s’il nous est encore inconnu.
On nous apporte deux racines de plantesfous le nom de nard de montagne. La pre-mière s’appelie valeriana maxima , pyre-naïca, .cacalice folio. D. Lagon , I. R. H.Cette plante pousse en terre , une racineépaisse , longue , tubéreuse , chevelue ,vivace , d’une odeur semblable à celle dunard indien , mais plus vive , d’un goûtamer. De cette racine s’éleve une tige detrois coudées, & même plus haute, cylin-drique , liste, creuse, noueuse, rougeâtre,del’épaisseur d’un pouce. Ses feuilles fontdeux à deux ; opposées, lisses, crqnelées,semblables aux feuilles du cacalia , de lalongueur d’une palme, & appuyées furde longues queues. Au haut de la tigenaissent des fleurs purpurines, & des grai-nes qui font semblables aux fleurs & auxgraines de la valériane.
La seconde s’appelle valeriana alpìnaminer. C. B. P. nardus montana , radiceolivari , C. B. P. nardus montana , radiéeoblonpâ , C. B. P. Sa racine tubéreuse , tan-tôt plus longue, tantôt plus courte, femultiplie chaque année par de nouvellesradicules. Elle a beaucoup de fibres menuesà fa partie inférieure; devers son collerelle donne naissance à des rejetons qui,dans leur partie inférieure, font chargés'de feuilles opposées, d’un vetd foncé &luisant, unies, sans dentelures, & ensuited’autres feuilles découpées , à peu prèscomme celles de la grande valériane, maisplus petites; & à mesure que les rejetonsgrandissent, les feuilles font plus décou-pées. Au sommet des tiges, naissent degros bouquets de fleurs semblables à cellesSe la petite valériane ; elles font odorantes,moins cependant que n’est la racine dé-