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que , donne de sa branche inférieure unfilet, qui accompagne l’artere ethmoï-dienné, qui perce l’orbite par un canalplace au dessus d’une cellule ethmoïdienne,qui revient dans la cavité du crâne, enredescend par quelques-uns des trous cri-bleux, & se rend dans la cloison & dans1 os cribieux. M. Mekel l’a vu s’unir avecun filet de la premiere paire.
La seconde branche donne le nerf ptéry-goïdien, devenu célébré par ses liaisonsavec le nerf intercostal & le nerf dur. Cenerf qu’on appelle quelquefois le nerf deVidius , donne avec l’artere nasale princi-pale , trois branches nasales, qui passentpar un ou plusieurs trous formés ou parl’os du palais seul, ou par cet os réuni avecle sphénoïde. Ces branches vont à la par-tie postérieure de la coquille supériehre,aux cellules ethmoïdiennes postérieures.
D’autres branches du nerf palatin nais-sant vont aux narines depuis le canal sphé-no-palatin même. Elles se distribuent à lapartie postérieure.
Le nerf infraorbital, qui appartient àla seconde division de la cinquième paire,donne des branches au sinus maxillaire.
Le nerf alvéolaire supérieur donne aumême sinus des filets qui communiquentavec le précédent.
Le nerf palatin antérieur donne quel-ques branches au conduit moyen des na-rines , à la coquille moyenne, & à l’in-férieure.
Ces nerfs sont généralement mous, dumoins ceux qui sortent du ptérygoïdien.Le nombre & la nudité les rend suscepti-bles d’un sentiment fort vif, & c'est à cesmêmes nerfs qu’on doit attribuer les vio-lons effets des poudres acres, appliquées àla membrane pituitaire des narines &c desodeurs empoisonnées. {H. O. G.)
On fait que les narines sont deux grandescavités égales dans lesquelles le nez estpartagé par le moyen d’une cloison ; elless’ouvrent en bas pour donner passage à l’airqui y entre dans l’inspiration, se porte auxpoumons , & en fort dans l’expiration.Après que ces cavités se sont élargies enmontant , elles vont chacune au dessusdu palais, vers la partie postérieure & inté-rieurs de la bouche, où elles se terminent
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en une ouverture qui fait que la boissonsort quelquefois par les narines , & que letabac, pris par le nez, tombe dans labouche.
II faut remarquer que les narines internescomprennent tout l’espace qui est entre lesnarines ' externes & les arriérés -narines ,immédiatement au dessous de la voûte dupalais, d’où les cavités s’étendent en hautjusqu à la lame cribkuse de l’os ethmoïde ,où elles communiquent en devant avec lessinus frontaux , & en arriéré avec les sinussphénoïdaux. Latéralement, ces cavitéssont terminées par les conques, entre les-quelles elles communiquent avec les sinusmaxillaires.
Toutes ces choses doivent être observéespour pouvoir comprendre un fait fort sin-gulier , rapporté dans les Mém. de l’acad. des
5 iences , année i yzz’, il s’agit d’un tour quefaisoit un homme à la foire à Paris. II s’en-fonçoit en apparence un grand clou dans lecerveau par les narines ; voici comment : ilprenoit un clou de l’épaïsseur d’une grosseplume, long environ de cinq pouces, &arrondi par la pointe. II le mettoit avecfa main gauche dans une de ses narines.
6 tenant un marteau avec fa main droite ,il difoit qu’il alloit enfoncer le clou dans fatête, ou comme il s’expliquoit, dans facervelle. Effectivement il l’enfonçoit pres-qu’entier par plusieurs petits coups de mar-teau ; il en faisoit autant avec un autreclou dans l’autre narine , ensuite il pendoirun sceau plein d’eau par une corde sur lestêtes de ces clous, & le portoit ainsi fanaaucun autre secours.
Ces deux opérations parurent d’abordsurprenantes non-seulement au vulgaire ,mais même aux Physiciens anatomistes lesplus éclairés. Leur premiere idée fut desoupçonner quelque artifice, quelque in-dustrie cachée, quelque tour dçmain ; maisM. WiníloW , après avoir réfléchi fur lastructure , la situation , & la connexion desparties , en trouva l’explication suivante.
Le creux interne de chaque narine vatout droit depuis l’ouverture antérieurejusqu’àl’ouverture postérieure, qui est au-dessus de la cloison du palais. Dans tout cetrajet, les parties osseuses ne sont revêtues,que de la membrane pituitaire j. Les comefis