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Tome vingt-deuxième.
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inférieurs n’y occupent pas beaucoup d’es-pace, & laissent facilement passer entreeux & la cloison des narines , le tuyau d’uneplume à écrire , que l’on peut fans aucunedifficulté glisser directement jufqu’à la par-tie antérieure de l’os occipital. Ainsi unclou de la même grosseur pour le moins,mais arrondi dans toute fa longueur & fapointe , ou fort émoussé, peut y glisser fanspeine & fans coups de marteau, dont le 1joueur se fer volt pour déguiser son tourd’adrcsse. ,

Cette premiere opération fait compren-dre la seconde. Les clous étant introduitsjusqu à l’os occipital, & leurs têtes étantprès du nez , il ail aisé de juger que si onmet quelque fardeau fur les têtes de cesclous , ils appuieront en bas fur le bordo lieux de l’ouverture antérieure des nari-nes , pendant que leurs extrémités ou poin-tes s’élevent contre l’alongement de l’osoccipital, qui fait comme la voûte du gosier.Les clous représentent ici la premiere especede levier, dont le bras court est du côtédu fardeau, & le bras long du côté de larésistance. Si l’on objecte que cela ne sepeut faire sans causer une contusion très-considérable aux parties molles qui couvrentces deux endroits, on peut répondre que1 habitude perpétuelle est propre à rendreavec le temps ces parties comme calleuses&í presque insensibles.

Mais la pesanteur du fardeau est uneautre difficulté plus grande ; car ce font lesos maxillaires qui soutiennent le poids, &leur connexion avec les autres pieces ducrâne paroît si légere , qu’elle donne lieu decraindre qu’un tel effort ne les arrache.Cependant il faut considérer; i 9 . quesouvent ces os se soudent entièrement avecl’âge, & que pour lors il n’y a rien à craindre ;2°. ces deux os unis ensemble sont engrenéspar deux bouts avec l’os frontal, ce quiaugmente leur force; 3 0 . ils le font encoreavec l’os sphénoïde, par des entailles quien empêchent la séparation de haut en bas ;4°. ils font de plus appuyés en arriéré parles apophyses ptérigoïdiennes , comme pardes arcs-boutans, ce qui leur est d’autantplus avantageux, qu’ils y font enclavéspar le moyen des pieces particulières desos du palais; le périoste ligamenteux

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qui tapisse toutes ces jointures, contribuebeaucoup à leur fermeté ; 6°. enfin ajou-tons que les muscles de la mâchoire infé-rieure y ont bonne part, principalementceux qu’on appelle crotaphìtes. On faitqu’ils font très-puissans, fortement atta-chés , non-seulement à une assez grandeétendue de la partie latérale de la tête,mais encore aux apophyses coronoïdes dela mâchoire inférieure : ainsi elles sontafiez capables de soulever cette mâchoirecontre la supérieure , & par-là de soutenircelle-ci pendant qu’elle porte le seau pleind’eau. ( D. J. )

Narines des poissons, ( Ickthiolo<r.)les narines' sont placées dans les poissonsd’une maniéré fi variée, & elles ont tant; de différence dans leur nombre, leur figu-re , leur situation , & leur proportion ,qu’elles forment une fuite très-essentiellede caractères , pour servir à distinguer lesgenres & les especes les unes des autres.

Par rapport au nombre, i°. quelquespoissons n’ont point du tout de narines ,comme le pétremyzon, genre de poisson ,qui renferme sous lui les diverses especesde lamproies ; 2°. plusieurs poissons n’ontqu’une narine de chaque côté , placéecomme celle des oiseaux & des quadru-pèdes, j 0 , plusieurs ont deux narines dechaque côté, comme les carpes, les per-ches, ùc.

Quant à la figure des narines , elles sont,I e , rondes dans quelques poissons; x 9 . ova-les dans quelques autres; 3 0 . oblonguesdans plusieurs.

Les narines des poijsons diffèrent aussibeaucoup par rapport à leur situation ;1®. dans quelques-uns elles sont placées très-près du museau, comme dans les clupece &le congre ; 2°. dans plusieurs genres depoissons elles sont placées près des yeux,comme dans le brochet, la perche, & leurssemblables ; z®, elles se trouvent placéesdans quelques-uns à moitié distance entreles yeux & la fin du museau , comme dansles anguilles qui vivent dans le fable.

Enfin les narines des poi(snns diffèrentaussi beaucoup en proportion car dansles poissons qui en ont deux paires, ellessont , 1®. dans quelques-unes placées siprès les unes des autres, qu’elles paroissiens