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Tome vingt-deuxième.
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N A 11

Cette foule de rois, ces consuls, ce sénats

Qui tous de mon amant empruntoìent leuréclat ,

Cette pourpre , cet or qui rehaujfoient fa

ë l ° ire , . , r . a .

Et ces lauriers, encor témoins de J a victoire,

Tous ces yeux qiíon voyoit venir de toutesparts ,

Confondre fur lui seul leurs avides regards ,

Ce port majestueux , cette douce présence Z.Tel est aussi dans Andromaque, le souvenirde la prise de Troye.

Songe , songe , Céphife, à cette nuit cruelle,

Qui fut pour tout un peuple une nuit éter-nelle ;

Figure-toi Pyrrhus , les yeux étìncellans ,

Entrant a. la lueur de nos palais brúlans ,

Sur tous mes freres morts fe faisant un

P4pS e ,

Et de sang tout couvert , échauffant le car-nage.

Songe aux cris des vainqueurs , songe auxcris des mourons ,

Dans la flamme étouffes , fous le fer expi-rons ;

Peins-toi , dons ces horreurs , Andromaqueéperdue .

Dans ce tableau les yeux d’Andromaquene se détachent point de Pyrrhus, elle nedistingue que lui ; tout le reste est confus& vague: c’est ainíì que tout doit être rela-tif & subordonné à l’intérêt qui dominedans le moment de la narration.

Comme elle n’est jamais plus tranquille,plus désintéressée que dans la bouche dupoète, elle n’est jamais plus libre de feparer des fleurs de la poésie: auísi dans cecalme des esprits a-t-elle besoin de plusd’ornemens que lorfqu’elle est paflìonnée.Or fes ornemens les plus familiers font lesdescriptions 8 c les comparaisons. Voye^cesmots à leur article. {M. Marmontjbz)

N ARS APOUR, ( Géog. ) ville de l’Inde,dans le golfe de Bengale, fur la côte deCoromandel, au Royaume de Golconde,â i’embouchure méridionale de la rivierede Vénéron, environ à 12 lieues au dessusde Masulipatan, du côté du N. E. Long.tox. lot. ij. 30 . {D. J.')

NARSINGAPATAN , ( Géog. ) ouEarfingue , ville de l’Inde, dans le golfe de

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Bengale, à l’extrémité de la côte de Coro-mandel, dans la partie orientale du royaumedeGoîconde , sur la riviere de Narsepille àla droite, & environ à io lieues de sonembouchure , en tirant vers le nord. Long.suivant Harris, toi. zi. go. Lot. t 8 . ig.

NATHECION , ( Géog. ani. ) autre-ment Narthacienfium mons , OU Anthraceorummons , c'est-à-dire, montagne des charbon-niers, montagne de Thessalie qui terminela plaine du côté de Pharsale. On trouvedans toute cette montagne quantité debelles fontaines, dont les eaux s’assemblentdans la plaine , & forment beaucoup depetits ruisseaux qui fe vont jeter dans lePénée. Ce fut fur cette montagne qu’Agé-íìlaiis, à son retour d’Asie , éleva un tro-phée pour la victoire qu’il remporta fur lesPharfaliens; féphore Diphridas vint trou-ver ce roi dans le camp de Narthécion, unpeu avant la bataille de Coronée , qu’il nefaut pas confondre avec celle de Chéronée,quoique toutes deux aient été gagnées furles Athéniens.

NARVA, ( Géog. ) ou Nerva, rivierede Livonie. Elle fort du lac de Peìpis,baigne la ville de Narva, à laquelle elledonne le nom; & à deux lieues au-dessouselle va fe jeter dans le golfe de Finlande.Cette riviere est prefqu’austì large quel'Elbe, mais beaucoup plus rapide; & àdemi-lieue au dessus de la ville , elle a untrès-grand faut qui fait qu’on est contraintde décharger dans cet endroic-là toutesles marchandises que l’on envoie de Plef-co\V & de Derpt à Narva.

Narva , ( Géog. ) ou Nerva , ville fortede l’empire ruffien, dans la Livonie, furla riviere de Narva, à 66 lieues N. deRiga, & à 36 S. O. de Vibourg. On croieque cette ville fut bâtie par Valdemar II,Roi de Dannemarck, en 1213. Jean Basi-lowitz, grand duc de Moscovie , la prit eniss8 , & Pontus de la Gardie l’enleva auxRusses en 1581. Les Suédois en demeu-rèrent les maîtres jufqu’en 1704, qu’ellefut reprise par le czar Pierre le Grand.Long. 46.34- lot. 55. 7.

NARVAR , {Géog.) ville des Indes,aux états du grand-mogoí, dans la provincede Narvar, à 34 lieues au midi d’Agra,Long. $ 6 . 40. lat. 45. 6’.