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La province de Narvar , appartenanteau grand Mogol, est bornée au nord & àl’occident parle royaume d’Agra, à l’orientpar celui de Patna, & au midi par celui deBengale.
La riviere de Narvar a sa source près dela ville de Maudoa, & a son embouchuredans le golfe de Cambaye, (D. J.)
NARWAL , f. m. ( Hi(i. anc. Icliolcg- )Nharwal , licorne de mer , unicornemonoccros , unicornu marinum Charles , mo-noceros , pifcis , Nhanval ijìandis Raii ,poisson cétacée, appelé par íés Groenlan-dois touwack , & auquel on a donné le nomde Licorne , parce qu’il a au bout de la mâ-choire supérieure, tantôt à droite & tantôtà gauche, une très.longue dent, qui res-semble à une corne. On pourroit présumerd’après la pohtíon de cette dent, qu’il estnaturel à ce poillon d’en avoir deux. M.Andersen est d’un avis contraire: il donnecependant la description d’un narwal qui adeux dents. II regarde ce fait comme très-rare : voici ce qu’il en dit.
Le capitaine Dirck Petersen a rapportéà Hambourg en 1684. 1 ’os de la tête d’unnarwal , avec deux dents, qui sortent endroite ligne du devant de la tête. Ces dentsfont à deux pouces de distance an sortir dela mâchoire, ensuite elles s’éloignent deplus en plus l’une de l’autre , de façon qu’ily a entr’elles treize pouces de distance àí’extrámité. La dent gauche a sept piéscinq pouces de longueur, fur neuf poucesde circonférence', celle qui est à droite n’aque sept pies de longueur, fur huit poucesde tour. Elles entrent toutes les deux dela lortgueur de treize pouces dans la tête.Ce narwal étoit une femelle pleine. On netrouva au foetus aucune apparence dedent.
M. Andersen a vu à Hambourg en 1756un narwal qui étoit entré dansI’Elbe par unemarée.Ce cétacée étoit plus gros qu’alongé,il n’avoit que deux nageoires, la tête étoittronquée ; la dent sortoit du côté gauchede la mâchoire supérieure au destiis de lalevre. Elle étoit contournée en spirale, &elle avoir cinq piés quatre pouces de lon-gueur. Le côté droit du museau étoit fermé& couvert parla peau , sous laquelle on nesentoit aucune cavité dans l’os de !a tête.3-a queue étoit fort lqr|e , & couchée hori-
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zontalement fur seau. La peau avoit beau-coup d’épaisseur ; elle étoit très-blanche &parsemée d’une grande quantité de tachesnoires, qui pénétroient fort avant dans fasubstance. II n’y avoit point de ces tachesfur le ventre ; il étoit entièrement blanc,luisant & doux au toucher , comme duvelours. Ce poisson n’avoit point de dentau dedans de la gueule , dont l’ouvertureétoit très-petite ; car elle n’excédoít pas lalargeur de la main. La langue remplissoittoute la largeur de la gueule. Les bords dumuseau étoient un peu durs & raboteux.II y avoit au dessus de la tête un trou ouun tuyau garni d’une soupape, qui s’ouvroid& qui se fermoir au gré du poisson , paroù il rejetois l’eau en expirant l’air. Lesyeux étoient petits, situés au bas de la tête,& garnis d’une espece de paupière. Cenarw.d étoit mâle ; mais la verge ne sortoitpas hors du corps. La longueur totale dece poisson étoit de dix piés & demi depuislé bout du museau jusqu’à l’extrémité de laqueue, qui avoit trois piés deux pouces& demi de largeur ; chaque nageoire n’a-voit que neuf pouces de longueur.
Comme on trouve des dents de narwalqui, au heu d’être tournées en spirale ,sont entièrement unies , M. Andersensoupçonne qu’il peur y avoir plusieursespeces de ces poissons. Leur songeurordinaire est d’environ vingt à vingt-deuxpiés ; on en trouve qui ont jusqu’à soixantepiés.
Les Groenlandois regardent ces poissonscomme les avant-coureurs de la baleine ;car dès qu’ils en voient, ils se préparentpromptement pour faire la pêche de labaleine. Le narwal se nourrit comme ellede petits poissons , de vers & d’autresinsectes marins ; mais il n’a point de barbespour les retenir dans fa gueule. Hist. d’Jjl.&• de Groenlande , par M. Andersen. Voye£Cetacée. ( I )
NASABATH ( Géog. anc. ) fleuve dela Mauritanie césariense , selon Ptolomée ,liv, IV , c. íj. Pline , l. V , c. ij , le nommeNabar. Mat mol dit que ce fleuve ou cetteriviere a son embouchure au levant de laville de Bugie , & quelle est très-poisson-neuse. {D. J. )
NASAL , adj. ( Gram. ) On distingue
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