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Tome vingt-deuxième.
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K A S

<bu la dépêche s’adreffe à des souverains& fur le papier pour les autres. II se tienttous les jours de divan dans une petitechambre qui n’en est pas éloignée, où ilcachette les dépêches St les sacs d’aspres& de sultanins qui doivent être portés autrésor. S’i! est hacha à trois queus , il a en-trée & séance au conseil parmi les visiresde banc.

Tous les ordres du grand-seigneur quiémanent de la chancellerie du grand-vilìrpour les provinces, de même que ceux quisortent du bureau du defterdar, doiventêtre lus au najsangì-bachi par son secrétairequ’on nomme najjangt-kajsedar-effeadi. II entire une copie qu’il remet dans une cassette.Les ordres qui ne s’étendent pas au-delàdes murs de Constantinople n’ont pas be-soin pour avoir force de loi d'être scelléspar cet officier , il suffit qu’ils soient lignésdu grand-viíìr.

Le najsangi-bachì doit toujours être au-près de la personne du prince, & ne peuten être éloigné que son emploi ne soitdonné à un autre. Lorsque le grand-vilìr jmarche a quelque expédition sans le fui- :tan , le nassangi-bachì le fait accompagner jpar un najsatigi-effendi, qûi est comme sonsubstitut. Enfin aux ordres émanés immé-diate.nent de fa hautesse, le najsangì-bachi'applique lui-même le tura ou l’empreinte Jdu nom du monarque , non pas au bas de la îfeuille , comme cela se pratique chez les !autres nations, mais au haut de la pageavant la premiere ligne, comme les Romains jen usoient dans leurs lettres. Ce tura estordinairement un chiffre en lettres arabes ■formé des lettres du nom du grand-sei-gneur. Guer. Mœurs des Turcs , lom.II. (G.)

NASSELLE voye^ Merlus.

NASSIB , f. m. ( H.'ji. mod. ) nom que Jles Turcs donnent au destin qui se trouve, ]selon eux, dans un livre qui a été écrit auciel, St qui contient la bonne ou mauvaisefortune de tous les hommes qu’ils ne peu-vent éviter, quoiqu’ils fassent en quelquemaniéré que ce toit. De cette créance naîten eux la persuasion d’une prédestinationabsolue qui les porte à affronter les plus jgrands périls, parce qu’i! n’en arriva, disent-ils, que ce que porte le najsib ; il faut pour- jtant observer que cette opinion n’est pas íì i

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générale parmi eux qu’ils n’aient des stèlesqui reconnoissent Inexistence & le pouvoirdu libre arbitre, mais le grand nombre tientpour le destin. Ricaut, del’emp. turc. ( G. )

NASTRANDE , s. m.(MytkoL) c’eíìainsi que les anciens Celtes Scandinavesappeloient le second enfer ou le séjourmalheureux qui , après l’embrafement dumonde St la consommation de toutes cho-ses , étoit destiné à recevoir les lâches,les parjures & les meurtriers. Voici com-me lenajìrandc ou rivage des morts est décritdans l’Edda des Istandois. “ II y a un bâti—» ment vaste St infâme dont la porte est» tourné vers le nord ; il n’est construit», que de cadavres de serpens, dont toutes» les têtes font tournées vers l’intérieur de», la maison , ils y vomissent tant de venin», qu’ils forment un long fleuve empoisonné;», c'eít dans ce fleuve que flottent les par-», jures St les meurtriers, St ceux qui cher-», chent à séduire les femmes d’autrui :» d'autres font déchirés par un loup dévo-rant »,. Il faut distinguer l’enfer , appelénaflrande dont nous parlons, de celui queces peuples appeloient nìfléhcim , qui étoitdestiné à servir de séjour aux méchans jus-qu’à la fin du monde seulement. Voye £NlFLEHEIM , & voyez l'Edda des istandois,publié par M. Mallet, p. i r L.NASTURCE ) voye^ Cresson.Nasturce ou Cresson d’Inde ,

( Jardinage. ) on l’appelle encore petite capu-cine ou câpres capucines ; fa tige est longueSt rampante : de ses feuilles rondes s’e’Ie-vent des pédicules rougeâtres , qui sou-tiennent des fleurs très-odorantes à cinqfeuilles jaunes, tachetées de rouge. Leurcalice d’une feule piece découpée en cinqparties a une longue queue faite en capu-chon , St devient, lorsque la fleur est passée,un fruit à trois capsules qui renferment fagraine.

Cette plante se cultive â l’ordinairedans les jardins, St l’on mange en saladesa fleur confite dans du vinaigre.

NATA , ( Géogr. ) ville de l’Amériqueméridionale dans le gouvernement dePanama. Elle est située fur la baie de Pa-rita à 30 lieues de Panama vers l’ouest,dans un terrain fertile, plat St agréable.Long. 2F9. 10. lat. 8.1 o.