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NATANGEN, ( Géograph. ) cercle duroyaume de Prusse sur le Prégd. II con-tient quatre provinces ; le Natangen pro-pre, le Bartenland , la Sudavie & la Ga-lindie. Brandebourg en est la capitale.
NATATION, f. f. ( Mêd. gymnafl. )c’est faction de nager, forte de mouve-ment progressif dont est susceptible ungrand nombre d’animaux qui s’en ferventpour transporter leur corps d’un lieu à unautre fur la surface ou au travers des eauxfans aucun appui solide, de façon qu’ils semeuvent dans le fluide comme les oiseauxse meuvent & courent dans les espacesde Pair.
Cependant il y a cette différence entrefaction de voler & celle de nager, quepour se soutenir dans les airs, les animauxvolatiles ont besoin d’une force très-grande,à cause que leur corps est d’une gravitéspécifique beaucoup plus considérable quecelle du fluide dans lequel ils ont à se sou-tenir suspendus ; au lieu que les animauxqui nagent naturellement n’ont point à em-ployer de forces pour se soutenir suspen-dus dans l’eau ou fur la surface , parce queleur corps est moins pesant qu’un éga!volume de ce fluide dont Tailleurs la con-sistance leur sert de soutien.
Ce qui le prouve, c’est que fl les ani-maux terrestres, les oiseaux même tom-bent dans l’eau, & y font plongés fortavant, ils reviennent d’eux-mêmes furl’eau comme un morceau de bois, ils font,pour ai n fl dire , repoussés du fonds vers lasurface avec une sorte d’effort, commepour être lancés au dessus, fans qu’il y aitaucun mouvement tendant à cet effet dela part de l’animal.
II n’est personne qui étant dans le bain,n’ait éprouvé qu’en étendant horizontale-ment les piés & les mains, on sent quedès qu’on ne fait pas un continuel effortpour s’appesantir & se fixer au fond duvase, l’eau soulevé d’elle-même tout lecorps juíqu’à ce qu’il y en ait une partiequi surnage.
Ainsi lorsqu’un animal quadrupède ouvolatile est jeté vivant, ou se jette dans1 eau, de quelque maniéré que cela se fasse,il revient toujours fur la surface, aprèsavoir plongé plus ou moins avant, en forte
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qu’il reparoît bien tôt une grande partiede son corps qui surnage ; c’est constam-ment la partie supérieure, puisque tandisqu’il a le ventre toujours plongé , le dos &la tête restent au dessus de l’eau , & ilconserve l’attitude qui lui est naturelle enmarchant, parce que le centre de gravitéde l’animal répond au milieu du bas ventrequi est toujours tourné en bas comme unpendule, & que la poitrine, le dos & latête font moins p élans que le reste ducorps.
Il n’en est pas de même par rapport àl’homme, attendu qu’il a la tête, tout étantégal, beaucoup plus pesante que celle d’au-cun autre animal, parce qu’il a la masse ducerveau d’un beaucoup plus grand volume;qu’il lui eff par conséquent difficile de tenirla tête élevée hors de l’eau; ce cju’il nepeut faire que par faction de ses pies & deses mains, qui en pressant par reprises l’eaude haut en bas, en imitant en quelque'forte l’effet des rames, font faire á soncorps incliné , de la tète aux piés, commedes élancemens, des sauts du dedans audehors de l’eau , qui se répetent avec assezde promptitude pour tenir toujours la têteau dessis de ce fluide ; ce qui se fait fansaucune peine à l’égard des quadrupèdeslaissés à eux-mêmes, & fans aucun mou*vement de leur part.
C’est ainsi que les poissons se soutien-nent , se reposent même &: dorment à la-surface des eaux , ayant le dos au dessus &seulement le ventre plongé ; ils ne peu-vent s’enfoncer qu’en se rendant plus pé-kans par la compreffion de l’air de lavessie qu’ils ont particulièrement desti-née à cet usage ; voye^ POISSON, & lesautres animaux ne peuvent auffi plonger quepar Faction musculaire des organes aveclefl-quels ils nagent, ou en s’efforçant de tendrevers le fond de l’eau, ou par le moyen déquelque corps pesant dont ils se saisissentpour ajouter à leur pesanteur naturelle,.V 0 ye{ Plongeur.
II suit donc de ce qui vient d’être dit dèla comparaison des animaux terrestres &des volatiles avec l’homme, par rapportà la disposition respective de leur corpsdans l’eau , que celle de l’homme s’oppose àce qu’il puisse nager naturellement, comms-