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Tome vingt-deuxième.
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tjuì se trouve dans 1c sein de îa terre sousla forme qui lui est propre , fans être mi-néralifé, c’est-à-dire, lans être combinéni avec du soufre, ni avec de l’arsenic ,du moins en afiez grande quantité pourqu’on puisse leméconnoître. L’or se trouvetoujours natif. On rencontre aussi de l’ar-gent, du cuivre, du fer, du mercure,du ré-gule d’antimoine,du bismuth,de l’arsenic na-tifs ; quant au plomb & à l'étain , on ne les apoint encore trouvés natifs .On voitqu q natifest dans ce sens un synonyme de vierge, on ditde Vargent vierge ou de Vargent natif, &c.{—)

NATIO, s. f. ( Mythol. ) cléeíle qui dansPopinion vulgaire, préíìdoit à l’accouche-ment, à la naissance. Elle avoir un templedans le territoire d’Ardée. Si cette Natioest déesse, dit un des interlocuteurs deCicéron, la Pudeur, la Foi, IEsprit, !aConcorde, l’Espérance, & Moneta, serontaussi des déesses : or tout cela n’est pas pro-bable. (D. /.)

NATION , s. f. ( Hifl. mod. ) mot col-lectif dont on fait usage pour exprimer unequantité considérable de peuple, qui habiteune certaine étendue de pays, renferméedans de certaines limites, & qui obéit aumême gouvernement.

Chaque nation a son caractère particu-lier: c’est une espece de proverbe que dedire, léger comme un firançois , jalouxcomme un italien, grave comme un espa-gnol , méchant comme un anglois, fiercomme un écossois,ivrogne comme un alle-mand,paresseux comme un irlandois,fourbecomme un grec, &c. Voye[ CARACTERE.

Le mot de nation est aussi en usage dansquelques universités pour distinguer lesfupôts ou membres qui les composent,selon les divers pays d’où ils font origi-naires. Voye\ Université.

La faculté de Paris est composée dequatre nations ; savoir, celle de France,celle de Picardie, celle de Normandie,celle d’Allemagne: chacune de ces nations ,excepté celle de Normandie, est encoredivisée en tribus, & chaque tribu a sondoyen , son censeur , son procureur , sonquesteur & ses appariteurs ou maílìers.

La nation d'Allemagne comprend tou-tes les nations étrangères, l’Angíoise, l’Ita-iienpe, &c.

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Les titres qu’elles prennent dans leursassemblées, actes, affiches, &c. font pourla nation de France, honoranda Gallorumnatio; pour celle de Picardie, fidchfsimaPicardorum natio ; on désigne celle de Nor-mandie par ventranda Normanorum natio;& celle d’Allemagne par conflantijjìma Ger-manorum natio. Chacune a fes statuts parti-culiers pont régler les élections , les hono-raires , en un mot tout ce qui concerne lapolice de leur corps. Ils font homologués'en parlement, & ont force de loi.

Synode national . Voyez les articles SY-NODE & Concile.

NATISO, ( Géog. anc. ) fleuve des Vé-netes, selon Pline, liv. III. ch. xviij. quidit qu’il passoit auprès d 'Aquileia Colonìa.Léander le nomme Natifone ; il prend fasource dans les Alpes, & finit par se ren-dre dans la Lisonze au-dessous de Gradisca.II est vrai que les anciens nous font enten-dre que le Natifo se jetoit dans la mer ; maisalors ils donnoient le nom de Natifo à laLisonze, avec laquelle il se joint. ( D. J. )

NATIVITÉ , ( TAéol. ) nativitas, natalisdies , natalitìum , expressions qui sont princi-palement d’usage en style de calendrierecclésiastique, & quand on parle des saints,comme la nativité de la sainte Vierge , lanativité de saint Jean-Baptiste, 6v. quandon dit simplement la nativité , on entendle jour de la naissance de Notre-Seigneur,ou la fête de Noël. voye^ FÊTE & Noël.

On croit communément que c’est lepape Thelesphore qui a ordonné que lafête de la nativité se célébrerait le r s dé-cembre. Jean, archevêque de Nice, dansune lettre fur la nativité de J. C. rapportequ’à la priere de S. Cyrille de Jérusalem lepape Jules I. fit faire des recherches très-exactes fur le jour de la nativité de N. S. &qu’ayant trouvé qu’elle étoit arrivée le t sdécembre , on commença dès-lors à célé-brer cette fête ce jour-Ià. Voyc^ Incar-nation,

Les mots natalis dies , natalitìum , étoientautrefois usités parmi les Romains poursignifier la fête que l’on célçbroit le jourde l’anniversaire de la naissance d’un em-pereur ; depuis ce temps on les a étenduspeu à peu à signifier toutes sortes de fêtes;c’est pourquoi l’on trouve dans les fastesBbbbb a