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Tome vingt-deuxième.
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forcé , qui ne va ni trop haut ni trop bas ,ni trop vite, ni trop lentement. Enfin lasignification la plus commune de ce mot,& la feule dont l’abbé Brassard n’a pointparlé , s applique aax tons ou modes dontles sons se tirent de la gamme ordinaire ,sans altérations. De forte qu'u n modenaturel est celui où l’on emploie ni dieseni bémol. Dans la rigueur de ce sens, il n’yauroit qu’un feu! mode naturel , qui feroitcelui d 'ut majeur ; mais on étend le nom denaturel à tout mode, dont les cordes essen-tielles feulement ne portent ni diese nibémol ; tels font les modes majeurs de fol &de fa ; les modes mineurs de la & de ré, &c.Voye{ Mode , Transposition , Clé

TRANSPOSÉE. (5)

Les Italiens notent toujours leur récitatifau naturel , les changemens de tons y étantíi fréquens & les modulations íì serrées ,que de quelque maniéré qu’on armât laclé pour un mode , on n’épargneroit nidiefes ni bémols pour les autres, & l'onfe jetterait, pour la fuite de la modula-tion , dans des confusions de signes très-embarrastantes, lorsque les notes altéréesà la clé par un signe fe trouveraientaltérées par le signe contraire accidentel-lement. Voye\ Récitatif , ( Mujìq. )

Solfier au naturel , c’est solfier par lesnoms naturels des sons de la gamme ordinaire,fans égard au ton où l’on est. Foye[ SOL-FIER , (Mufiq.) {S)

NATUREL , est en usage dans le Blason,pour signifier des animaux , des fruits, desfleurs, qui font peints dans un écu avec leurscou'eurs naturelles, quoique différentes descouleurs ordinaires dans le Blason ; ce motsert à empêcher qu’on n’accufe des armoi-ries d’ètre fausses , quand elles portentdes couleurs inconnues dans le blason.Voyei Couleur & Blason. Berthelas

en Forêt, d’azur à un tigre au naturel.

Poulfemotte de l’Etoile de Thierfanvillede Mont-briseul à Paris, d’azur à trois lysau naturel , enté en pointes de fable à uneétoile d’or cet enté en pointe est une substi-tution depuis le 8 février 1 6 j i, qu’un decette famille , devînt héritier ( du côtéprateruçl) de François de l’Etoile.

M A U

NAU , ( Géogr.) autrement Nave ouNake; en latin Nuv i, riviere d Allemagne.Tacite, /. 1F. c. Ixx. fait mention de cetteriviere, & dit qu'elíe fe joint au Rhin prèsde Bingium , aujourd’hui Bingen : en effetBingen est encore située au lieu où la Naule jette dans le Rhin. Aufone en parlantde cette riviere dit :

Tranfìeram celerem nebulofo lumìne Navam,

Elle a fa source dans la Lorraine à l’orientde Neukirch, prend son cours du S. O. auN. E. & tournant enfin du midi au nord ,elle va fe jeter dans le Rhin au dessous deBin. {D. J.)

NAVAL, adj. fe dit d’une chose quiconcerne les vaisseaux ou la navigation.Voyei Vaisseau & Navigation.

C’est dans ce sens qu’on dit quelquefoisforces navales, combat naval, &c.

Couronne navale , corona navalis, parmiles anciens Romains, étoit une couronneornée de figures des proues de vaisseaux ;on la donnoit à ceux qui dans un combatnaval avoient les premiers monté fur levaisseau ennemi.

Quoiqu’Aulugelle semble avancer commeune chose générale, que la couronne navaleétoit ornée de figures de proues de vais-seaux , cependant Juste Lipfe distingue deuxsortes de couronnes navales ; l’une simple,Pautre garnie d’éperons de navires.

Selon lui, la premiere fe donnoit com-munément aux moindres soldats ; la se-conde beaucoup plus glorieuse, ne fe don-noit qu’aux généraux ou amiraux , quiavoient remporté quelque victoire navaleconsidérable. Ckambers. ( G )

Navale , ( Géogr. anc. ) ce mot latinpeut avoir beaucoup de significations diffé-rentes: il peut signifier un port, un havre ,quelquefois le lieu du port où l’on construitles vaisièaux, comme à Venise ; ou le bas-sin où ils font conservés & entretenus ,comme au Havre-de-Grace ; mais ce n’estpoint là le principal usage de ce mot. Ii yavoir des villes quiétoient assez importantespour avoir un commerce maritime , & quinéanmoins n’étoient pas situées assez près

sis