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Tome vingt-deuxième.
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qu .lques-uns, Aristophane & Philistusnaquirent austì.

Athénée & Julius Pollux étoient con-temporains : le premier fut surnommé lePline des Grecs, & passoit pour un des'()lus savans hommes de son temps ; il florif-l’oit à la fin du second fìecle. II ne nousreste de lui que les Disnosopkijìes , c’est-à-dire, les Sophistes à table , en 15 livres,dont il nous manque les deux premiers ,une partie du troisième , & la plus grandepartie du quinzième. On y trouve unevariété surprenante de faits, qui en rendentla lecture très-agréable aux amateurs del’antiquité. La bonne édition en grec Sc enlatin est Lugd. 161%. z vol. ìn-fol.

Julius Pollux étoit un peu plus jeunequ’Athénée ; il obtint la protection deCommode, fils de Marc-Aurele, & devintprofesseur de Rhétorique à Athènes. Onconnoît son Onofmaticon , ou dictionnairegrec , ouvrage précieux , dont la meilleureédition est d’Amsterdam, en 170Ó , in-fol.en grec & en latin avec des notes.

Voilà les habiles gens qui ont contribuéà la gloire de Naucratis ; mais elle a tiréinfiniment plus de profit de ses poteries& de son nitre. (D. J.)

NAUD, f. m. ( Fontaines salantes.') c’estun réservoir placé à l’une des quatre facesde chaque berne; ce réservoir ou bastìn à laforme d’un grand coffre d’environ cinqpiés de profondeur, & de pareille largeur ,fur trente six piés de long ; il est hors deterre, composé de madriers épais de plusde quatre ponces d’équarrissage , entouréde six en six piés de liens de fer, & calfatédans les joints avec des étoupes, de la mousse& de la terre glaise couverte de douves.C’est dans ces nauds qui contiennent cha-cun plus d’une cuite, ou plus de 6z muids,que les échenées amenent les eaux d’oùelles se distribuent dans les poêles. Voye[Sels , Salantes Fontaines.

NAVEE , si si terme de mariniers , vais-seau chargé de poisson. Ce mot n’est enusage que dans quelques ports de mer deFrance, particulièrement du coté de Nor-

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mandie ; & l’on ne s’en sert guere que danále négoce de la saline.

NAVÉE , ( Arckite 3 . civile. ) c’est le nomque donnent les maçons à la charge d’unbateau de pierre de Saint-Leu, qui contient| plus ou moins de tonneaux, selon la crue

; ou décrue de la riviere. (D. f.)

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J NAUEN , ( Géogr. ) ville d’Allemagne»

J dans l’électorat de Brandebourg, & dansla moyenne Marche au cercle de Havelland:elle est environnée de champs fertiles Sc deprairies abondantes, qui la font trafiquerbeaucoup en grain, denrées & bestiaux:de frequens incendies l’ont désolé. ( D. G.)NAVET, napus , f. m. ( Hifl. nat. Bot . )genre de plante qui ne différé de la raveque par le port de la plante ; ce caractèrefait distinguer très-aifément ces deux gen-res l’un de l’autre. Voye^ RAVE. Tour-n efort , Inst. rei herb. V 0 ye ^ PLANTE. ( / )

Des cinq efpeces de navets que compteM. de Tournefort , nous ne décrirons quele plus commun, c’est-à-dire, le navet cul-tivé , napus jativa , radìce albâ , I. R. H. 2.2A.11 a la racine oblongue, ronde , grosse parle collet, cependant moins grosse que larave, charnue, tubéreuse , plus menuevers le bas , de couleur blanche ou jaune ,quelquefois noirâtre en dehors , blancheen dedans, d’une faveur douce & piquante»agréable, plus suave & plus délicate que leraifort. Elle pousse une tige de la hauteurd’une coudée & davantage,qui fe divise çn ra-meaux. Ses feuilles font oblongues , pro-fondément découpées, rudes, vertes, fans1 pédicules , ou attachées à des pédiculesmembraneux ; les inférieures font sinuées,embrassent la tige, & finissent en pointe.Sa fleur est à quatre pétales disposés encroix , jaune comme celle du chou ; quandelle est passée, il lui succédé une siliquslongue d’environ un pouce, ronde , qui fedivise en deux loges, remplies de semencesassez grosses, presque rondes, de couleurrougeâtre ou purpurine, d’un goût acre ëcpiquant qui tient de l’amer. Cette acretéest moindre que celle de la graine de mou-tarde , quoiqu’elle en approche.

On seme le navet, & on le cultive dans

y!