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avant dans Pautre trou non évidé commecelui-ci. La navette a encore à ses deuxbouts qui font très-aigus, de petites armu-res de ter , pour garantir les angles lors deschûtes que la navette peut faire; fa longueurcil depuis ; pouces jufqu’à 8 ou io; sonusage est de porter le canon de la tramedont il est chargé par le moyen de labrochette qui lui sert comme de moyeu ;le bout de cette trame qui paste par l’anneletci-dessus, s’unit à la chaîne , & s’y arrêtetoutes les fois que Pouvrier enfonce unenouvelle marche , en même temps qu’ilenfonce cette nouvelle marche, & qu’il leleve par ce pas une partie de la chaîne pen-dant que le reste demeure en bas ; il reculele battant d’une main du côté des listes , &cde Pautre main il lance la navette à traverscette levée de chaîne, & la reçoit dans famain qui vient de pouffer le battant ; puisil lâche le battant qui vient de frappercontre cette trame à chaque coup denavette , observant de lâcher le battantavant que son pie ait quitté la marche , cequi s’appell e frapper à sas ouvert.
NAUFRAGE , s. m. ( Marine ) II sedit d’un vaisseau qui va se perdre & se brisercontre des rochers, ou qui coule à fond ,& périt par la violence des vents & dela tempête. ( Z )
Naufrage , Droit de , ( Usage desBarbares. ) Les barbares qui envahirentPempire romain en occident, ne le regar-dèrent d’abotd que comme un objet deleur brigandage ; & ce fut en conséquence ,dans ces temps-íà, que s’établit fur toutesles côtes de la merle -/toit insensé de nau-frage : ces peuples pensant que les étrangersne leur étoient unis par aucune communi-cation de droit civil, ils ne leur dévoientni justice ni pitié. Dans les bornesétroites où se trouvoient les peuples duNord , tout leur étoit étranger ; & dansleur pauvreté , tout étoit pour eux un objetde richesse. Établis avant leur conquêtes,fur les côtes d’une mer resserrée & pleined’écueils , ils avoient tiré parti de cesécueils mêmes, pour piller les vaisseauxqui avoient le malheur d’échouer dans leurpays, au lieu de consoler par tous les ser-
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vices de l’humanité, ceux qui venoientd’éprouver ce triste accident : mais lesRomains qui faisoient des loix pour toutl’univers , en avoient fait de très-humainesfur les naufrages. Us réprimèrent à cetégard les brigandages de ceux qui habitoient»les côtes, & ce qui étoit plus encore , larapacité de leur propre fisc. Esprit detloix. {D. J.)
NAUFRAGÉ, adj. ( Jurifpr.) se dit dece qui a lait naufrage íoit sur mer ou surquelque fleuve ou riviere : comme un ba-teau ou bâtiment naufragé , des marchan-dises naufragées. IJarticle xxvij. du titre IX,du livre IV de l’Ordonnance de la marineporte que, si les effets naufragés ont ététrouvés en pleine mer ou tirés de son fond,la troisième partie en sera délivrée inces-samment & sans frais, en efpeces ou en de-niers à ceux qui les auront sauvés. Et f ar-ticle iij. du titre U. de l’ordonnance des cinqgrosses fermes de i68j, veut que les droitsd’entrées soient payés pour cette troisièmepartie des effets naufragés qui fera délivrée; à ceux qui les auront sauvés. Voye{ Bris ,Gayves, Varech. { A )
Naufragés , f. m. pi. ( Hisi. anc. ) Lesnaufragés étoient obligés, arrivés à la terre,de se faire couper les cheveux & de les sa-crifier à la mer, & de suspendre leurs vê-temens humides dans le temple de Nep-tune, avec un tableau où leur désastreétoit représenté. Ceux qui avoient perduencore leur fortune, en portoient un au-tre au cou , & alloíent ainsi demandersaumoné ; ou s’il ne leur restoit pas dequoi faire peindre leurs aventures, ils de-mandoientlespiés nuds , avec un bâton en-tortillé d’une banderolle à la main.
NAUGATO , ( Géog .) royaume du Ja-pon dans la grande iíle Niphon dont il estla partie la plus occidentale. Sa ville capi-tale est Amauguchi ou Amoguci , une desplus riches villes de l’empire, dont on mecla Long. à zq8; %o. lat. 43 ,54. (D. J.)
NAVICULAIRE OS, terme £ Anatomie.C’est le nom du troisième os du tarse entrel’astragal & les os cunéiformes, & du pre-mier carpe entre le sémi-lunaire & Iç tra-pèze. Voyei Tarse & Carpe»