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Ils font ainsi appelés du mot latin navis !vaisseau, avec quoi il a quelque ressem-blance , c’est pourquoi on l’appelle auísicymbiforme du mot cymba , barque , & Jca- iphoïde, du mot Jcapha , esquif.
On observe dans l’os naviculaìre du tarsedeux faces articulaires revêtues d’un car-tilage : l’une est concave, postérieure &articulée avec la convexité antérieure dePastraga! ; l’autre convexe antérieure,divisée en quatre facettes pour Particula-tion avec l’os cuboïde & les trois cunéí- jformes. La circonférence décrit par son Icontour un ovale qui se rétrécit peu à peu,& se termine obliquement par une pointeincusse. Un côté du contour a plus de con-vexité que l’autre, & est tourné en haut.La pointe de l’ovale va aboutir à une tubé-rosité qui est tournée en bas & en dedans.
On remarque dans Pos naviculaìre ducarpe une éminence oblongue revêtue d’uncartilage, & articulée avec le trapèze & letrapézoïde, trois facettes articulaires : uneconvexe qui s’articule avec le rayon ; l’au-tre concave , & s’articule avec le grand ;la troisième est plate & articulée avec Possemi-lunaire; deux faces dont l’externe estinégale & distinguée de l’interne par unecfpece de petite gouttière qui régné toutle long de la longueur de Pos. {L)
NAVIGABLE, adj, ( Marine . ) se ditd’une riviere ou d ; un canal qui a assez d’eaupour porter des bateaux ou bâtimenschargés. (Z)
NAVIGATEUR , f. m. ( Marine. ) cenom ne íe donne qu’à ceux qui entre-prennent des voyages de long cours ; &même entre ceux-ci il semble particulière-ment consacré à des hommes éclairés ,courageux & hardis , qui ont fait par merde nouvelles découvertes importantes delieux & de pays.
Personne n’ignore que la mer est devenuepar la navigation le lieu de la société de tousles peuples de la terre , & que c’est par elleque se répandent en tous lieux les commo-dités & l’abondance. On se tourmenteraitvainement à chercher quel fut le premiernavigateur , il suffit de savoir qu’on doit
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le trouver parmi les premiers hommes. Lanavigation fur les rivières doit avoir étépresque aussi ancienne que le monde. Lanature aida les hommes à découvrir cet arcsi nécessaire. Après avoir vu flotter desarbres & des solives , ils en joignirentplusieurs pour passer des rivières. Aprèsavoir vu des coupes & des tasses de bois ,ils donneront quelques creux à des piecesde charpente liées ensemble , pour allerplus sûrement fur l’eau. Le temps, le travail& l’industrie perfectionnerent peu-à-peuces sortes de maisons flottantes ; on ha-sarda de se mettre dedans pour passer desbras de mer ; ainsi l’on vit aux radeauxsuccéder des barques taillées par Pavant &par l’arriere, & finalement d’autres efpecesde vaisseaux & de galères, qui reçurentaussi peu à peu de nouvelles perfections.
Les Phéniciens avides de s’enrichir , &plus curieux encore à mesure qu’ils s’enri-chirent, saisirent promptement ces diffé-rentes inventions : & comme ils ne pou-voient reculer par terre les bornes de leursétats, ils songèrent à se former sur la merun nouvel empire , dont ils ne soient rede-vables qu’à leur industrie & à leur hardiesse,Il falloit avoir infiniment de l’un & del’autre pour tenter au milieu des abîmesun chemin fans trace , & où il est auísipérilleux d’avancer que de reculer. Cepen-dant Strabon remarque que ces peuples ,peu d'annéçs après la guerre de Troie , sehasardèrent à passer les colonnes d'Her-cule , & à braver le terrible océan. Enfince sont les premiers qui aient osé perdre devue leur patrie , pour entreprendre desvoyages de long cours. Mais comme je nefais point ici l’histoire importante de lanavigation , je passe tout d’un faut à celledes Européens, qui nous ont découvert denouvelles parties du monde inconnues à^antiquité.
Ce fut dans le royaume de Portugal ques’éleva au commencement du XV e . lìec'e ,& malgré tonte lïgnoranee de ces temps-là,cet esprit de découverte si glorieux pourtoutes les nations , si profitable pour lecommerce , <k qui depuis environ aóoansa jeté des richesses immenses dans l’Europe,