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Tome vingt-deuxième.
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viens de parler, les Athéniens en avoientencore plusieurs autres ; savoir , YAnti-gone , le De'niétrius , YAmmon , & celuide Minerve. Ce dernier vaisseau étoitd’une espece fìnguliere, puisqu’il étoitdestiné à aller non sur mer , mais furterre. On le conservoit très-religieuse-ment près s aréopage , ainsi que le ditPausanias, pour ne paroître qu’à la fêtedes grandes panathe'nées , qui ne se célé-braient , que tous les cinq ans le 23 dumois Hécatombéon, qui, selon Potter ,répondoit en partie à notre mois de Juil-let. Ce navire servoit alors à porter enpompe au temple de Minerve , l’habitmystérieux de la déesse, fur lequel étoientreprésentées la victoire des dieux fur lesgéants, & les actions les plus mémorablesdes grands hommes d’Athènes. Mais cequ’on admirait le plus dans ce navire ;c'est qu il voguoit fur terre à voile & àrames , par le moyen de certaines machi-nes que Pausanias nomme souterraines ;c’est-à-dire , qu’il y avoir à fond de caledes ressorts cachés qui faisoient mouvoir cebâtiment, dont la voile , selon Suidas ,étoit ■ l’habit même de Minerve. {D. J.)

Navire , nom d’un ordre de cheva-lerie , nommé autrement Y ordre d'outre-mer , ou du double croisant, institué Fan1269 par S. Louis , pour encourager parcette marque de distinction , les seigneursà le suivre dans la seconde expédition con-tre les infidèles. Le navire étoit le sym-bole du trajet de mer qu’il falloit fairepour la croisade & le double croisantsignifioit qu’on alloit combattre contre lesinfidèles. Le collier de cet ordre étoit en-trelacé de coquilles d’or & de doublescroissans d’argent , avec un navire quipendoir au bout dans une ovale , où ilparoissoit armé & fretté d’argent dans unchamp de gueules, à la pointe ondoyéed’argent & de sinople. C’étoient, commeon voit, autant de symboles & du voyage,& des peuples contre lesquels on alloitcombattre. Quoique ce prince en eût dé-coré ses enfans, & plusieurs grands sei-gneurs de son armée, cet ordre ne sub-sista pas long-temps en France après famort (arrivée devant Tunis le 2; août1270. ) mais il conserva son éclat dans les

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royaumes, de Naples & de Sicile , oùCharles de France , comte d’Anjou ,frere de saint Louis , & qui en étoit roi ,le prit pour ses successeurs ; & Renéd’Anjou , roi de Sicile , le rétablit en1438 , fous le nom d’ordre du croissant.Voyei Croissant. Favin, theat. d’honn .& de chevalerie.

Navires , ( tìifl. anc. ) les anciensen ont eu d’un grand nombre d’especes.11 y en avoir qu’on faifoit naviger fortvite, par le moyen de 10 , 20 , 30, 50 ,& même 100 rames d’un & d’autre bord,naves aeluarìœ , ou acluariolœ ; ceux quiavoient le bec garni de bronze , & quiétoient employés à percer le flanc en-nemi , s’appelloient œratee , ou œneœ.Ceux qui apportoient des vivres, anno~tinœ , ou frumentariœ ; ceux qui avoientété construits dans l’année, hornotinœ ;ceux qui avoient au-derriere & à l’avantdeux tillacs séparés par une ouverture ouvuide placé entre deux , apertœ. Les com-battans étoient fur ces tillacs ; ces bâti—mens étoient communément à deux ra-mes , ou même plus petits. Les rameurss’appelloient thranitœ. Ceux qui étoientà voiles & à rames , & qui n’alloient dansle combat qu’à rames, armatee. Ceuxdont on ufoit fur le Tibre , & qui étoientfaits de planches épaisses , caudicarice , oucodicariœ. Ceux dont le tillac occupoittout le dessus de l’arriéré à l’avant, cons-tratœ. Ceux où l’on avoit pratiqué desappartemens & toutes les autres commo-dités d’une maison , cubiculatœ. Ceuxqu’on n’employoit que sur les rivières ,lentres , pontones , fluvial iles. Ceux quifaisoient le transport des vivres , frumen-tanœ. Ceux qui faute de tillac étoientfort legers,. leves. Ceux qu’on avoit cons-truits pour porter un grand nombred’hommes, longœ. Us étoient tous à ra-me ; Ptolomée Philosopater en fit cons-truire un , qui avoit 280 pies de lon-gueur , fur 38 de hauteur , à 40 rangsde rames Ceux fur lesquels on se prome-noir , lusoriœ. Les vaisseaux appellés mili-tares , étoient les mêmes que lesvaistèauxappellés longœ. Les vaisseaux de charge,ils étoient à voiles & à rames, onerariœ _Les vaisseaux côtiers, orariœ , trabales >