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littorarìœ. Les vaisseaux construits de bois& de cuivre , & qu’on pouvoit délassem-lder & porter par terre, p lie at iles. Ceuxqui précédoient les flottes, prœcurforiœ.Ceux qui étoient longs, vîtes, légers &à Tissage des pirates , prœdatoriœ , prœ-daticœ. Ceux qui portoient les amiraux ,prœtorice. Ils étoient grands & forts. Onles discernoit à une banderole & à unelanterne particulière. Le pavillon rougequ’on arboroit étoit le signal du combat.Ceux fur lesquels étoient les gardes avan-cées de fa flotte , prophnlacloriœ. Ceuxqui fe compofoíent & fe décompofoient ,prenoient différentes formes , laissoientéchaper de leur flanc fur T amphithéâtredes bêtes féroces , &'c. Néron fit prome-ner fa mere dans un vaisteau de cetteefpece ; le vaisseau fe décomposa ; maisAgrippine s’échapa à ia nage , navesjolu-tìles. Ceux qu’on envoyoit reconnoîtrei’ennemi, fpeculatoriœ. Ceux quidemeu-roient fixes à l’ancre ftationariœ. Ceux quiétoient tissus de fortes baguettes, & revêtusde cuir , futiles. Ceux qui étoient légers ,& qu’on détachoit de la flotte pour allerannoncer son approche, tabellariœ. Ceuxqui étoient creusés d’une feule piece , tra-hariœ , lintres. Ceux qui portoient deuxtours, Tune à Pavant, l’autre à Tarriere ,turritœ.
NAULAGE, f. m. {Marine.) c’estun vieux terme pour dire ce qu’on paieau patron ou maître d’un bâtiment pourle passage. ( Z )
Naulage , {Mythol. ) ce mot signi-fie chez les Mythologues , 1e droit de
Í ’affhge de la barque à Caron , fur lequeles Poètes fe font tant égayés.
Dès qu’on eut une fois imaginé queCaron ne passoit personne gratis fur lerivage des morts, on établit la coutumede mettre fous la langue du défunt unepiece de monnoie , que les Latins appel-lent naulus , & les Grecs InvarA , peurle droit du passage , autrement dit nau-lage. Cette coutume venoit des Egyp-tiens , qui donnoient quelque chose à !celui qui pastoit les morts au-delà du ma- ,rais Achérufe. Lucien assure que Tufagede mettre une obole dans la bouche desmorts, pour payer le droit de naulage ,
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étoit universelle chez les Grecs & chezles Romains ; on ne connoît que les Her-moniens qui s’en difpenfoient, parce qu’ilsfe difoient si près de Penser, qu’ils necroyoient pas qu’il fut nécessaire de rienpayer peur le voyage. Mais Caron n’yperdoit pas grand chose ; car si ce peu-ple ne lui payoit pas ses émolumens , lesAthéniens prétendirent qu’il falloit don-ner quelque chose de plus pour leurs rois »afin de les distinguer du vulgaire, & ifsmirent dans leurs bouches jufqu’à troispieces d’or.
II importe fort de remarquer qu’on ne fecontentoit pas de cette piece de monnoie•mais qu’afin de mieux aííurer le passage ,on mettoit dans le cercueil du défunt uneattestation de vie & de mœurs.
Nous avons pour garant de ce singulierfait Eustache fur Iiomere, & le Schc-liaste de Pindare. Cette attestation devie & de mœurs étoit une efpece de fauf-conduit, qu’on requéroit pour le défunt.Un ancien auteur ( Fab. Cel. lib. III.Anthol. ) nous a conservé le formulairede cette attestation. Ego Sextus Aniciuspontifex , testor hune honejìè vixijje ; ma-nès ejus inveniant requiem. " Moi fouf-,, signé Anicius Sextus pontife , j’atteste» qu’un tel a été de bonne vie & mœurs ;„ que ses manès soient en paix IIparoît de ce formulaire , qu’afin que cetteattestation fût reçue dans l’autre monde ,il falloit que le pontife lui-méme Técrivîtou la signât. ( D. J.)
NAULOCIIIUM , ( Geog. anc. ) lieude la Sicile fur la côte , entre Pelorum& Mylas. Auguste y remporta une vic-toire fur Pompée.
NAUM, ou NAUN, ! Geog.) riviere dela grande Tartarie , qui prend fa source aumidi d’Albasiuskoi , ville des Russes rui-née , arrose le bourg auquel elle donneson nom, & finit par se joindre à Chin-gai, qui fe décharge dans le fleuve Arnur.
NAUMACHIK , f. f. {Antiq. rorn. )combat donné fur l’eau. Ces combats sucl’eau ont été les plus superbes spectacles deTantiquité ; c’étoit un cirque entouré d©sieges & de portiques , dont Ten son ce-rnent , qui tenoit lieu d’arene, étoit rem-pli d’eau par le moyen de vastes canaux j