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coquille d’eau , & par-là se donne plusde poids pour s’enfoncer. La maniéré devuider son eau quand il veut s’élever &naviger , se fait par un grand nombre detrous qui se trouvent le long de ses jambes.
Le nautile à coquille épaisse , nommépar Rumphius nautilusmajor , feucrajjus ,ne quitte jamais fa maison. Sa coquilleest partagée en quarante cellules ou cloi-sons , qui diminuent de plus en plus à me-sure qu’elles approchent de leur centre.Entre chacune de ses cloisons & les voi-sines , il y a une communication par lemoyen d’un trou qui est au centre dechaque cellule. II est vraisemblable quele poiíïon occupe l’espace le plus large defa coquille , depuis son ouverture jusqu'àla premiere cloison , & que le nerf quipasse au-travers de toutes ses cloisons ,sert à le retenir dans fa demeure , à don-ner la vie à toutes les cellules , & à yporter l’air & seau par le petit canal,proportionnellement au besoin qu'en a{'animal pour nager ou s’enfoncer dansl’eau.
Aristote a décrit bien nettement deuxefpeces de nautiles , mais non pas trois,comme Bellon l’a imaginé.
Hook remarque que dans les creux descellules du nautile , on trouve des efflores-cenees de sel marin ; & qu ainsi l’air y apasse avec l’eau de la mer.
Ce testacé est commun à Amboine, àEatavia , aux Moluques & au cap deBonne-Espérance. Rumphius en a donnédes figures , ainsi que Ruysch. On dit queles nautiles à cloison ou à coques épaisses,ne vivent pas long - temps hors de leurcoquille. Leur ventre est rempli d’unequantité d’oeufs ronges , bons à manger,& faits comme de petits grains ronds ,qui ont chacun un petit point noir commeun œil : ils forment une maíso entouréed'une pellicule mince qu’on appelle ovaire,placée comme un coussin fur le cou.
Ces animaux se trouvent aslez rarement
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avec leurs coquilles , dont ils se détachenttrès-aisément. 11 faut que les pécheurssoient bien adroits pour les prendre en-semble. Quand ils sont poursuivis , ilstournent leur nacelle tantôt à droit, tantôtà gauche. Enfin , les pêcheurs remarquantqu’ils veulent faire eau & se couler à fond ,íe jettent souvent à la nage pour les pou-voir joindre.
Les quatre principales différences de laclasse áe^iautiles , c’est que les uns sontpapyracés, les autres à cloison , les au-tres à oreilles & les autres ombiliqués.
Mais les diverses efpeces de nautilesdécrites par les naturalistes , sont les sui-vantes : i°. le nautile de la grande efpece,poli & épais ; le nautile de la petiteefpece à coquilles épaisses & polies ; 3°.le même nautile ombiliqué ; 4A le nautilecommun , chambré & partagé en plusieurscellules; 3^- le nautile cannelé , vuide ,fans aucune séparation en-dedans ; 6 °. lepapyracé , applati & mince 57°. le nau-tile à oreilles & à large caréné ; 8°. lemême nautile à caréné ondée en sillon ,& dentelée des deux côtés ; 9 0 . le nautiledont la caréné est par - tout dentelée 310A le nautile dit corne d'ammon. (a)
Si cependant la pensée de M. de Justìeu,dans les mémoires de Vacad. des Sciences ,année 172.2.. pag. 233. est vraie , savoirque toutes les cornes d’ammon se sontmoulées dans les nautiles , il se trouve-roit autant d’eí’peces de nautiles que decornes d’ammon ; &: par conséquent lenombre des efpeces de nautiles encore in-connues seroit bien grand par rapport aunombre des efpeces connues. ( D. /. )
NAUTIQUE , adj. ( Astron. OGécg. )se dit de ce qui a rapport à la navigation.Voyei Navigation.
Astronomie nautique est l’Astronomiepropre aux navigateurs. Voye 4 ASTRO-NOMIE, Compas nautique ou Com-pas de mer. Voyez Boussole ùCompas. ( O )
(a) Le Nautile p api racé, le plus mince de tous, se trouve dans la méditerranée , Lc point dan*les terres. Le Chambré est dans les Indes orientales , Lî se trouve pétrifié dans les terres. M. deRéaumur en avoit trouvé auprès de Dax. L’un ík Iautre de ces deux nautiles ont la membranesqui leur sert de voile , selon le» voyageurs. ( Apiide tiré des papiers de M< de Mairan, )