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Tome vingt-deuxième.
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Nautiques Cartes , voy. Cartesmarines.

NAUTODICE, ( Ant. grecq. ) officiersubalterne chez les Athéniens. Les nau-todices terminoient les différends surve-nus entre les marchands, les matelots &les étrangers dans les affaires de commercemaritime. Leur audience générale se tenoitle dernier jour de chaque mois.

NAUTONNiER D’ATHENES,j( Hiji. grecq. ) les nautonnier^d'Athènesétoient les matelots expérimentés , em-ployés au trajet de cette ville à Salamine.Si quelqu’un d’entr’eux culbutoit fa bar-que , la loi ne lui permettoit pas de re-monter fur mer. " Vous, Messieurs, ditEfchine dans fa harangue contre Cté-siphon , „ qui avez établi cette sage loi7} afin que nul n’expose légèrement ia vier» des Grecs , ne rougiriez - vous pas» de permettre que celui qui a culbuté») volontairement Athènes & toute la

Grece , ose reprendre le gouvernail de7 > l’état !»

NAXKOW , ( Geogr. ) ville de Dane-marck dans l’île de Laland , fur la côteseptentrionale , avec un port commodepour le commerce. Elle est à 22 lieuesS. O. de Copenhague. Long. 29. 12. lat.54. 48 .{D. J.)

NAXOS, ( Geog. anc. & mod.) N-E"par les Grecs, Naxus par les Latins ,Naxia dans le moyen âge , & Naxe parles François , île considérable située aumilieu de l’Archipel , à 37 d . d’élévation ,& à environ 9 milles de ía pointe septen-trionale de Paros : son circuit est de plusde 100 milles ; c’est-à-dire , de près de35 lieues françoises , & fa largeur est de30 milles, qui'font 10 lieues de France.C’est la plus grande, la plus fertile oc laplus agréable de toutes les Cyclades. Lesanciens l’appelloient Dyontjia ,, par cequ’on difoit que Bacchus avoit été nourridans cette île ; les habitans prétendoientque cet honneur leur avoit attiré toutesfortes de félicités : ce qu’il y a de sûr,c’est que ce dieu étoit particulièrementadoré chez les Naxiotes.

Les principales choses qui rendent Naxoscélébré, sont la hauteur de ces montagnes,la quantité de marbre blanc qu’on en tire,

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la beauté de ses plaines, la multitude de*fontaines & des ruisseaux qui arrosent sescampagnes , le grand nombre de jardinsremplis de toutes sortes d’arbres fruitiers ,les forets d’oliviers, d’orangers , de limon-niers & de grenadiers d’une hauteur pro-digieuse. Tous cés avantages qui la distin-guent de toutes les autres , lui ont acquisle nom de reine des Cyclades. Cependantcette île n’a jamais eu que peu de com-merce par le défaut d’un beau port où lesbâtimens pussent être en sûreté.

Les pointes des falaises & des monta-gnes paroissent à ceux qui abordent cetteîle , former comme des rangées de gros-ses boules blanches ; & c’est peut-être pourcela, suivant l’idée du P. Sanadon, queVirgile , Enéid. liv. III. vers 125. écrit,baccatam jugis Naxon, c’est-à-dire, cujusjuga baccarum Jpeciem rtferunt.

Si quelqu’un veut remonter jusqu’à Fan-tiquité la plus reculée , il trouvera dansDiodore de Sicile & dans Pausanias, l’ori-gine des premiers peuples qui Rétablirentdans l’île de Naxos : il y verra qu’elîe futoccupée par les C ariens, & que leur roiNaxos lui donna son nom. II eut pour suc»ceílèur son fils Leucippus : celui-ci futpere de Smardius, sous le régné duquelThésée revenant de Crete avec la belleAriadne , aborda dans l’île, où il aban-donna fa maîtresse à Bacchus dont les me-naces l’avoient horriblement frappé dansun songe, c’est-à-dire qu’il devint infidèleà son amante : c’est pourquoi Racine par-,lant de ce héros, nous peint

Sa sot par-tout offerte , & reçue en cent lieux ;Ariadne aux rochers contant j es injustices ;Phedre enlevée enfin fous de meilleurs auspices ,

ôte.

Naxos , quoique fans port, étoit unerépublique très-florissante , & maîtressede la mer , dans le temps que les Per-ses passerent dans l’archípel. Il est vraiqu’elle poíTdoit les îles de Paros & d’An-dros, dont les ports sont excellons pourentretenir & recevoir les plus grandesflottes. Aristagoras tenta vainement dps’en rendre maître , quoique Darius roide Perse , lui donnât non-sculemént des

troupe?