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Tome vingt-deuxième.
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ques-uns croient que c’est aujourd’huiNotir, & d’autres que c’est Ninir.

NEAíTHUS , ( Géog. anc. ) fleuvede la grande Grece , dans le territoire deCrorone, & qui avoit son embouchuredans le golfe de même nom : Théocriteen parle, & Ovide le surnomme Salen-tinum.

NÈANE, ou NÉYN , ou NYN ,( Ge'og. ) riviere d’Angleterre. Elle a sa-source dans le Northamptunshire qu’elletraverse. Voyei Neyn. ( D. J. )NÉANT, RIEN, ou NÉGATION,( Métaphyf. ) suivant les philosophesícholastiques, est une chose qui n’a pointd’être réel , & qui ne se conçoit & ne senomme que par une négation.

On voit des gens qui se plaignent qu’a-près tous les efforts imaginables pour con-cevoir le néant, ils n’en peuvent venirà bout. Qu’est-ce qui a précédé la créa-tion du monde ? qu’est-ce qui en tenoitla place ? Rien. Mais le moyen de se re-présenter ce rien ? Il est plus aisé de sereprésenter une matière éternelle. Cesgens là font des efforts là où il n’en fau-droit point Lire, & voilà justement, cequi les embarrasse , ils veulent formerquelque idée qui leur représente le rien ;mais comme chaque idée est réelle, cequ’elle leur représente est austi réel.Quand nous parlons du néant , afln quenos pensées se disposent conformément ànotre langage , & quelles y répondent,il faut s’abílenir de représenter quoi quece soit. Avant la création Dieu existoit ;mais qu’est-ce qui existoit, qu’est-ce quitenoit la place du monde ? Rien ; pointde place ; la place a été faite avec l’uni-vers qui est fa propre place, car il est eníòi-même, & non hors de soi-même, IIn’y avoit donc rien ; mais comment leconcevoir ? II ne faut rien concevoir. Quidit rien déclare par son langage qu’iléloigne toute réalité ; il faut donc que lapensée pour répondre à ce langage écartetoute idée , & ne portp son attention surquoi que ce soit de représentatif; à la véritéon ne s abstient pas de toute pensée , onpense toujours ; mais dans ce cas-là pen-ser c’est sentir simplement soi-même, c’est

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sentir qu’on s’abítient de se former desreprésentations.

Néant , ( Jurisprud. ) est un terme depratique qui sert à exprimer qu’une pro-cédure est rejettée ; les cours souverainesmettent l’appellation au néant quand ellesconfirment la sentence dont est appel ;quand elles l’infirment, elles mettent l’ap-pellation & ce au néant. En matière degrand criminel elles ne mettent pas aunéant , elles prononcent qu’il a été bienjugé , mal & fans grief appellé ; les jugesinférieurs ne peuvent pas se servir de cestermes , au néant , ils doivent seulementprononcer par bien ou mal jugé.

Au conseil du roi , quand une requêteen cassation est rejettée, on met sur larequête néant. Noye\ Appel ; Infir-mer , Sentence. (A)

NEAPOLIS , ( Géog. anc. ) il y a plu-sieurs villes de ce nom dans les anciensauteurs , J A Néapolis en Macédoine ;2.A Néapolis ville de la Carie ; 3 A Néa-polis ville de Grece en Ionie selon Stra-bon , entre Samos & Ephese ; 4Q. Néa-polis ville d’Asie dans l’isaurie selon Sui-das ; Ç A Néapolis ville d’Egypte dans laThébaïde ; 6A Néapolis ville de la Pisi-die ; 7®. Néapolis ville de file de Sardai-gne fur la côte occidentale ; 8°. Néapolisville de la Colchide ; 9°. Néapolis ville dela Cyrénaïque ; 10A Néapolis ville def Asie propre dans la Lydie ou dans laMœonie : voilà les principales. (D. J.)

Néapolis , ( Géogr. anc. ) ville deMacédoine où saint Paul arriva en venantde file de Samothrace , & alla de - là àPhilippes : cette ville qui est toute voisinedes frontières de la Thrace , se nommeaujourd’hui Napoli. Noyé1 NAPOLI.

NEAPQLÏTAIN, onguent , (Matièreméd. ) c’est un des noms qu’on donne àl’onguent mercuriel. Noye\ fous le motMercure,

NEASTRON , mot barbare inventépar Paracelse , par lequel il veut expri-mer le mouvement des quatre élémensdans les corps élémentés, c’est-à-dire dansles corps qui résultent de leur combinai-son , d’où il arrive que les élémens s’étantrépandus, divisés en rameaux & fixés danscertains endroits, il y a des parties qui