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présumer que Fusage subíìstoit encore lors-qu’il écrivoit.
II seroit très-poffible que les premiershabitansdela Grece euísent imaginé l’es-pece de divination dans laquelle on évo-quoit les âmes des morts ; car on Fa trou-vée établie chez diverses nations sauvagesde l’Afrique ; cependant il est vraisem-blable qu’elle avoit été portée dans laGrece par les mêmes colonies orientalesqui établirent dans ce pays le dogme dupartage de Fadministration de F universentre différentes divinités à qui l’on don-noit des attributs distingués , & qu’on in-voquoit en particulier par un culte & pardes cérémonies distérentes. Hérodote nousapprend qu’avant F arrivés des coloniesorientales ce partage n’avoit point lieudans la religion des anciens Pélafges ; ilsreconnoiílbient à Ja vérité plusieurs divi-nités qu’ils nommoient &sot , 911 auteursde l’arrangement de Funivefs ; mais ils les^doraient & les invoquoient tout-à-la-fbis , & fans les séparer. Voye\ les obser-vations de M. Freret fur cet article , dansìssMem. de Littéral, tome XXIII. 2/2-4 0 .
í D. /• )
NEDA , ( Geogr. ane.) en grec N» J'»,fleuve qui, selon Pausanias liv. IV. ch.xx. prend fa source au mont Lycée . tra-verse l’Arcadie , & sépare les Messéniensdes Eléensdu côté de îa mer. Cet histo-rien ajoute que la jeunesse de Phigadéealloit dans certains jours se couper lescheveux fur les bords du Néda , pour leslui consacrer , car c’étoit un usage assezcommun en Grece de vouer ses cheveuxà quelque fleuve. Une coutume bien plussingulière , étoit celle que les jeunes fillesde Troie & des environs faisoient de leurvirginité au fleuve Scamandre, en venantfe baigner dans ses eaux la veille de leurspoces. Si vous en doutez , voye { l’article$CAMANDRE. ( D. J. )
NEDR.OMA, ( Geogr.) ou Ned-roma ;ancienne ville d’Afrique au royaume deYrémécen , bâtie par les Romains dansune plaine, à deux grandes lieues du montA tlas , & à quatre de la mer. Les inter-prètes de Ptolomée , liv. IV. ch. \ij.disent qiie c’est F ancienne Cilama , & la
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mettent à m. 10'. delongit. sous les 324;20'. de lat. ( D. J. )
NEDIUM-SCHETTI, T. m. ( Hifl.nat. Botan. ) nom d’un arbrisseau bacci-fere qui croît aux Indes orientales-; on lefait bouillir dans de Fhuile , & Fon ehprépare ainsi un onguent qu’on dit êtrebienfaisant dans les maladies prurigineuses.
NÉEHETE , ( Ge'og . ) ou Nèthe, ri-vière des Pays-Bas dans le Brabant. Ellese divise en grande & en petite , qui sejoignent ensemble depuis Liere , & neforment alors qu’une même riviere qui feperd dans la Dyle.
NÉERE , ( Geog. ) ou Nerre , petiteriviere de France qui arrose la Pologne ,& qui va se joindre à la grande Saude,un peu au-dessous du bourg de Clermont.
NÉETO, ou NEETLIO , ( Geogr. anc.& mod. ) en latin Nethus ; riviere d’Italiedans le royaume de Naples. Elle coulefur les confins des deux Calabres , ducouchant au levant , passe à San-Severi-na , & va fe jetter dans la mer Ionienneentre le cap de Lisse & le cap delle Co-lonne.
Strabon , l. VI. remarque qu’une ban-de de grecs au retour de F expédition deTroie, s’arrêta à Fembouchure du Ne'ethe ;& que pendant qu’ils couroient le payspour le reconnoître , leurs captives en-nuyées de la mer brûlèrent leurs vaisseaux ,& les obligeront par—là de s’arrêter danscette partie de lTtalie. N íàtlos signifieembrasement de vais]eaux.
Théocrite dans fa 4. idylle , a chantéles prérogatives de cette riviere ; il dé-crit même trois íbrtes de plantes qui ren-doient ses pâturages supérieurs à' toutautre. La premiere de ces plantes estVáynrJpoe , qui, selon un des scholiastes,étoit bonne pour arrêter Finílammationdes plaies ; la seconde plante, que Théo-crite appelle Xvvs*. , avoit la propriétéde conserver les femmes dans Fesprit dechasteté que la religion exigeoit d’ellespendant la célébration des mystères deGérés. Elles faisoient des jonchées de cetteherbe , fur lesquelles elles couchoient tantque duroit la fête. La troisième plante estla mélisse ; ptKÍTua, , qui nous est aussi
connue