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Ton trouvoit les choses propres pour em-baumer les corps morts.
NECROTYLA sinus , ( Géogr. anc.)golfe qui borde à l’occident la Cherfon-nèse taurique , dans la côte septentrio-nale du Pont - Euxin ; le Boristhène , leBogu , & le Damastris s’y jettent.
NECROSE , f. f. en Médecine , morti-fication complette de quelque partie. C’estla même choie que fidération & sphacele .Voyei Gangrené & Sphacele.
Ce mot est tout grec, vexpanr, quisignifie mortification , parce que la par-tie fphacelée est corrompue & privée devie. {¥)
NECROTHALASSA, ( Géogr. anc. )golfe ou port que la mer fait fur la côte dePile de Corfou , du côté de l’ouest , dansla vallée des Saints. Ce port étoit autre-fois fort profond & capable de contenir200 galères ; mais à présent il est remplide fable , & par conséquent inutile. Sonnom grec Nécrotalajsa , qui veut dire mer-morte , lui convient parfaitement, car ilne sert plus que d’étang où l’on tient quan-tité de poisson.
NECTAR, f. m. ( Mythol.) c’est laboisson des dieux , quoiqu’en dise Sapho ,qui la prend pour le manger de la courcéleste ; mais Homere mieux instruit à cesujet que la muse de Lesbos, fait toujoursdu neclar le breuvage des déités. II donned’ordinaire l’épithete de rouge à celui queGanymede verfoit au maître du tonnerre.Hébéer. fervoitaux autres divinités. Festusl’appelle murrhina potio ; il falloir bienque ce fût un breuvage délicieux , car cemot a été ensuite employé métaphorique-ment par les Poètes de toutes les nations ,pour désigner les plus excellentes liqueurs.Quand on faisoit à Rome l’apothéose dequelqu’un, on disoit qu’il buvoit déja leneclar dans la coupe des dieux. Enfin je nefais pas ce que c’est que cette liqueur déli-cate,ce vinum pigmentatum,&ê pour mieuxdire ce neclar que buvoient autrefois au ré-fectoire les moines de Tordre des Char-treux ; mais je trouve que les statuts de Tan1368 ,part. II. chap. j. §. 30 , leur endéfendent Tnfage à T avenir ; & en effetils ne le connoissent pliu. (D. J.)NECTARIUM, ( Botan.) ce terme
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désigne ordinairement une partie de lacouronne de la fleur coroìlœ , & trè:-rarement toute la couronne de la fleur.C’est la partie destinée à recevUir le sucmiéleux de la plante ; elle est quelquefoisfaite en fossette, en tube , en écaille ou entubercule.
NECUNE , f. f. ( Comm. ) monnoiequi a cours fur les côtes des Indes orien-tales, entre T île à Vache & celle du Ti-gre. 30 nécunes valent 420 piastres d’Ef-pagne.
NECUSIES, f. f. pi. ( Antiq. grecq. )viym ma, ou Savcitovi no. ; fête folemnellequ’on célébrois à Athènes & dans plu-sieurs autres villes de la Grece , enThonneur des morts , pendant le moisAntistéríon. Les Romains emprunterontdes Grecs le culte qu’ils rendirent auxmorts, & ce culte a passé dans d’autresreligions. ( D. J.)
_ NECYOMANTIE , f. f. ( Magie.) di-vination par les évocations des âmes desmorts. O11 ne peut douter que ces évo-cations n’eussent un rit & des cérémoniesreligieuses qui leur étoient propres. Lesanciens ne les ont point décrites , maisil est probable qu’elles reíïèmbloient àcelles qu’Ulysse emploie dans la nécyo~mantie de l’Odyssée. Horace, si attentif àfe conformer aux usages anciens , n’aurapas violé le costume dans cette feule occa-sion.
On peut encore supposer que les céré-monies usitées dans ces évocations, refi-fembloient à celles qui s’obfervoient au?ísacrifices funèbres, & dans ceux qui étoientdestinés à honorer les héros : car les uns& les autres étoient désignés par un mêm©mot.
II y avoir un oracle des morts, N íXw-f/.avrtuov , établi dans la Thefprotie , furles bords du fleuve Achéron : c’est cetoracle de la Thefprotie qui avoir donné àHomere Tidée de la nécyomantie de TQ-dyssée , & c’étoit de là qu’il prit le nomdes fleuves infernaux. PÎutarque nous 3,fourni quatre exemples Révocations de»âmes des morts, faites avec une certain©authenticité ; mais il n’accompagne cequ’il en dit d’aucune réflexion qui fassi*