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germe. Suivant ces principes, qui parais-sent très-véritables, l’on conçoit : i°. que,puisque le germe des corps des animauxdans la formation tient du mâle & de lafemelle , il faut qu’il reçoive des traits del’un & de l’autre ; 2 0 . qu’il y a beaucoupd’apparence que le germe renfermé dansle sein de la femelle contient naturelle-ment tous les traits de ressemblance, &qu’il ne reçoit la ressemblance du mâleque par Fintrusion de la liqueur séminalequi détermine les parties du germe à re-cevoir un mouvement ; 3 9 . que le mou-vement qui arrive aux parties du germedans les animaux de la même espece , doitêtre presque toujours uniforme, & commeau même degré ; cependant moins grand,en comparaison de celui qui survient dansl’acccuplement des animaux de diversesespeces ; il faut même que dans ces der-niers le mouvement soit violent & commeforcé , ensorte que les fluides doivent sor-tir de la ligne de leur direction naturelle ;& se fourvoyer, pour ainsi parler : on lejuge ainsi par le dérangement considérablequi arrive dans les pairies originaires dugerme ; 4 9 . que la production des monílresest une preuve des plus convainquantes dece dérangement íì surprenant, y. II suitaussi, qu’une negrejse qui aura commercé,par exemple , avec un blanc 011 européen ,doit faire un mulâtre, qui par la nouvellemodification que cet enfant aura reçuedans le sein de sa mere datis la couleuroriginaire de fa peau & de ses cheveux,doit paraître différent d’un nègre, 6 °. quecette nouvelle modification dans le mu-lâtre suppose nécessairement l’humeur quise filtre à-travers l’épiderme moins noire,une dilatation dans les vaisseaux insensiblesdes cheveux moins tortueux : aussi voit-ontous les jours en Amérique non-feulementdans les mulâtres , mais encore dans lesdifférons mélanges du sang la couleur dela peau devenir plus ou moins foncée , &les cheveux plus droits & plus longs scionla gradation ou le différent éloignementdu teint naturel des negres ; y°. qu’enfinl’on doit conclure que la cause de la dé-génération de la couleur des negres & dela qualité de leurs cheveux doit êtrevraissemblablement rapportée à Faction &
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an plus ou moins de disconvenance dufluide séminal avec le germe qui pénétrédans les premiers momens de F évolutiondes parties. Article de M. Fohmev ,t Negres Blancs. ( Hist. nat. ) LesVoyageurs qui ont été en Afrique , par-lent d’une espece de negres, qui, quoiquenés de parens noirs, ne laissent pas d’êtreblancs comme les Européens , & de con-server cette couleur toute leur vie. II estvrai que tous les negres sont blancs envenant au monde , mais peu de joursaprès leur naissance ils deviennent noirs ,au-lieu que ceux dont nous parlons con-servent toujours leur blancheur. On ditque ces negres blancs sont d’un blanc lividecomme les corps morts ; leurs yeux sontgris , très-peu vifs, & paraissent immobi-les ; ils ne voient, dit-on , qu’au clair dela lune , comme les hibous ; leurs cheveuxsont ou blonds , ou roux , ou blancs &crépus. On trouve un assez grand nombrede ces negres blancs dans le royaume deLoango ; les habitans du pays les nom-ment dondos , & les Portugais albinos ;les noirs de Loango les détestent, & sontperpétuellement en guerre avec eux ; ilsont soin de prendre leurs avantages aveceux & de les combattre en plein jour.Mais ceux-ci prennent leur revanche pen-dant la nuit. Les negres ordinaires du paysappellent les negres blancs mokijj'os oudiables des bois. Cependant on nous ditque les rois de Loango ont toujours ungrand nombre de ces negres blancs à leurcour ; ils y occupent les premieres placesde Fetat, & remplissent les fonctions deprêtres ou de sorciers , aux qu elles on leséleve dès la plus tendre enfance. Ils re-connoistént , dit-on, un Dieu ; mais ilsne lui rendent aucun culte , & ne parois,sent avoir aucune idée de ses attributs.Ils n’adresser.t leurs vœux & leurs prièresqu’à des démons , de qui ils croient quedépendent tous les -événemens heureux oumalheureux ; ils les invoquent & les con-sultent sur toutes les entreprises , & lesreprésentent sous des formes humaines ,de bois , de terre , de différentes gran-deurs , & très - grossièrement travaillées.Les fa vans ont été très-embarrastes desavoir d’oùprovenoit la couleur des negres
blancs.