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blancs. Inexpérience a fait conncître queeene pouvoit être du commerce des blancsavec les negrelfes, puisqu’il ne produitque des mulâtres. Quelques-uns ont cruque cette bisarrerie de la nature étoitdue à Fimagination frappée des femmesgrosses. D’autres fe font imaginé que lacouleur de ces negres venoit d’une efpecede lepre dont eux & leurs parens étoientinfectés ; mais cela n’est point probable ,vu que l’on nous dépeint les negres blancscomme des hommes très-robuíies, ce quine conviendroit point à des gens affligésd’une maladie telle que la lepre. Les Por-tugais ont essayé d’en faire passer quel-ques-uns dans leurs colonies d’Amériquepour les y faire travailler aux mines, maisils ont mieux aimé mourir de faim que defe soumettre à ces travaux.
Quelques-uns ont cru que les negresblancs venoient du commerce monstrueuxdes gros singes du pays avec des negresses ;mais ce sentiment ne paroîc pas probable ,vû qu’on assure que ces negres blancs fontcapables de fe propager.
Quoi qu’il en soit, il paroît que l’on neconnoît pas toutes les variétés & les bi-farreries de la nature ; peut-étre que l’in-téricur de l’Afrique , si peu connu desEuropéens renferme ' des peuples nom-breux d’une efpece entièrement ignoréede nous.
On prétend que l’on a trouvé pareille-ment des negres blancs dans différentesparties des Indes orientales, dans File deBornéo , & dans la nouvelle Guinée. II ya quelques années que l’on montroit à Pa-ris un riegre blanc , qui vraisemblablement,étoit de l’espece dont on vient de parler.Voye\ the modem part. o f an univerfalHijlory vol. X XIpag. 293 de séditionin-8 V . Un homme digne de foi a vu en1740 à Carthagene en Amérique , un ne-gre & une négresse dont tous les enfansétoient blancs , comme ceux qui viennentd’étre décrits ; à F exception d’un seul quiétoit blanc & noir ou pie : les jésuites quien étoient propriétaires , le destinoient àla reine d’Efpagne.
Negres , ( Commerce.') Les Euro-péens font depuis quelques siécles com-merce de ces negres , qu’ils tirent deTome XXII.
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Guinée & des autres côtes de F Afrique ,pour soutenir les colonies qu’ils cnt éta-blies dans plusieurs endroits de F Amérique& dans les îles Antilles. On tâche dejustifier ce que ce commerce a d’odieux& de contraire au droit naturel , en disantque ces esclaves trouvent ordinairementle salut de leur ame dans la perte de leurliberté ; que l’instruction chrétienne qu’onleur donne , jointe au besoin indispensa-ble qu’on a d’eux pour la culture des su-cres , des tabacs, des indigos , &c. adou-cissent ce qui paroît d’inhumain dans uncommerce où des hommes en achetent& en vendent d’autres, comme on feroitdes bestiaux pour la culture des terres.
Le commerce des negres est fait partoutes les nations qui ont des établiííe-mens dans les Indes occidentales , & par-ticulièrement par les François , les An-glois, les Portugais , les Hollandois , lesSuédois & les Danois. Les Espagnols,quoique possesseurs de la plus grande par-ties des continens de l’Amérique , n’ontguere les negres de la premiere main ;mais les tirent des autres nations , quiont fait des traités avec eux pour leur enfournir , comme ont fait long-temps lacompagnie des grilles, établie à Gents,celle de l’astiente eu France , & mainte-nant la compagnie du sud en Angleterre,depuis le traité d’Utrecht en 1713. Voy.Assiente & éarticle Compagnie.
Ce n’eíì qu’astez long-tempsaprès Fêta»blissement des colonies françoises dans lesîles Antilles qu’on a vu des vaisseaux Fran-çois fur les côtes de Guinée , pour y fairele trafic des negres , qui commença à de-venir un peu commun, lorsque la com-pagnie des Indes occidentales eut été éta-blie en 1664 , & que les côtes d’Afrique ,depuis le cap Verd jufqu’au cap de Bonne»Espérance, eurent été comprises dans cetteconcession.
La compagnie du Sénégal lui succédapour ce commerce. Quelques années aprèsla concession de cette derniere , commetrop étendue, fut partagée ; & ce qu’onlui ôta , fut donné à la compagnie deGuinée , qui prit ensuite le nom de com»pagnie de F assiente.
De ces deux compagnies françoises ,Uoooo