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Tome vingt-deuxième.
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dras en avolt montré l’exempîe, en met-tant çà & là dans son recueil des livressacrés , les insertions qui lui parurentnécessaires. Ceux qui dans la fuite conti-nuèrent le recueil , firent la même choseaux livres qu’ils ajoutèrent, jusqu’àcequece recueil parût complet à Simon le Juste,qui travailla le dernier à former le canonde l’ancien-testament. Or comme le livrede Ne'hénue étoit le dernier écrit, Simonle mit au ncmbre des livres sacrés. Ce futalors fans doute , que se fit l’addition dudouzième chapitre ,ou par Simon, ou parceux qui travaillèrent avec lui à la clôturedu canon. Cette addition ou interpolationest palpable ; car elle interromps le sens& la liaison entre ce qui précede & ce quisuit ; auílì les meilleurs critiques le recon-noissent. Voye\ Voílìus, in chrorùc.sacra,cap. x. & la chronique angloije de Cary,II. part. lih. II. cap. vj. ( D. J. )

NE1DENBOLRG , ( Ge'og. ) ville duroyaume de Prusse , dans i’Oberland , &dans une situation agréable. C’esilechef-lieu d’un bailliage qui comprend aussi laville de Saldau , & d’c ù refleurissent qua-torze paroisses luthériennes, une réformée& deux catholiques. (D. G. )

NEÍÉ , ( Marine. ) voye\ NoiÈ.

NEIGE , f. f. ( Physque. ) eau congeléequi dans certaines conss tutions de l’atmos-phere , tombe des nuées fur la terre fousla forme d’une multitude de flocons sépa-rés les uns des autres pendant leur chute,& qui font tous d’une extrême blancheur.Un flocon de neige n’est qu’un amas detrès-petits glaçons pour la plupart de fi-gure oblongue , de filament d’eau conge-lée , rameux , assemblés en différentesmaniérés , & formant quelquefois autourd’un centre des efpeces d’étoiles à six poin-tes. Voye\ Glace & Congélation.

Defcartes & d’autres philosophes mo-dernes en assez grand nombre , qui n’ontguere pensé que d’après lui, ent cru queles nuées étoient composées de particulesde neige & de glace. 11 devoitdonc , seloneux, tomber de la neige toutes les foisque les parcelles condensées d’une nue seprécipitoient vers la terre & arrivoient àfa superficie , avant qued’ëtre entièrementfondues. Un est aujourd’hui détrompé de

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cette fausse opinion. Les nuées font deábrouillards élevés dansl’atmofphere , c’est-à-dire , des amas de vapeurs &: d’exha-laifons assez grossières pour troubler latransparence de l’air , où elles font sus-pendues à diverses hauteurs plus ou moinsconsidérables. Nous parlerons dans un au-tre article des principales causes qui, for-çant les vapeurs aqueuses de fe réunir ,les convertissent en petites gouttes depluie. Ces gouttes venant à tomber , ilarrive souvent que la froideur de l’airqu’elles traversent est assez considérablepour les geler : elles fe changent alors enautant de petits glaçons. D’autres gouttesqui les suivent se joignant à elles , se gè-lent aussi ; & de cette maniéré , il se formeune multitude de flocons , qui ne peuventêtre que fort rares & fort légers ; su-rdon des petits glaçons qui les composent ,étant toujours très - imparfaite. Voye\_Pluie.

On volt qu’il est absolument nécessairepour la formation de la neige , que la con-gélation saisisse les particules d’eau répan-dues dans l’air , avant qu’elles fe soientréunies en grosses gouttes. Si les‘gouttesde pluie , lorsqu’elies perdent leur liqui-dité , font déjà d’une certaine grosseur:si elles ont, par exemple, deux ou troislignes de diamètre , elles fe changent engrêle & non en neige : nous savons remar-qué ailleurs. La grêle , dont le tissu estnécessairement compacte & ferré , est par-faitement semblable à la glace ordinaire.La neige au contraire est de même natureque la gelée blanche : rien ne distingueessentiellement ces deux sortes de congé-lations : l’une fe forme dans l’air ; l’autrefur la surface des corps terrestres : voilàleur principale différence. Voyeq. GrÊLE »Gelée blanche ,& Givre.

La figure des flocons de neige est sus-ceptible d’un grand nombre de variétés ;elle est régulière ou irréguliere. Ces flo-cons ne font quelquefois que comme depetites aiguilles. Quelquefois ce font depetites étoiles hexagonales , qui finissenten pointes fort aiguës , & qui formentensemble des angles de 6o degrés, a^rèsque trois aiguilles sont tombées les unesfur les autres, & fe font congelées. Il ar-